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Brest frappe fort et prend sa revanche sur le CSM Bucarest

Dans le remake de la petite finale du Final Four de Budapest disputée en mai dernier, le Brest Bretagne Handball a pris une éclatante revanche sur le CSM Bucarest. Devant son public, le BBH s'est largement imposé (40-25), au terme d'une rencontre maîtrisée de bout en bout. Un succès qui tombe à point nommé pour les Bretonnes, en quête de repères après un début de saison mouvementé.
La soirée avait déjà commencé sous le signe de l'émotion avec l'annonce de la prolongation de Pauline Coatanéa, qui portera les couleurs brestoises jusqu'en 2028, avant de mettre un terme à sa carrière à l'issue de cette saison. Sur le terrain, ses coéquipières avaient visiblement décidé de prolonger les bonnes nouvelles. Face à une formation roumaine qui les avait privées de médaille de bronze à Budapest quelques mois plus tôt, les Brestoises ont livré une prestation particulièrement aboutie.
Il n'aura fallu que quelques minutes pour comprendre que le scénario de cette rencontre serait bien différent de celui du printemps dernier. Si Valeriia Maslova a ouvert le score pour le CSM, les Roumaines n'ont ensuite plus jamais mené. Porté par une défense solide et une belle efficacité offensive, le BBH a rapidement pris les commandes, avec déjà quatre longueurs d'avance après quinze minutes (6-2). L'écart a continué de se creuser au fil des possessions, tandis que les gardiennes roumaines, dont Catherine Gabriel peinaient à trouver la solution, avec une seule parade enregistrée lors du premier acte. À l'inverse, Camille Depuiset s'est illustrée dans les cages bretonnes, permettant à son équipe de dérouler. À la pause, les joueuses de Tomas Hlavaty avaient déjà inscrit vingt buts et comptaient une avance confortable.
Clarisse Mairot en patronne, Brest déroule
Au retour des vestiaires, le CSM a tenté de retrouver un peu de stabilité, notamment grâce aux interventions de Denisa Sandru. Mais rien n'a véritablement freiné l'élan brestois. Toujours aussi appliquées, les Finistériennes ont poursuivi leur démonstration offensive et augmenté progressivement leur avance. Clarisse Mairot s'est particulièrement distinguée, aussi bien sur jet de sept mètres que dans le jeu, pour terminer meilleure marqueuse de la rencontre avec neuf réalisations sur douze tentatives. En face, Emma Friis et Valeriia Maslova ont pourtant tout tenté, cumulant à elles deux seize buts, mais leurs performances individuelles n'ont pas suffi à enrayer la déroute collective du club roumain.
Le tableau d'affichage a finalement pris des proportions importantes, avec quinze buts d'écart au coup de sifflet final (40-25). Une victoire nette, qui permet également au BBH de reprendre l'ascendant sur le CSM.
Une victoire qui tombe à point nommé
Ce succès a une saveur particulière dans le contexte actuel du club breton. Engagé dans une phase de reconstruction après le départ de Raphaëlle Tervel, le BBH doit encore trouver ses automatismes avec les nouvelles joueuses intégrées dans le projet de Tomas Hlavaty. Le technicien slovaque et son groupe avaient jusqu'ici connu quelques turbulences. Battues en championnat par Plan-de-Cuques et Metz, les Brestoises avaient également concédé deux revers consécutifs en Ligue des champions, face à FTC puis Esbjerg, après un début de campagne européen pourtant marqué par cinq victoires, parfois acquises dans la difficulté.
Face à un adversaire qui leur avait laissé un goût amer au printemps, cette prestation pourrait donc constituer un tournant dans la construction du collectif. Au-delà du résultat, c'est surtout la maîtrise affichée pendant soixante minutes, dans les deux secteurs du jeu, qui retiendra l'attention. De quoi aborder la suite avec davantage de confiance, même si le calendrier ne laissera que peu de répit aux Bretonnes.
Brest tient peut-être enfin son match référence : à lui désormais de s'appuyer sur cette prestation pour confirmer les progrès entrevus. Mais avant de refermer l'année 2026, les Bretonnes auront encore plusieurs échéances à négocier. Elles se déplaceront d'abord en Touraine pour y défier le redoutable Chambray, avant de retrouver le CSM Bucarest pour le match retour en Roumanie. Saint-Amand puis la Stella Saint-Maur viendront ensuite ponctuer cette dernière ligne droite de l'année civile. Un programme chargé avant la trêve internationale, qui privera Tomas Hlavaty d'une partie de son effectif, mais lui permettra de poursuivre le travail avec les joueuses restées en Bretagne.