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Mondial (F)

Les Bleues et les championnats du monde, une histoire de longue date

, par Omeyer

Cela fait maintenant six ans que l'Equipe de France féminine n'a plus remporté un championnat du monde. Balayée en 2021 par la Norvège, absente du dernier carré en 2019, aujourd'hui, on vous propose un voyage dans le temps pour parler des Bleues et du Mondial, alors que cette 26ème édition s'ouvre aujourd'hui.

1986 : La première fois dans la cour des grandes

Après avoir été créée dans les années 70, l’Équipe de France féminine de handball participe à son premier championnat du monde A en 1986, après avoir été repêché grâce à une neuvième place acquise lors des championnats du monde B, organisée l'année précédente. C'est en battant la Bulgarie (22-21) que les tricolores vont connaitre leur premiers frissons... qui seront de courte durée.

En effet, avec trois défaites en tout autant de rencontres, difficile de passer au tour principal. Dans la même poule que la Roumanie, l'Allemagne de l'Ouest et le Japon, les Bleues prennent cependant de l'expérience et finiront 15ème de cette compétition.

Cette édition 1986 verra l'Union Soviétique être sacrée face à la Tchécoslovaquie (30-22) et remporter ainsi son deuxième sacre consécutif.

1990 : Bis repetita

Après avoir retrouvé le Mondial B et même après avoir été relégué à l'étage inférieur, le Mondial C, les tricolores parviennent à arracher une qualification de justesse en battant la vice-championne du monde 1986, la Tchécoslovaquie (on vérifie que vous suivez toujours).

Malgré cet exploit, le retour à la réalité est brutal puisque, comme vous l'avez lu dans le titre de ce paragraphe, nos Françaises n'iront de nouveau pas bien loin dans cette compétition, s'arrêtant de nouveau en phase de poules, balayées par la Yougoslavie, l'Allemagne et la Pologne.

Cette fois-ci 14ème de ce championnat, la petite satisfaction sera amenée par Christelle Marchand qui se hissera à la 20ème place au classement des meilleures réalisatrices de la compétition, avec vingt buts.

Jamais deux sans trois comme le dit l'adage, puisque l'Union Soviétique va remporter son troisième Mondial consécutif, face à la Yougoslavie (24-22).

1997 : Enfin du mieux ?

Oui oui, il s'est bien écoulé sept entre ces deux éditions. Sept longues années pendant lesquelles les Bleues ont bataillé mais n'ont jamais réussi à se qualifier, ni pour les Mondiaux ni pour les Jeux Olympiques. Un travail de longue haleine a du être mis en place, notamment sous l'égide de Carole Martin, ancienne internationale tricolore. Une préparation intense, mise en place sur près de trois années dans le seul but de qualifier les Bleues à toutes les grandes compétitions, européennes comme mondiales.

Un programme payant puisque les Bleues vont se qualifier pour ces Mondiaux 1997, après avoir terminé premières de leur groupe. Désormais dans des groupes de six équipes, les tricolores battent l'Ouzbékistan, la Biélorussie et le Canada, finissant donc troisièmes de leur poule, suffisant pour passer au tour principal pour la première fois de leur histoire.

Lourdement battues par la Pologne lors du tour suivant (20-30), les Françaises s'arrêtent là et finissent dixième de cette édition, une performance bien meilleure que les années précédentes, laissant donc présager beaucoup de belles choses. C'est le Danemark qui remportera ce Mondial et décrochera ainsi son premier titre, en battant la Norvège (33-20).

1999 : Le dernier carré pour les Bleues

L'année avant l'entrée dans le nouveau siècle est synonyme de grands bouleversements notamment à la tête des Bleues. En effet, après la précédente édition, Carole Martin a été écarté par la fédération, laissant sa place à un autre ancien international, coach de l'ASPTT Metz pendant neuf ans, à savoir Olivier Krumbholz. Cette arrivée est plus que salvatrice puisqu'elle amène une nouvelle mentalité, au-delà d'une nouvelle façon de jouer au handball, avec notamment une meilleure défense, marque de fabrique du coach messin.

