CdL – Final 4

Historique Montpellier !

Montpellier Coupe de la Ligue

Au terme d’une finale de haut niveau, Montpellier a remporté la dixième Coupe de la Ligue de son histoire en renversant un PSG en difficulté en défense (26-31). L’Arena a vibré comme rarement lors d’un grand après-midi de handball.

Montpellier, privé de Mathieu Grébille qui souffre d’une entorse du genou droit après plusieurs mois d’absence liés à une blessure au genou gauche, a vite enflammé la rencontre dans une Arena bien remplie et bouillante comme lors des grands rendez-vous. Après le match sans opposition de samedi des parisiens, on rêvait secrètement d’une finale de haut niveau, avec du suspense et du beau jeu. On a été gâtés au-delà des espérances, avec des gestes de grande classe et une intensité digne de l’évènement. Simonet a été le premier détonateur héraultais, suivi par Bonnefond. Le jeune arrière du MHB a été au four et au moulin, décisif en attaque et solide en défense, notamment face aux assauts de Nikola Karabatic. Le public de l’Arena devait se pincer pour y croire : après sept minutes de jeu, le PSG n’avait toujours pas marqué (0-4, 7’).

Gérard et Guigou font le show

IMG_4114Les parisiens profitent d’un temps mort de Noka Serdarusic pour repartir au combat et trouver des décalages à l’aile avec Abalo (3-5, 10’). Mais Paris a trouvé à qui parler, avec un MHB qui réussit presque tout ce qu’il tente. Thierry Omeyer, pas aidé par sa défense, est en souffrance (4 arrêts en première période) alors que Guigou se régale. Le lutin montpelliérain a distribué des caviars pour ses coéquipiers quand ce n’était pas lui en personne qui faisait la différence. Un pur régal. Il faudra attendre une double exclusion de Simonet et Bonnefond pour voir Paris sortir un peu la tête de l’eau. L’argentin est l’auteur d’une grosse faute qui pousse Nikola Karabatic sur le banc pour le reste de la rencontre (16’). Narcisse pense avoir mis fin à la furie héraultaise (7-7, 18’), mais les erreurs des parisiens en attaque sont autant de munitions pour Guigou et Fabregas. Et comment ne pas souligner les arrêts décisifs d’un Vincent Gérard des grands jours, lui aussi survolté à l’idée d’offrir au MHB sa dixième Coupe de la Ligue (11-13, 26’). A la pause, Montpellier vire donc logiquement en tête (13-15) au terme de 30 premières minutes de haut vol.

Paris n’y arrive pas

PSGLa reprise est à l’opposé de ce que Paris pouvait espérer. Un 3-0 avec Bonnefond et Gajic par deux fois oblige Serdarusic à poser son temps mort après seulement trois minutes de jeu (14-18, 33’). Rien n’y fait : Montpellier est bien plus mordant en attaque, que ce soit avec Gajic, Simonet ou encore Guigou (16-22, 38’). Le public de l’Arena commence à y croire. Le PSG ne parvient pas à bouger la défense du MHB qui se précipite sur le porteur du ballon comme des morts de faim. L’exclusion temporaire de Mollgaard est révélatrice des difficultés rencontrées par les parisiens (19-24, 45’). L’attaque n’est pas au mieux non plus et se repose essentiellement sur Hansen et Narcisse.

Montpellier doit néanmoins serrer les dents suite à un double 2 minutes de Simonet et Fabregas. Le PSG en profite pour remettre la pression sur son adversaire avec un 3-0 signé Hansen et Melic par deux fois (22-24, 48’). On pense alors que le suspense va monter d’un cran mais les Dolenec et Simonet remettent le bleu de chauffe pour redonner de l’air à leur équipe (24-28, 53’). Paris bute sur Gérard et voit son rêve de victoire s’évanouir seconde après seconde. Montpellier tient son trophée (26-31) au terme d’une rencontre parfaitement maîtrisée. Grâce à cette victoire, le MHB perpétue la tradition de remporter au moins un trophée par saison et s’assure à minima une place en Coupe EHF la saison prochaine. Quant à Paris, son rêve de remporter sa première Coupe de la Ligue s’est fracassé sur la défense héraultaise. Paris espère bien vivre des jours meilleurs.

Les statistiques :

PSG : Annonay, Omeyer (8 arrêts), Melic (4/5), Mollgaard (1/3), Accambray, Vori, Abalo (2/4), Luka Karabatic (2/3), Nikola Karabatic (2/2), Hansen (9/17), Narcisse (4/8), Onufriyenko (1/5), Honrubia (1/2), M’Tima (0/1).

Montpellier : Gérard (17 arrêts), Siffert ; Simonet (6/9), Toumi (1/1), Dolenec (5/8), Guigou (4/4), Costa, Borges, Gaber, Kavticnik (5/8), Bonnefond (3/6), Villeminot, Fabregas (3/3), Gajic (4/5).

Olivier Poignard, à Montpellier

3 CommentairesPoster un commentaire

  1. Canigou34 - le 14 mars 2016 à 10h57

    Après avoir revu la vidéo, il n'y a pas de choc entre Simonet et Niko En pleine course, Niko part en roulé-boulé comme si il avait un claquage (au niveau de l'aine)
    Il faut AUSSI féliciter la paire arbitrale qui a été tout à fait cohérente et a parfaitement maitrisé ce match intense !

    • Syahn - le 14 mars 2016 à 13h24

      Tu as probablement du fermer les yeux au bon moment, certes ce n'est pas la faute la plus facile à voir et je doute honnêtement que Diego la fasse volontairement, mais il lui colle bien une petite béquille à l’arrière de la cuisse.

      Ce qui en course et vu l'angle peut entraîner des dommages articulaires

  2. Kieler - le 14 mars 2016 à 13h48

    Une béquille comme peut surtout faire comme une fissure dans le muscle. C’est un peu la même blessure qu’il a eu en 2011 je crois.

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