EURO (M) – J5

La Norvège et la Suède ont trouvé leur rythme

Sander Sagosen (Norvege) – Crédits Photo : Panoramic / K. Domas

Alors que le Groupe I était au repos ce vendredi, le Groupe II a joué le deuxième match de ce tour principal. La Norvège et la Suède conquérantes, c’est l’Espagne qui a le plus eu chaud ce vendredi. 

Première rencontre de la journée, l’Espagne a affronté la surprenante Russie. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’arrivée de Velimir Petkovic a vraiment transformé cette équipe, qui ne pratiquait plus un handball bien séduisant depuis quelques années. Preuve en est, la première période est très serrée avec le double-champion d’Europe en titre, qui doit souvent compter sur des exploits de Casado pour scorer (8-8, 16′). Kireev (15 arrêts, 40%) et les gardiens espagnols se livrent un beau duel à distance, mais l’Espagne se retrouve avec un but d’avance à la pause. À la sortie des vestiaires, les Russes vont surprendre l’Espagne, avec l’artilleur du Meshkov Brest Santalov (6 buts) en fer de lance de l’attaque russe, bien mis en position par Zhitnikov (17-15, 37′), creusant un écart de 4 buts quelques minutes avant le moneytime. Seulement, l’expérience parle, les gardiens espagnols ne sont pas oubliés : la Roja recolle avec un 3-0 inscrit (23-23, 50′). Les hommes de Jordi Ribera prennent l’avantage dans les derniers instants sur un 7ème et dernier but de Casado (25-26, 55′). La Russie a l’occasion d’égaliser en fin de match sur 7m, mais Soroka l’envoie dans le poteau. La Russie ne parvient pas à réaliser l’exploit, malgré un visage séduisant lors de ce tournoi.

La Suède croque la Pologne

Une énorme prestation défensive de la Suède ! Le résumé de la rencontre pour s’arrêter là, tant la Pologne a été muselée en attaque. Après 13 minutes, la Pologne avait presque inscrit l’intégralité de ses buts de la première période (5-7, 13′), alors que la Suède les enchaîne (6-10, 24′). Tobias Thulin (Stuttgart) à la parade, l’écart se creuse nettement tout le long de la première période (6-14 MT). Si en deuxième période, l’attaque est plus prolifique côté Polonais, la Suède reste redoutable sur ses montées de balle, et son jeu léché en attaque placée reste efficace. L’écart se creuse et tout le monde participe côté suédois (10-22, 44′). L’écart est fait, le match est joué, la Suède va s’imposer largement (18-28 SF). Si la Suède a peiné à lancer son Euro, tout comme la Norvège, c’est désormais chose faite. Avec une belle revue d’effectif durant ce tour principal, les hommes de Glenn Solberg peuvent aborder un peu plus sereinement leur prochaine rencontre, contre l’Allemagne décimée et dos au mur.

La Norvège s’impose contre l’Allemagne

Si l’écart est relativement conséquent en fin de match, on ne peut s’empêcher de penser qu’il y avait de la place pour mieux ! Les Allemands ont bien débuté la rencontre, face à la bande de Sagosen, prenant l’avantage un court instant suite à un beau tir croisé de Christoph Steinert (6-5, 14′) et un Bitter (11 arrêts, 31%) très chaud en première période. Cela ne va pas durer : la Norvège défend bien, défend très bien même et neutralise plusieurs assauts des Allemands : les Scandinaves creusent un premier écart de 3 buts (9-12, 27′). Si les Allemands reviennent à deux buts avant la fin de la première période (12-14 MT), une tendance se dégage déjà : la défense de la Norvège a pris le dessus. En deuxième période, on prend les mêmes et on recommence. Après avoir passé creusé l’écart à +5 à l’entrée du dernier quart d’heure (17-22, 45′),  le score va se stabiliser et la Norvège va gérer son avance jusqu’à la fin du match. La Norvège partira à l’abordage de l’Espagne lors de la prochaine rencontre, seule équipe à 6 points dans ce groupe II. Erik Toft a été le meilleur buteur de la rencontre, avec 7 buts.

3 CommentairesPoster un commentaire

  1. rkj4 - le 22 janvier 2022 à 11h11

    Je n'ai vu qu'un gros morceau de la seconde mi-temps du premier match. Les arrières russes m'ont impressionné avec des tirs très propres et d'une efficacité cliniques. Un gardien bien en place, également. Sur les autres postes, ça m'a semblé plus fragile et dans l'ensemble, j'ai trouvé leur jeu était vachement lent.

    En face, je n'ai pas assez vu jouer les Espagnols pour pouvoir me faire une idée claire de leur potentiel en 2022. Ils ont la culture hand pour se sortir des situations difficiles, de bons joueurs un peu partout mais par forcément tous très très bons (je suis étonné, par exemple, de revoir Antonio Garcia dans la sélection). Alex Dujshebaev va finir par manquer vraiment. Mais c'est sûr que mentalement et tactiquement, ils sont toujours capable de s'en tirer et c'est encore ce qu'ils ont fait : victoire à la dernière seconde grâce à un pénalty (généreux) raté par les Russes.

    En revanche, Suède et Norvège sont en train de se régler et commencent à dégager une sacrée puissance. Si l'EdF arrive en demi-finale, c'est certain que je préfèrerais rencontrer les Espagnols.

  2. jltriple - le 22 janvier 2022 à 16h10

    L'Allemagne et la Pologne ont joué trois matchs en quatre jours, pendant que la France et beaucoup d'autres ne faisaient qu'un seul match sur la même période du 18 au 21 janv.
    Génial l'organisation. Toujours aussi logique.

    • rkj4 - le 22 janvier 2022 à 16h20

      Je me suis fait la même réflexion. Ce décalage de rythme entre les 2 groupes est très obscur.

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