Starligue – J16

Cesson peut respirer un grand coup

Cesson a retrouvé le goût de la victoire en gagnant clairement face à Ivry (31-26). Les Franciliens ont couru derrière le score durant toute la partie.

Le sourire était de mise mercredi soir à Cesson, et cela faisait un moment qu’on ne l’avait pas vu. « C’est un soulagement immense », soufflait Allan Villeminot, auteur d’une bonne entrée en fin de partie. Il faut dire que vu la position de Cesson au classement (avant-dernier avec neuf points), il était plus que temps de retrouver le chemin de la victoire, perdu depuis un succès à Sélestat le 26 octobre dernier (19-21). Une éternité.

Maîtrise cessonnaise en première mi-temps

Après une entame serrée, Cesson commence à prendre le dessus sur une défense d’Ivry qui manque un peu de dynamisme dans les dix premières minutes. Juan Del Arco donne un avantage à Ivry (3-4, 6′), avant que Cesson n’inflige un 5-0 à son adversaire. Jérémy Suty peut placer un joli shoot à 9 m (6-4, 8′), et un but de Léo Le Boulaire, bien servi sur son aile, force Ratsko Stefanovic à poser un temps-mort au bout de seulement neuf minutes (8-4, 9′). Pas aidé par les poteaux (5 tirs sur les montants en première mi-temps) et malgré des buts de Del Arco et de Vasja Furlan (photo), l’USI refait une partie de son retard (9-7, 15′), mais Cesson tient bon. Le jeu breton est bien structuré, et les shooteurs ont réglé la mire. Wilson Davyes trouve bien la lucarne à distance (13-9, 21′), et Cesson conserve un pécule de quatre buts d’avance à la pause (17-13, 30′).

Ivry n’a jamais égalisé

La maîtrise cessonnaise, très nette en première mi-temps, s’étiole un peu au retour des vestiaires. Les tirs cessonnais trouvent François-Xavier Chapon entré à la pause, tandis que l’entrée de Micke Brasseleur fait du bien aux Ivryens. Elohim Prandi ramène Ivry à un but (20-19, 41′). Néanmoins, les Bretons ne paniquent pas et parviennent à se reprendre, difficilement, comme le montre le contre laborieusement mené mais victorieusement conclu par Hugo Kamtchop-Baril (22-19, 43′). Ivry revient une deuxième fois à un but grâce à Del Arco (24-23, 48′), mais là encore, Cesson trouve les ressources pour garder l’avantage. « Il y a toujours des passages à vide dans les matchs. Ce qui est bien, c’est qu’on a enfin réussi à gérer ces moments de vide », note Villeminot. Maxime Derbier (photo), à peine sorti du banc, marque alors que le bras est levé, puis Wilson Davyes redonne trois buts d’avance au CRMHB (26-23, 50′).

Un tir de Del Arco échoue sur le poteau, une occasion perdue pour revenir à nouveau à -1 (53′). Quatre minutes plus tard, Villeminot met les locaux définitivement à l’abri (29-24, 57′). Le superbe but de Brasseleur sur le gong atténue la note pour Ivry (31-26), qui pourra regretter de ne pas avoir été assez décisif dans les moments clés de la deuxième période, notamment en défense. L’USI voit revenir Cesson à un point. Les Bretons, eux, peuvent savourer un match abouti, avec quasiment aucun ballon perdu comme preuve de la propreté de la copie rendue. Ils reprennent quatre points d’avance sur Créteil au classement.

La feuille de match

Cesson-Rennes – Ivry : 31-26 (17-13).

Arbitres : MM. Bounouara et Sami.

Cesson-Rennes. Gardiens : Bonnefoi 14 arrêts (dont 1/3 pen.), Lettens 1 (1/1 pen.). Joueurs de champ : Derbier 2 buts, Suty 6, Dupont-Marion, Sall 1, Hochet (cap) 4, Kamtchop-Baril 2, Le Boulaire 2, Lanfranchi 2, Maguy, Villeminot 1, Gudmundsson, Doré, Guillo 5, Davyes 6. Entraîneur : Yérime Sylla. Exclusions : Kamtchop-Baril (17′), Guillo (60′).

Ivry. Gardiens : Gervelas 4 arrêts, Chapon (cap) 7. Joueurs de champ : Vium 4 buts (dont 2/4 pen.), M. Bataille, Cauwenberghs, Prandi 3, Stankovic 2, B. Bataille, Furlan 5, Martinez, Chipurin 1, Del Arco 5, Castro, Badi 1, Ruiz-Margaria, Brasseleur 5. Entraîneur : Ratsko Stefanovic. Exclusions : Ruiz-Margaria (38′), M. Bataille (52′).

Les réactions

Mathieu Lanfranchi (pivot, Cesson-Rennes) : « Ça fait du bien moralement et comptablement, on ne laisse pas Ivry trop s’éloigner. Il fallait avant tout réenclencher une dynamique de victoire. On savait que c’était un match à notre portée, mais un peu comme à Toulouse, et là où on avait baissé le pied à Toulouse, on a tenu aujourd’hui. Dans notre moment faible de la deuxième mi-temps, on a eu de la réussite au tir et on a eu quelques arrêts. Malgré tout, on ne s’est pas affolé et on a continué à produire du jeu. Maintenant il ne faut pas se reposer dessus, il faut profiter de cette victoire avant de se remettre au boulot. »

Romaric Guillo (pivot, Cesson-Rennes) : « Cette victoire fait vraiment du bien, pour tout le monde : les coachs, l’équipe, le public. C’est une victoire accomplie de but en blanc. On a mené pendant une heure, et on a gagné le match avec les tripes. Ça faisait quelques semaines qu’on sortait des matchs déçus, à se dire qu’on avait quelque chose à faire… Là, on l’a fait, à la maison, j’espère que c’est reparti. On a fait un match accompli. Ça prouve qu’on travaille bien, qu’on ne vient pas à l’entraînement tous les jours pour rien, ça paie à un moment. Il fallait bien que la roue tourne un jour ou l’autre. On va se reposer, et partir à Nîmes la semaine prochaine pour gagner. »

Mathieu Bataille (pivot, Ivry) : « On est mené de quatre buts au début sans vraiment mal jouer. On prend des buts sur montées de balle au départ alors qu’on était plutôt bien dans le match. On a couru après le score tout le match, mais c’était compliqué. On est revenu plusieurs fois, mais à chaque fois on prend deux minutes, c’est difficile de jouer comme ça. »

Mickaël Georgeault, à Cesson-Sévigné

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