Euro 2018 (M)

Groupe D : le groupe de la mort

Le tirage n’a pas été clément pour le champion olympique danois. À ses côtés dans la groupe D figurent l’Espagne, qui n’est jamais à prendre à la légère, et la Hongrie qui l’avait éliminé du mondial en France. Reste la République Tchèque, petit Poucet qui tentera l’impossible.

Danemark

Attention, favori. Capable de jouer proche de la Norvège et de vaincre la France à la Golden League, les Danois devraient récupérer Mikkel Hansen à l’occasion du premier match. Nikola Jacobsen, le gourou de Rhein-Neckar, peut compter sur une équipe en forme : Mads Mensah Larsen semble a l’apogée de son jeu, Peter Balling et Rasmus Lauge ont les jambes et les bras remuants… Si Morten Olsen est régulier et que Niklas Kirkelokke valide sa progression, le Danemark posséderait alors le plus gros potentiel de cet Euro sur la base arrière. Ajoutez à cela une base avant possédant des orfèvres comme Lindberg, Lasse Svan ou Mortensen ainsi que les frères Toft Hansen à l’expérience sans commune mesure, et vous obtenez le favori de cet Euro croate. À vérifier face à la Hongrie

Le 7 majeur : Landin (GB) – Mortensen (AlG) – Hansen (ArG) – Mensah Larsen (DC) – Balling (ArD) – Lasse Svan (AlD) – H. Toft Hansen (Piv)

L’avis de Xavi Sabate

L’arrivée de Nicolaj Jacobsen sur le banc de la sélection danoise après le dernier mondial, suite à l’élimination des danois en huitièmes de finale contre la Hongrie, a ramené une mentalité de gagneurs dans cette équipe. Les Danois disposent d’un collectif très complet, avec de très grandes individualités à tous les postes. Leurs joueurs peuvent faire la différence en un contre un, mais aussi en prenant des intervalles externes. Les ailiers font preuve d’une grande efficacité aux tirs et se montrent très rapides en contre-attaque. Impossible d’oublier Mikkel Hansen ! C’est l’un des meilleurs joueurs du monde actuellement. Les Danois s’appuient aussi sur des gardiens qui peuvent faire pencher la balance de leur côté dans les moments décisifs. Le Danemark a tout pour être l’un des grands favoris pour le titre lors de cet Euro.

Espagne

Bien qu’étant une nation majeure du handball mondial, l’Espagne n’a jamais emporté l’Euro. Après la nouvelle désillusion en 2016, les voilà repartis à l’assaut de l’Europe, sans leur emblématique capitaine Victor Tomas. David Balaguer, performant lors du mondial 2017, hérite du poste d’ailier droit, tandis qu’à gauche la paire Valero Rivera et Angel Fernandez sera très attendue. Cette compétition sera aussi la première où les frères Alex et Daniel Dushebaev seront alignés ensemble. Le petit frère, qui réalise une saison étonnante du côté de Celje, aura les Jeux Olympiques 2020 dans le viseur  sur un poste où les joueurs se font vieillissants. Plutôt en réussite en préparation, disposant assez largement de la Biélorussie, de l’Argentine et de la Pologne, l’interrogation persiste sur une défense qui a encaissé de trop nombreux buts. Les spécialistes Viran Morros et Gedeon Guardiola devant parfois rester sur le banc au profit d’un jeu total, mis en avant par Jordi Ribeira.

Le 7 majeur : Perez de Vargas (GB) – Rivera (AlG) – Goni Leoz (ArG) – Entrerios (DC) – A. Dujshebaev (ArD) – Balaguer (AlD) – Aguinagalde (Piv)

L’avis de Xavi Sabate

L’arrivée de Jordi Ribera comme sélectionneur en septembre 2016 s’est accompagnée de jeunes joueurs avec une grande qualité (Balaguer, Solé) et la confirmation d’autres éléments (Corrales, Gurbindo, Sarmiento). La sélection espagnole connaît ses limites au niveau physique en comparaison avec les autres équipes. La tactique est sa plus grande force. La variété de ses systèmes défensifs, ses excellents gardiens et sa grande qualité tactique en attaque aussi bien collectif qu’individuel sont ses plus grandes armes. Médaillée d’argent lors du dernier Euro en Pologne, l’Espagne luttera de nouveau pour une médaille cette année.

