Euro U20 (M)

Les nouveaux espoirs

Ce samedi 21 juillet est l’occasion pour l’équipe de France de prendre du repos. Entre un entraînement dans leur camp de base à Lasko et une séance vidéo, c’était aussi l’occasion d’apprendre à connaître trois nouveaux espoirs : Axel Cochery, Tom Poyet et Robin Dupont-Marion.

Robin Dupont Marion

À la sortie d’un entraînement durant lequel le staff n’a pas épargné les bleuets, les trois joueurs ont vite compris pourquoi ils se retrouvaient ensemble : “C’est notre première compétition ! Commence Robin Dupont Marion. Ça fait plaisir d’être ici, avant personnellement j’avais eu l’occasion de faire des stages, mais tu te dis que tu ne feras pas la compétition derrière. La blessure de Ben [Benjamin Richert] était l’occasion de saisir ma chance.” Pour Axel Cochery et Tom Poyet, les sélections ont été plus récentes, suite également aux blessures sur leur poste de Jonathan Mapu et Nori Benhalima. Encore fallait-il prendre les places vacantes, d’où un mot qui ressort de la bouche des trois joueurs : “On est fier de représenter notre pays en compétition officielle.

Les premières émotions

Axel Cochery

Mais les débuts sont amers, avec une défaite et des signaux inquiétants visibles contre le Portugal. “C’était dur, mais on a réussi à dormir et à remonter la pente ensuite. C’était compliqué pour toute l’équipe” admet Axel Cochery. Les trois ont pu voir que l’équipe vivait – aussi – quelque chose de nouveau : “Même aux compétitions précédentes, aucun n’avait vécu ça” précise justement Tom Poyet.

Puis vient la libération avec une victoire nette, et le premier match où les trois joueurs inscrivent ensemble un but. Une première tout court pour Axel Cochery et Robin Dupont-Marion, mais pas pour Tom Poyet qui avait déjà trouvé le filet la veille. Le pivot de Nîmes qui a vécu “une émotion spéciale, de se dire que ça y est, tu es dans le bain et ça redevient un match habituel.” “Surtout on se sent libérés !” remarque Axel Cochery.

Dans le même bateau

Tom Poyet aidant Gaël Tribillon

Quant à savoir ce qui les marque le plus depuis leur envol en Slovénie : “Je pense que c’est l’état du groupe, pour Tom Poyet. L’état d’esprit est super, on a su se relever avec la bonne manière après la défaite.” Un état d’esprit unique, tourné vers un but précis. Ce qu’a ressenti Robin Dupont-Marion : “On est tous ensemble, on est tous en équipe et on sent tous la même chose. C’est tout le monde n’est pas bien, ou tout le monde est bien. Ce qui me marque aussi, c’est qu’on est tous à se pousser vers le haut.” Des joueurs qui ne cessent de communiquer, après les matches, entre deux portes ou durant les courtes séances d’entraînement.

Car les bleuets ne sont pas venus pour vivre une mauvaise histoire. Les trois joueurs aimeraient vivre ce que cette génération a connu en Croatie ou en Géorgie. Pourquoi pas face à la Slovénie, hôte du tournoi qui bénéficie d’une ferveur peu commune et remplit des salles habituellement vides. “Pleine de slovènes ou de n’importe quoi, si on est en demi ça me va !” en rigole Robin Dupont-Marion. Toutefois, si pour Axel Cochery “une demi-finale ça serait grand“, pour le pivot Tom Poyet “on est là pour ça.” Demain face au Danemark, ils auront ce rêve entre les mains.

Présentation

Axel Cochery
– Arrière Gauche, joue à Ivry

As-tu demandé des conseils à ta famille [Il est le fils de Nicolas Cochery et le neveu de Carole Démocrite, tous deux anciens internationaux] avant la compétition ?
[Rires] Non, pas de conseils ! Ils m’ont encouragé à vivre mon histoire.

Robin Dupont-Marion
– Ailier droit, joue à Cesson

As-tu de la pression avec l’absence de Benjamin Richert ?
J’ai toujours été remplaçant derrière eux et je me suis toujours dit qu’il fallait pas que je lâche pour être prêt si jamais je devais être appelé. Après Benjamin [Richert] s’est blessé et ça fait… pour lui car on s’entend bien tout comme avec Edouard [Kempf]. Mais on n’a pas de pression particulière à avoir, Benjamin et Edouard ont été MVP, peut être qu’un jour ce sera moi [rire].

Tom Poyet
– Pivot, joue à Nîmes

Tu es passé en un an de la N2 à presque titulaire en équipe de France, la progression a-t-elle été difficile par moments ?
Je ne sais pas quoi dire. Je calcule pas vraiment, une fois sur le terrain il n’y a plus de calculs ou de niveau. On suit le groupe. Mais on ne peut que bien le vivre, c’est que des bonnes choses.

À Lasko, Maxime Thomas

HandNews & CasalHand

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