Dans le groupe B, les Françaises réalisent un quasi sans faute, avec une défaite contre l'Autriche. Deuxième de leur poule, les tricolores vont effacer tour à tour la Pologne (28-21), le Danemark (19-17)et la Roumanie (18-17).

Déjouant tous les pronostics, les coéquipières d'Isabelle Wendling se hissent pour la première fois de leur histoire en finale, retrouvant les Norvégiennes de Tonje Larsen. Au terme d'une partie disputée, les Françaises vont s'incline d'un petit but, après prolongations (24-25). Une médaille d'argent au gout amer, mais pleine de promesses pour le futur.

2001 : La mayonnaise Krumbholz prend de plus en plus

Après cette belle deuxième place lors de la dernière édition, les Bleues attaquent l'édition 2001 sur les mêmes bases, en finissant deuxième de leur groupe, derrière les Danoises de Mette Vestergaard.

Arrivées de nouveau en 1/8ème de finale, la France bat largement l'Espagne et se dirige vers les 1/4, afin de retrouver l'ennemi du moment, à savoir la Norvège. Battues de justesse deux ans auparavant, les tricolores s'inclinent cette fois-ci de trois buts, se heurtant au mur Cecilie Leganger (26-29).

Une cinquième place honorable, certes moins bien que la médaille d'argent de l'édition précédente, mais qui confirme les espoirs placés dans cette sélection.

2003 : Enfin le sacre

Forte de ses deux dernières prestations, l’Équipe de France arrive avec un statut de favorite. Dans la poule A, en présence notamment de l'Espagne et du pays hôte, la Croatie, la France survole cette première partie de la compétition, avec cinq victoires en autant de rencontres. La phase de poules sera tout autant maitrisé de long en large par le groupe tricolore, malgré un petit écart contre la Corée du Sud (25-27).

Sortant la tête haute de ces deux épreuves, les filles d'Olivier Krumbholz se défont difficilement de l'Ukraine puisque la victoire sera arrachée après prolongations (28-26). Les Bleues se hissent pour la deuxième fois de leur histoire en finale et se frottent à la Hongrie.

Mal embarquée dans cette finale, puisque derrière au score jusqu'à la 53ème minute, les Françaises vont se remobiliser et remonter un écart de sept buts, décrochant une deuxième prolongations en deux matchs, grâce à un pénalty obtenu par Véronique Pecqueux-Rolland, transformé par Leïla Lejeune. Il faudra une défense de fer et une grande Valérie Nicolas pour offrir le premier sacre de l'histoire des Bleues (32-29).

2005 - 2015 : Peu de médailles à se mettre sous la dent

Après ce sacre obtenu avec les tripes, l’Équipe de France va mettre du temps avant de retrouver le devant de la scène. Les deux prochaines éditions vont voir les Bleues se faire étriller en phase de groupe en 2005, en finissant à la dernière place et se font sortir en 1/4 de finale, en 2007 lors du Mondial à la maison. Deux fiascos qui s'expliquent par l'absence de cadres comme Valérie Nicolas, blessée, ainsi que l'arrivée d'une nouvelle génération.

2009 et 2011 seront de meilleurs crus pour les Bleues, avec la mise en place de nouveaux visages comme Amandine Leynaud ou encore Siraba Dembelé qui marqueront le futur de la sélection. Avec deux finales obtenues en deux éditions, ce sont deux médailles d'argent que remporteront les filles d'Olivier Krumbholz, une contre la Russie (22-25) en 2009 et contre la Norvège en 2011 (24-32).

Après ces deux médailles, les choses seront bien moins roses pour la sélection bleue, avec deux éliminations en 1/4 de finale, respectivement contre la Pologne (21-22) en 2013 et contre les Pays-Bas (25-28) en 2015.

