Starligue – J4

A Nîmes, Brasseleur est comme chez lui


Alors que le remake de dernière finale de la Champions League entre Nantes et Montpellier attirera forcément les regards jeudi soir, l’USAM espère bien créer la sensation une nouvelle fois face au PSG. Avec dans ses rangs un Micke Brasseleur auteur d’un grand début de championnat.

Il s’est fondu dans cette équipe de petits hommes verts comme s’il en avait toujours fait partie. Sur le terrain et en dehors, Micke Brasseleur n’a pas pris son temps pour s’intégrer à Nîmes. Il n’y a bien qu’à un endroit où il lui reste des progrès à faire…A la pétanque. “Je suis tellement nul que les gens se battent pour ne pas m’avoir avec eux. On a fait une partie, ils m’ont détesté. Mais je vais progresser, je vais aller m’acheter un jeu et m’entrainer en bas de chez moi” sourit le nouvel arrière droit nîmois. Si on excepte le boulodrome, pour le reste, tout se passe bien dans le meilleur des mondes pour le gaucher, débarqué d’Ivry cet été. Deuxième meilleur buteur de son équipe avec 14 réalisations en trois rencontres, il a surtout marqué les esprits en trompant les gardiens de Pontault-Combault à neuf reprises la semaine passée. “Un gaucher capable de tirer de loin, c’est un profil que nous n’avions pas la saison passée. Il apporte une belle variété avec Luc Tobie et nous permet de faire pencher le jeu un peu plus à droite” constate son entraineur Franck Maurice. “Dylan Garain ou Elohim Prandi sont capables de tirer de loin à gauche, donc ce n’est pas comme si j’étais le seul à le faire. Pour l’instant, en tout cas, chacun a sa part du gâteau” continue Brasseleur.

Un éloignement bien géré

Si, pour l’instant, tout se passe bien pour lui, à 25 ans, venir à Nîmes était presque comme un saut dans l’inconnu pour Micke Brasseleur. Natif de la région parisienne, il ne l’avait quittée que quelques mois, le temps d’une pige en Allemagne en 2015. A Coburg, en 2. Bundesliga, il se retrouve alors loin de chez lui, sans parler la langue. Et ne désire pas spécialement prolonger l’expérience, rentrant à Ivry dès l’été suivant. “Il n’y a pas que du mauvais à retirer de cette période et peut-être même que si c’était à refaire, je le referais. Je suis rentré en France en sachant ce que je voulais. En arrivant à Nîmes, j’avais quelques appréhensions sur le fait de m’éloigner de ma région, mais elles ont été rapidement dissipées” continue-t-il. Dans un groupe jeune et enjoué, il a rapidement fait son trou. Et comme, en plus, les victoires sont au rendez-vous, pour l’instant tout roule. Après Saint-Raphaël en ouverture du championnat, la venue de Paris est un deuxième vrai test pour Nîmes. L’an passé, le PSG s’était liquéfié dans l’enfer du Parnasse. Peut-on d’ailleurs encore parler d’un match bonus alors que Montpellier et Nantes ont également laissé des plumes dans le Gard la saison dernière ? “Pour moi, ça n’existe pas de toute façon. Il n’y a que des points à prendre. Ceux-là sont peut-être plus compliqués que les autres, mais que ce soit Paris ou quelqu’un d’autre, on ne reculera pas” termine la recrue. Ne pas reculer, une autre des vertus nîmoises que Micke Brasseleur a déjà adoptées.