Hongrie

On sait la Hongrie capable de tenir tête aux meilleures équipes du monde, voire de les éliminer. Seulement l’Euro commence sous les pires auspices avec une cascade d’absences, dont le leader incontesté de cette équipe Laszlo Nagy, parti en retraite internationale. Pour sa première compétition internationale avec la Hongrie, Ljubomir Vranjes a donc décidé de rajeunir son effectif. Adam Borbely plutôt en forme avec Plock rejoint Roland Mikler dans les buts, tandis que Patrick Ligetvari, David Fekete, Adam Juhasz et Donat Bartok  – tous issus de la génération 96/97 – amènent du sang frais à la sélection. Pour trouver l’expérience, il faudra regarder dans le secteur défensif où Bence Banhidi et Timuzsin Schuch forment une paire déjà rompue aux joutes internationales, de même, les arrières gauches Richard Bodo et Iman Jamali ne sont plus des perdreaux de l’année. Avec Maté Lekai en nouveau leader, la Hongrie cherchera à bousculer la hiérarchie.

Le 7 majeur : Mikler (GB) – Juhasz (AlG) – Bodo (ArG) – Lekai (DC) – Ancsin (ArD) – Hornyak (AlD) – Banhidi (Piv)

L’avis de Xavi Sabate

La sélection hongroise arrive en Croatie pratiquement avec les mêmes joueurs qui ont disputé le mondial en France. Les absences de Szabolcs Zubai et László Nagy, tous deux retirés de l’équipe nationale, seront importants à prendre en compte car ils apportaient beaucoup à l’équipe, sur et en dehors du terrain. Des jeunes joueurs comme Banhidi, Bodó, Juhász et Ligetvári ont déjà disputé le Mondial en ayant un rôle important et du temps de jeu. Ils auront une année d’expérience en plus et beaucoup de temps de jeu glané avec leur club. Après leur septième place lors du dernier Mondial et en commençant vraiment le changement générationnel lors de cet Euro, la sélection hongroise doit être ambitieuse et disputer une place dans le Top 8.

République Tchèque

Tout point obtenu par la République Tchèque ferait valeur d’exploit dans cette poule. Avec très peu de joueurs évoluant encore dans le championnat national, la Tchéquie est un mélange étrange de joueurs évoluant entre la SEHA, la Suisse et la 2. Bundesliga. Seuls Martin Galia, Pavel Horak (photo), Tomas Cip et Jakub Hrstka possèdent un CV évocateur, Le Raphaëlois Miroslav Jurka étant resté à la maison pour cause de paternité. Pourtant, cette République Tchèque a réussi à se qualifier là où l’ancienne génération portée par Filip Jicha a trop souvent échouée. Combatifs, ils auront fait tomber l’Islande et la Macédoine à domicile, mais ont également été capable de perdre contre l’Ukraine. En préparation, l’Autriche a subi la foudre des Tchèques. Et s’ils devenaient l’élément perturbateur de ce groupe ?

Le 7 majeur : Galia (GB) – Hrstka (AlG) – Horak (ArG) – Zdrahala (DC) – Stehlik (ArD) – Cip (AlD) – Petrovsky (Piv)

L’avis de Xavi Sabate

L’équipe tchèque revient à l’Euro après son absence en 2016. La sélection, dirigée par le duo Jan Filip – Daniel Kubes, visera certainement une qualification pour le tour principal de la compétition.

Maxime Thomas (Avec K. Domas et O. Poignard)

HandNews & CasalHand

2 CommentairesPoster un commentaire

  1. kylian - le 12 janvier 2018 à 14h24

    C’eut pu être un groupe plus relevé que les autres mais avec le départ de Nagy et l’absence a priori de Csazar c’est sûr ça d’ailleurs ? la Hongrie me parait un ton en dessous de l’Espagne et du Danemark

  2. Sasori9 - le 12 janvier 2018 à 21h02

    Si Jamais Espagne réussit l'Euro, On peut dire que le coach a bien fait de ne pas sélectionner Tomas !!!

    Groupe de la Mort ? Ce n'est pas un peu exagérer parce que les Tchèques n'ont jamais été considéré comme une grande nation. Hongrie est genre une équipe à exploit plutot qu'une grande nation de hand au même titre que l'Espagne et le Danemark.

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