2017 : Le deuxième sacre tricolore

Grâce à une troisième place lors de l'Euro 2016, les Bleues se retrouvent directement qualifiées pour le 23ème Mondial de l'histoire. Finissant 2ème de leur groupe avec un total de 3 victoires, 1 nul et 1 défaite, l’Équipe de France se présente au tour principal et se frotte à une concurrence relevée.

Au programme, Hongrie, Monténégro et Suède se dressent devant les tricolores, avant une éventuelle qualification en finale. Rien ne semble pouvoir arrêter Alexandra Lacrabère et ses partenaires, puisque ces dernières vont disposer tour à tour de ces trois formations pour se hisser en finale, retrouvant les Norvégiennes de Nora Mork.

Rapidement devant au score, les Bleues jouent à se faire peur, en encaissant un sévère 3-0 dans le premier quart d'heure. Parvenant à rentrer aux vestiaires avec un petit but d'avance, obtenu par Estelle Nze Minko (11-10, 30'), les Françaises vont voir leur adversaire du soir recoller et même prendre les commandes à dix minutes du terme. C'est le moment que choisit Amandine Leynaud pour briller, écœurant les Scandinaves et permettant le deuxième sacre des Bleues, après un dernier but de sa capitaine (23-21, score final).

Meline Nocandy et Oceane Sercien-Ugolin (France)

2019 : La débâcle totale

Après le succès de l'édition précédente, on pouvait peut-être s'attendre à le réitérer et instaurer une domination mondiale, comme l'on fait les Russes entre 2001 et 2009 (4 sacres en 5 éditions, joli rendement).

Mais non, c'est même total l'inverse puisque cette 24 édition tournera assez court pour nos tricolores, puisque ces dernières finiront 4ème de leur phase de poule. Dans un groupe relevé, les tenantes du titre vont s'incliner contre la Corée du Sud d'entrée de jeu (27-29) et contre le Danemark (18-20) ; elles vont faire match nul contre le Brésil (19-19) et battre l'Australie (46-7) ainsi que l'Allemagne (25-27).

Avec seulement deux petits succès, difficile de passer à la suite et les tenantes du titre vont donc disputer le trophée en bois, à savoir la Coupe du président et finiront à une petite 13ème place, bien loin de leur succès d'il y a deux ans.

2021 : On remonte la pente

La dernière édition en date aura vu les Bleues traverser la phase de poules et le tour préliminaire sans rencontre aucune difficulté. Sortant invaincues de ces deux phases, les tricolores se hissent en quart de finale.

Que l'air des 1/4 est doux, le vent de la victoire souffle toujours dans le dos de nos Françaises. La salle de Granollers leur réussit plutôt bien puisque la Suède va s'incliner elle aussi, comme les autres nations avant elle (31-26). Malgré les neuf buts de son ailière, Nathalie Hagman, rien ne résiste aux filles d'Olivier Krumbholz. Pas mêmes les Danoises en demi-finale, qui auront tout de fois donné du fil à retordre, puisque devant au score pendant près de cinquante minutes. Mais c'était sans compter sur un dernier but de Pauletta Foppa à la toute fin de rencontre (23-22), qui propulsera les Bleues en finale, retrouvant pour la quatrième fois de leur histoire, la Norvège .

Si jusque là, le bateau bleu naviguait sur des eaux calmes et sereines, les choses vont drastiquement changer lors de cette finale. Pourtant ultra-dominatrices durant la première période, se retrouvant même avec six buts d'avance (16-10, 29'), nos tricolores vont se heurter aux vagues de la rébellion scandinave et le bateau bleue va venir se fracasser sur un rivage nommé Silje Solberg. La gardienne de Györ va venir écœurer les attaquantes bleues, causant "un trou noir" chez ses adversaires. Les coéquipières d'Alisson Pineau vont entamer une traversée du désert qui durera quasiment toute la seconde période, ne marquant que six petits buts, tandis que les Norvégiennes vont se dérouler le tapis rouge jusqu'à leur quatrième sacre (22-29).

Une médaille d'argent au goût, une nouvelle fois bien amer, tant les Bleues auront déjoué lors de cette finale et qui vient contraster avec le reste de leur compétition.

