Starligue – J22

Tremblay chez lui à Delaune

Ivry a été dominé chez lui par son voisin Tremblay dans le derby d’Île de France (24-29). Les Tremblaysiens signent une très bonne opération en vue du maintien.

Ils sont venus en nombre, armés de tambour. Eux, ce sont les supporters de Tremblay, qui représentaient environ 1/3 du public présent à Auguste-Delaune, la salle du voisin, Ivry. Pour ce match important pour le maintien, les Tremblaysiens ne manquaient donc pas de soutien. Mais Ivry tenant aussi à se faire respecter chez lui, on se retrouve avec un rythme soutenu pour entamer la rencontre. Et c’est d’abord Ivry qui fait valoir son droit de propriété sur le terrain. Les Rouges et Noirs prennent le premier avantage de deux buts sur un contre conclu par Oussama Hosni (5-3, 8′). Mais cet avantage est de courte durée. Tremblay ne tarde pas à reprendre l’avantage par Damir Batinovic, passé plein axe (7-8, 15′), et fait le break à nouveau en passant par le bras de son arrière croate (8-10, 18′).

Une performance collective aboutie pour Tremblay

Le match commence alors à basculer très clairement du côté du TFHB. Les visiteurs, une fois bien installés en défense, rendent toute action offensive très compliquée pour Ivry. L’USI a de plus en plus de mal à entrer dans les 9 mètres, dépend toujours plus des shoots de Brasseleur (5 buts en première période) et ne s’aide pas non plus en perdant des ballons. C’est ainsi qu’après un bel arrêt de Rémy Gervelas, Ivry gâche une occasion de revenir à un but. Après un but de Samuel Honrubia, Rastko Stefanovic pose un temps-mort (9-12, 22′), mais son équipe peine à réagir. Tremblay domine dans tous les secteurs, et prend logiquement cinq buts d’avance grâce à Erwan Siakam (11-16, 26′). Ivry se donne des raisons d’espérer à un retour en deuxième période en revenant à trois longueurs avant la pause (13-16, 30′). Un avantage qui aurait pu être plus large pour Tremblay, mais qui reste néanmoins logique : dans tous les secteurs de jeu, les hommes de Benjamin Braux sont au-dessus de leur adversaire.

Patrice Annonay, comme un mur

Au retour des vestiaires, Tremblay assomme définitivement Ivry. Les shooteurs du 94 butent sur Patrice Annonay, tandis qu’en face, si Gervelas peut repousser quelques tirs tremblaysiens, les Siakam, Sadoveac ou Batinovic parviennent toujours à trouver les filets. Stefanovic pose rapidement son temps-mort (13-19, 36′), mais ne parvient pas à faire inverser la tendance. « On a manqué nos 5-6 premières attaques en deuxième mi-temps, et après ils sont partis trop loin, c’est devenu impossible », analysait, déçu, le coach ivryen après la rencontre. L’écart se stabilise un temps à six longueurs, avant que Luc Steins ne l’accroisse (16-23, 41′). Peu après, Youssef Ben Ali connaît un double échec devant Patrice Annonay, qui repousse son sept mètres et sa reprise (42′). Non seulement Tremblay livre une prestation collective aboutie et commet relativement peu d’erreurs dans son jeu, mais il peut en plus s’appuyer sur son capitaine qui se montre toujours plus infranchissable. Avec 13 arrêts en deuxième période (20 sur le match), il a plus que contribué à faire gagner Tremblay. « Si je fais des arrêts, c’est parce que mes coéquipiers sont performants », commente-t-il sobrement, mais à raison. Ivry finit par boire le calice jusqu’à la lie, et compte jusqu’à neuf buts de retard (18-27, 53′).

Ivry passé à côté de son derby

Ivry, qui n’a alors marqué que cinq buts en 23 minutes en deuxième période, parvient à rendre le score final un peu moins lourd dans les dernières minutes (24-29). Mais les Ivryens ont été dominés par une équipe pourtant de leur niveau, et sont apparus en panne d’inspiration. Heureusement que Micke Brasseleur, auteur de la moitié des buts de l’USI (12 buts), était là… Rastko Stefanovic avait des raisons de fulminer après la rencontre. « On a loupé neuf immanquables en deuxième mi-temps. On n’était pas au niveau attendu, ni en défense, ni en attaque. On joue à la maison, mais Tremblay avait plus d’envie… »

Les Tremblaysiens, dominateurs sur le terrain et plus bruyants dans les tribunes (les « Ici c’est Tremblay ! » ont retenti dans la salle une bonne partie de la deuxième période, et après le match), peuvent savourer. « Par rapport à d’autres matchs qu’on a pu faire cette saison, on a fait un match complet, de la première à la soixantième minute. On a vraiment fait bloc », félicite Patrice Annonay. Tremblay a fait une très bonne opération pour le maintien en revenant à deux points de son adversaire au classement, et garde trois points d’avance sur Saran, premier non relégable. « L’équation était simple ce soir : il fallait gagner. Ça fait plaisir, mais ce n’est qu’une pierre à l’édifice de notre objectif qu’est le maintien », ajoute le gardien du TFHB. Qui rappelle bien justement que « s’il y a un championnat du haut, le championnat du bas est vachement intéressant aussi. » Le TFHB a fait un pas vers le maintien, mais pas plus qu’un pas.

La feuille de match

Ivry – Tremblay : 24-29 (13-16).
Arbitres : MM. Dentz et Reibel.
Ivry : Chapon (cap) 2/13 arrêts (0/3 pen.), Gervelas 8/25 – M. Bataille 0/1 but, Keita 1/3, Hosni 2/3, B. Bataille 2/4, Furlan 2/5, Martinez 2/4, Jean-Louis, Ben Ali 0/3 (dont 0/1 pen.), Badi 1/1, Petit 0/1, Mohamed 1/1, Ruiz, Rios 1/4, Brasseleur 12/18. Entraîneur : Rastko Stefanovic. Exclusions : Ben Ali (12′), Keita (22′).
Tremblay : Annonay (cap) 20/44 arrêts (1/1 pen.), Dresrüsse – Sevaljevic 3/5 (dont 3/3 pen.), Tomas 2/4, Courtois, Marche 2/4, Sebetic, Sadoveac 3/8, Steins 1/1, Siakam 7/8, Rezzouki, Batinovic 5/7, Honrubia 5/8, David, Boultif, Pitre. Entraîneur : Benjamin Braux. Exclusions : Courtois (27′), Siakam (37′), Marche (40′), Sadoveac (58′).

A Ivry, Mickaël Georgeault

2 CommentairesPoster un commentaire

  1. emilcostarica - le 3 mai 2018 à 09h31

    9 immanquables ratés coté ivry en 2 mt…solidarité banlieusarde ou bien?
    Quelle honte! j'en appelle à la fdj, aux experts de la télé et à la mère Michel 😉

    Plus sérieusement, bravo quelle classe et quelle belle "sortie" pour Mr Annonay. Tremblay est clairement au dessus des autres "relégables" quand tous ses cadres jouent à leur niveau. Dommage pour Saran, l'année de confirmation est toujours la plus difficile et puis fallait renforcer l'effectif en défense (gardien et postes 2/3) plutot que dégraisser en attaque ( Vozab, Anic)…

  2. Galfano - le 3 mai 2018 à 10h05

    J’ai aussi pris 2nd demi centre pour Saran

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