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Paris, des émotions teintées de bronze

Après la désillusion vécue hier en demi-finale de la Champions League, Paris a su se remobiliser pour aller chercher la médaille de bronze. Histoire de fêter la dernière européenne de Daniel Narcisse.

Cela fait vingt-cinq minutes qu’on joue dans la petite finale de la Champions League. Le virage parisien de la Lanxess Arena commence à chanter le nom de Daniel Narcisse, bientôt rejoint par le reste de la salle. Si le Réunionnais n’arrive pas tout de suite sur le terrain, leur souhait sera exaucé quelques minutes après le début de la seconde période. Dans un match des plus hachés, l’entrée du capitaine du PSG restera comme un des moments forts de l’après-midi, et même du weekend tout entier. “Je voulais remercier tous les supporters de m’avoir donné autant d’émotions, même s’il a fallu rester concentré sur le terrain” disait le Réunionnais en fin de match. Ses coéquipiers avaient d’ailleurs à cœur de ne pas laisser leur capitaine emblématique finir sa carrière européenne sur une défaite, et si Nédim Rémili s’est autant arraché dans les derniers instants, ou si Rodrigo Corrales s’est jeté sur tous les ballons, c’est sans doute aussi pour lui. Mais aussi, peut-être, pour un Noka Serdarusic qui est apparu à bout de souffle sur la fin de match, prostré sur le banc. “Le fait que ce soit le dernier match européen de Daniel, c’est dur pour nous tous, mais on s’était dit avant le match qu’on devait le faire pour lui aussi. Le destin lui a donné cette fin de match où il a apporté. C’est une belle chose qu’il puisse finir comme ça” positivait le pivot Luka Karabatic.

Si victoire il y a, le bilan reste négatif

Pour Daniel Narcisse, mais aussi pour tout le groupe parisien, cette victoire ne change pas le goût amer de ce weekend allemand. D’ailleurs, si on s’en tient aux chiffres, Paris est revenu au niveau qui était le sien il y a deux ans, qualifié directement pour les quarts de finale de Champions League après avoir terminé premier de son groupe avant de trébucher à Cologne le samedi. D’où la déception immense après la défaite face à Nantes. “Vous avez vu nos têtes…Dans ces moments, on a l’impression que tout le travail fait pendant la saison te tombe sur la tête. J’ai eu du mal à trouver les mots pour parler à l’équipe” racontait Daniel Narcisse. Son quasi-silence n’a pas empêché ses coéquipiers de se remettre la tête à l’endroit pour aller chercher une troisième place aussi honorifique que symbolique.  “On a eu une des plus belles réactions en tant qu’équipe, il y a vraiment de quoi être fier” concluait Luka Karabatic. Cette victoire ne pensera pas les maux venus de l’élimination d’hier soir. Mais elle aura le mérite de laisser repartir les Parisiens de Cologne avec le sourire aux lèvres.

Les statistiques :

Paris Saint-Germain HB – Vardar Skopje 29:28 (14:15)
Arbitres : Bojan Lah, David Sok (SLO)

Paris : Corrales (15 arrêts / 38 tirs dont 2/4 pén), Omeyer (1 arrêt / 5 tirs dont 1/4 pén); Gensheimer (4/5), Møllgaard, Stepancic, Keita (1/4), Sagosen (5/9), Kounkoud (5/6), Rémili (9/15), Abalo, L. Karabatic (0/1), Hansen (1/1 dont 1/1 pén), Narcisse (1/1), Nielsen, N. Karabatic (3/8), Nahi

Skopje : Milic (10 arrêts / 38 tirs dont 0/1 pén), Gjorgjeski; Stoilov (0/2), Popovski, Kristopans (4/4), Ferreira Moraes (2/4), Maqueda (5/6), Karacic (0/1), Abutovic, Canellas (0/1), Cindric (7/12 dont 1/2 pén), Cupic (5/8 dont 4/5 pén), Dibirov (1/2 dont 0/1 pén), Shishkarev, Borozan (3/9), Marsenic (1/1)

A Cologne, Kevin Domas

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18 CommentairesPoster un commentaire

  1. Styx - le 27 mai 2018 à 19h42

    Bravo Corrales , mais bon , on a besoin de gardiens dans les grands matchs , pas les matchs en bois.

  2. I S S A G A - le 27 mai 2018 à 20h10

    Bravo au Psg HB tout de même. Car ce n’est pas évidé t de réagir suite à la débâcle de la veille.

    Le jeu du Psg HB est malheureusement trop basé sur l’engagement rapide, les exploits individuels et le physique. J’espère pour les yeux des supporters parisiens que le new coach saura faire changer cela. J’espère que l’espagnol apprendra le français en 3 ou 4 mois pour enfin avoir des temps mort en français facile !

  3. Mignot - le 27 mai 2018 à 20h43

    L’espagnol comprends déjà le français et le parle un peu ça devrait être bon pour le début de saison a dit martini

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