SAKO Hatadou (Equipe de France Féminine)

2023 : Vers un troisième sacre ?

Vous en conviendrez, il est difficile d'écrire sur une compétition qui n'a pas encore commencé. Toute fois, on peut que souhaiter à nos Bleues de réaliser un parcours sans-faute lors de cette 26ème édition.

Bien que peu révélateur, les différents matchs amicaux que nous avons pu voir sur nos petits écrans nous ont donné beaucoup d'indications sur l'état de forme des tricolores : une défense des plus solides avec moins de 20 buts encaissés par rencontre, une attaque efficace et des montées de balles exemplaires, un trio de gardiennes au top de leur forme, tous les voyants ou presque sont au vert pour ce Mondial. La seule "incertitude" réside dans l'attaque placée puisque les vice-championnes du monde n'ont pas trop eu l'occasion de les pratiquer lors de leur dernières sorties.

En tout cas, on espère que les 18 joueuses porteront haut et fort les couleurs de l’Équipe de France, en commençant dès jeudi, contre l'Angola, à 20h30.

 

Théo Alleaume

   

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Orlen Wisla Plock

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Mer. 21 Fév.

Montpellier HB

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NICOLAU
NICOLAU
2 mois il y a

Tjrs difficile et surtout inutile ? une compétition internationale dans une année olympique.Faire un « bon parcour » mini une 1/2, être champion du monde ? où se servir de cette compétition comme « base « de travail pour les J.O.Quand tu est competiteur je vois mal mettre le »frein a main » en C.d.M :pour se projeter dans 8 mois: pour une hypothétique victoire « espérer » certes mais pas acquis d’avance pour la victoire aux J.O.En procédant de cette façon.Les blessures,la surcharge du calendrier qui n’est pas nouveau.Si on doit la jouer autant la jouer a fond être champion du monde.Et au mois d’août se sera autre chose,une autre compétition. C’est quoi le mieux ?

angelina190696
angelina190696
2 mois il y a

Prudence sur le fait que ça soit le mondial, où on remportera une troisième étoile. Danemark et Norvège toujours aussi redoutables. et on a toujours les mêmes problèmes….

NICOLAU
NICOLAU
2 mois il y a
Répondre à  angelina190696

Inutile ou salvatrice une compétition internationale dans une année olympique ? Cruel dilemme :jouer la compétition a fond en tant que compétiteurs (trices).Je vois mal dans se contexte se dire une 1/2 mini sera et servira pour les J.O .Dans 9 mois avec le grand risque de l’incertitude du sport.A double tranchant t’est pas champion du monde et pas sur d’être champion olympique.Le mieux c’est d’être champion du monde et dans 9 mois se sera autre chose,une autre compétition, inutile a mon sens de trop se projeter.Car il se peut se passer bcp de « choses » blessures entres autres.Bien sur dans un « monde idéal » ce serait être champion du monde et cet été champion .Alors comment résoudre cette « équation » on se sert de cette compétition comme « base » de travail en la gagnant.Moi perso je suis pour cette option.Faut mieux avoir un titre que pas du tout car le risque peut être là : rien n’avoir au C.d.M et J.O.

bdid
bdid
2 mois il y a
Répondre à  angelina190696

Angelina, pour passer le 1er tour, c'est-à-dire le tour préliminaire, il faut finir dans les 3 premiers d'un groupe de 4. Il me semble impossible que la France termine 4e de son groupe avec l'Islande, l'Angola et la Slovénie. Tout est possible en sport mais quand même 😉

Sasori9
Sasori9
2 mois il y a

La Norvège est un mur qui est difficile à franchir pour les Bleues, à cause la faiblesse de l'attaque ! 5 échecs sur 5 contre la Norge depuis le titre mondial 2017.
Je ne sais pas si OK a compris la lecon….

bdid
bdid
2 mois il y a

Merci pour ce sympathique article qui nous fait voyager dans le temps

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