Nantes – Montpellier, duel des mal en point européens

(photo : Bertrand Delhomme)

Mal en point en Champions League, Nantes et Montpellier se retrouveront jeudi soir au palais des sports de Beaulieu pour le premier vrai gros choc de la saison. Les Héraultais avaient remporté les trois confrontations entre les deux clubs la saison passée, dont celle en finale de coupe d’Europe. Mais si les Nantais ont montré de belles choses à Szeged dimanche, Vincent Gérard n’a pas été tendre vis-à-vis de ses coéquipiers. “Je pensais qu’on avait appris après Skopje mais on fait encore tout à 80%. On revient en perdant de trois mais on aurait pu perdre de dix” disait-il au Midi Libre. Sursaut attendu, donc. Le cinquième larron à six points en trois journées, Chambéry, n’aura pas la partie facile du côté d’Aix, qui vient de chuter à Tremblay. Après Toulouse, Tremblay et Dunkerque, la difficulté va crescendo pour les hommes d’Erick Mathé. Pour Saint-Raphaël en revanche, la réception de Pontault-Combault pourrait être le bon moment d’engranger les premiers points. Les deux lanternes rouges se rencontrent et, si les Raphaëlois ne paniquent pas, comme le disait Xavier Barachet la semaine passée, “zéro point après trois matchs, ce n’est pas exactement ce qu’on avait prévu.”

Tremblay peut continuer sa marche en avant

Juste au dessus de Saint-Raphaël et de Pontault, Istres et Cesson s’affronteront dans un match qui a déjà une petite odeur de maintien. Après leur point inaugural à Dunkerque, les Provençaux n’ont pas démérité face à Paris et Montpellier, tandis que les Bretons ont sauvé le nul à domicile la semaine dernière. Quand on sait que les hommes de Christian Gaudin joueront Saint-Raphaël et Nantes dans les prochaines semaines, ils pourraient être bien inspirés de ne pas rentrer les mains vides d’Istres. Tremblay est-il enfin en train de confirmer son potentiel ? Quatre points en trois matchs, en tout cas, les statistiques tendent à le prouver. En plus, les hommes de Benjamin Braux ont à Toulouse l’occasion de prouver que, pour eux, tout va bien. Enfin, Dunkerque a besoin de points. Pas pour se rassurer, car les prestations à Nantes et Chambéry n’étaient pas mauvaises. Mais juste pour remonter au classement, histoire de remonter dans le ventre mou et de ne pas aborder l’enchainement Montpellier-Aix à venir les poches vides. Pour Ivry, le déplacement ne sera pas simple.

Le programme de la quatrième journée :

Mercredi 26.09
Nîmes – Paris à 18h00 (en direct sur beIN Sports 3)
Dunkerque – Ivry à 20h00
Aix – Chambéry à 20h00
Istres – Cesson-Rennes à 20h00
Saint-Raphaël – Pontault-Combault à 20h00
Toulouse – Tremblay à 20h30

Jeudi 27.09
Nantes – Montpellier à 20h45 (en direct sur beIN Sports 1)

Kevin Domas

8 CommentairesPoster un commentaire

  1. Crazy Hand - le 25 septembre 2018 à 21h04

    En Espagne, parfois, je vois le programme des soirées sportives :
    Barcelone – Séville…. 22h
    Nous, quand on bosse encore, on nous cale des matches à….. 18h.
    Il y en a marre !
    Nîmes, c’est l’Espagne !

  2. Nolijane - le 26 septembre 2018 à 00h07

    Brasseleur… un joueur “surprise”. Capable d’être excellent, de mettre à profit ses qualités physiques et son shoot tôut comme capable d’être très décevant… Avec un jeu parfois stéréotypé, parfois pas assez tourné vers les tribunes.
    Je crois, j’espère, qu’il va énormément progresser cette saison à Nimes Avec un entraîneur proche de ses joueurs et qui les amènent vraiment vers le haut,
    pour devenir l’un des touts meilleurs à son poste en LNH et confirmer son fort potentiel.
    Nimes a une très belle équipe très complète… de bons joueurs à tt les postes et parfois bien doublés ! Notamment en ARG !!

  3. Billou44 - le 26 septembre 2018 à 09h03

    Un jeu pas assez tourné vers les tribunes? C’est à dire? Il va trop vers le but? J’ai pas compris la…

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