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D.Klein : « Nous savons désormais où on en est »

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L’ailier gauche allemand Dominik Klein a disputé sa première finale en France ce week-end lors du Trophée des champions, perdue contre Paris (35-26). Il a nous livré ses impressions à la fin du tournoi.

Dominik Klein s’est fait attendre en zone mixte, mais pour une bonne raison. Abordable, comme son compatriote du Paris-Saint-Germain Uwe Gensheimer, il s’est livré à l’exercice des selfies et des autographes avec les spectateurs du Vendéspace pendant un bon quart d’heure. “C’est la troisième mi-temps” sourit-il en arrivant. “Mais ça ne me dérange pas, ça fait partie du métier.” L’ancien joueur de Kiel, qui compte notamment trois Ligue des champions et un championnat du monde avec l’Allemagne (2007) à son palmarès, a rejoint Nantes cet été avec sa compagne Isabell, qui s’est engagée au Nantes LA. Un choix qui correspond à un projet familial mais aussi sportif, car “nous voulions tous les deux continuer à jouer au plus haut niveau, et je suis très content qu’on ait trouvé cette solution”, déclare le nouveau joueur du HBCN, premier Allemand à jouer pour le club.

– On a eu l’impression que Paris n’a jamais tremblé en finale face à Nantes. Qu’en penses-tu ?

– Oui, c’est exact. Je pense qu’on a pu voir très tôt que Paris n’aurait pas eu à faire de trop gros efforts. Mais ça fait partie du sport. On doit apprendre de ce genre de match, et on peut certainement retirer quelque chose de ce match. Maintenant c’est est passé, et la saison va commencer très vite.

– On a vu Nantes en grande difficulté en première mi-temps, en attaque et aussi en défense, avec 19 buts encaissés…

– Oui, mais c’est aussi à cause du type de défense qu’on a essayé en début de rencontre qui n’a pas fonctionné, mais ce n’était pas forcément le problème pour ce match. On peut toujours essayer de faire quelque chose face à Paris et on doit être inventif quand on les affronte pour un titre, mais c’est assez compliqué contre ce genre d’équipe…

– Ce week-end a tout de même été une bonne préparation pour la suite, non ?

– Exactement, et c’est une bonne conclusion pour ce week-end. Nous savons désormais où on est. Le match contre Saint-Raphaël nous a assurément apporté beaucoup d’indications, et pour le match contre Paris, on peut stocker ça sur le disque et quand on rejouera en décembre contre eux, on pourra s’appuyer dessus.

“L’impression est très positive”

klein-nantes– Quelles sont tes premières impressions sur l’ambiance autour du handball en France ?

– Ceux qui me connaissent savent que je suis un joueur qui aime les émotions, avec beaucoup de langage corporel et qui aime interagir avec le public. C’est ce qui m’a plu ce week-end, d’avoir ce premier contact avec le public pour un match de handball en France. Il y a un gros potentiel ici, quand on est habitué à l’Allemagne avec ses grandes salles. Je suis aussi content de jouer dans un club qui a aussi ce caractère comme Nantes. J’attends désormais le premier match à domicile avec mon nouveau club, mais l’impression est très positive.

– Et sur le niveau de jeu ?

– Nous avons déjà eu les premiers matchs contre des équipes françaises au tournoi de Poitiers. Et ce week-end était pour nous un point d’arrivée important comme équipe, avec les quatre meilleures équipes françaises. Bon, il y a moins de monde dans ce championnat (18 clubs en Allemagne contre 14 en France), ce qui offre beaucoup de rencontres de haut niveau en France, et cela laisse du temps à certaines équipes, du moins celles qui ne disputent pas la Ligue des champions. Jouer tous les trois jours jusqu’en décembre sera quelque chose de nouveau pour nous à Nantes, puisqu’on a des semaines anglaises jusqu’au Nouvel An. Mais on a un effectif étoffé, on l’a vu vendredi contre Saint-Raphaël, ça a contribué à la victoire puisque chacun a participé.

– Au fait, tu parles un peu français, non ? Un petit peu ?

– (En français) Un petit peu, non… Je commence à comprendre le cours de français, après le prochain match contre Paris, je veux parler mieux !

– Mieux que Uwe Gensheimer ?

– Non ! Il a appris le français à l’école, moi je pars de zéro ! (rires) J’essaie d’apprendre depuis cinq semaines…

Propos recueillis par Mickaël Georgeault

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