Nationale 1

Villeurbanne retrouve le haut niveau

En dehors de l’équipe de France féminine de handball, l’actualité de N1 est importante entre réforme de la N1 et 16e tour de coupe de France. L’occasion de s’intéresser au club de Villeurbanne qui reçoit Nîmes en coupe de France. Un club avec de fortes ambitions.

Villeurbanne dans la grande famille du handball, c’est l’histoire d’un couac. Champion de France de N1 en 2013, le club va pourtant descendre en N2 l’année suivante la faute à un trou trop important dans les finances. Dans le club, c’est le branle-bas de combat et l’arrivée d’une équipe remodelée, avec la présence de celui qui est actuellement le nouveau président : Tony Breysse. “Jean-Louis Diget et Serge Landry reprennent alors le club pendant deux ans jusqu’à novembre 2017. C’est à ce moment que je prend le poste de co-président avec Serge Landry jusqu’en juin.” Dans les valises, l’envie de construire un nouveau projet. “J’ai fixé un cap qui est 2020. On a pour projet de monter le plus vite car on est entre deux eaux et on veut complètement basculer dans le monde professionnel.

Un VAP, c’est quoi ?

Sur le terrain, le début de saison n’apporte pas satisfaction. Contrairement à la saison passée – celle du retour – les play-off ne seront pas au bout du couloir. Si le sportif n’est pas (encore) à la hauteur, dans les coulisses les choses ont été faites proprement avec le statut VAP épinglé à la veste. Peut-être un peu lourd à porter cette saison.

Un statut refusé à Gonfreville, et où Angers et sa nouvelle structure du SCO football a failli se faire recaler. Mais que faut-il donc ? “Ce sont des critères de professionnalisation qui permettent de structurer le club de façon à ensuite atteindre le haut niveau. Le premier critère est budgétaire, il faut aussi un entraîneur et cinq joueurs professionnels, une salle de classe 2 sans en être forcément propriétaire. Il faut également 10% du budget alloué à des actions de commerces, marketing.

Lyon, et le vide du professionnalisme

Yvan Bonnefond – Crédit : Frédéric Faguet/VHA

Avec Chambéry à une heure de route, et Bourg de Péage en féminin un peu plus loin, la région lyonnaise est sinistrée niveau handball de haut niveau. La meilleure offre étant Vaulx-en-Velin en D2 féminine. Ne pouvant se contenter d’un passage de Nîmes dans l’année – qui a déjà joué au gratte-ciel l’année dernière mais contre Venissieux (N2) – Lyon se cherche un grand club. “Le plus important aujourd’hui, c’est qu’il y ait du handball à Lyon. Lyon est une grande puissance économique, démographique… C’est dommage de ne pas avoir un grand club dans la métropole de Lyon.

De quelle manière, c’est plus flou. La création d’entente tourne plein pot : “Le bassin lyonnais c’est 9000 licenciés, c’est pourquoi on a envie de travailler avec  les autres clubs. Aujourd’hui il y a Bron, Vénissieux sur le handball féminin, on n’est pas fermé à s’ouvrir ailleurs comme avec le Lyon Handball.” Autre idée, passer par la case formation, et garder le plus longtemps possible les espoirs. La création d’entente va aussi dans ce sens “La structure est entièrement portée par des entraîneurs diplômés ou en formation dans toutes les sections ! Aujourd’hui le pôle espoir d’excellence c’est Chambéry, mais il faut que le club draine aussi la formation. Jeff Villeminot (Entraîneur des U18) et Yvan Bonnefond (Entraîneur en N1) sont reconnus dans ces rôles.

Des projets et des bases

Stage jeune OL/VHA – Crédit : Villeurbanne HA

Pourquoi pas un jour, frapper à la porte de ce qu’il se fait de mieux niveau sportif et structurel dans la région. À savoir, le multiple champion de France de balle au pied, l’Olympique Lyonnais. “Pourquoi pas… Ça reste une des possibilité. On a de la chance d’avoir Jean-Michel Aulas qui est un ancien joueur de handball, mais il faut d’abord que le club se structure et soit solide. Il ne faut pas griller les étapes.” Pour le moment, des stages communs en jeune sont organisé entre OL et Villeurbanne HA… Un moyen de créer des contacts ?

En tout cas, il faut pour le moment garder les pieds sur terre. Le président va de tous les côtés, et se félicite d’avoir eu l’aide de Semir Zuzo, ancien international et ancien joueur de Villeurbanne, nouveau maillon important d’une structure qui s’épaissit à vue d’œil. “Le club se développe avec les partenaires privés, une démarche qu’on a entamé depuis un an, avec un commercial dans le club. Il y a aussi une chargée de communication, et un responsable des opération. Côté sportif, on a Semir Zuzo et un responsable de la structure sportive. On a aussi énormément de bénévoles, et on en a énormément besoin. Ils apportent beaucoup.” Et ils seront en première loge pour accueillir Nîmes demain. En attendant le retour d’un club professionnel cette fois-ci bien installé à Lyon.

1/16e de coupe de France
Villeurbanne HA reçoit USAM Nîmes au Gratte-Ciel ce vendredi 14 décembre à 21H

(5 ou 10€, gratuit pour moins de 13 ans)

Depuis Villeurbanne, Maxime Thomas

HandNews & CasalHand

5 CommentairesPoster un commentaire

  1. pulpompa - le 14 décembre 2018 à 01h14

    vade retro satanaulas!

  2. Boulimic - le 14 décembre 2018 à 08h41

    Bel article ! Il omet pourtant le plus important: les joueurs ne sont plus payés depuis 3 mois, responsable commercial licencié et perte du statut VAP très probable et dépôt de bilan si la situation ne s'améliore pas…A part cela tout va bien !!

  3. Aytec - le 14 décembre 2018 à 11h26

    Aie ah oui gros couac la!! Club maudit?

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