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Celle-là, Paris ne pouvait pas la laisser passer

Une semaine après avoir été éliminé par Montpellier de la coupe de France, le Paris Saint-Germain a pris sa revanche pour remporter la coupe de la ligue (31-25).

Les grandes équipes ne se font jamais avoir deux fois. Pas que Montpellier soit une petite équipe, ou que ses joueurs aient volé leur succès la semaine passée en coupe de France. Mais il était évident que le Paris Saint-Germain n’allait pas tendre l’autre joue cet après-midi, en finale de la coupe de la ligue. Prévenus, les joueurs de la capitale ont surtout tout fait pour ne pas tomber dans le piège, en commençant par entamer le match par le bon bout. Cela n’a pas été évident au premier abord, car ce sont les Héraultais qui ont creusé le premier écart, mais à la faveur d’une fin de première période tonitruante, c’est bien le PSG qui est passé en tête à la pause avec trois buts d’avance. Montpellier a regardé son adversaire les yeux dans les yeux pendant vingt minutes, mais dès que son attaque s’est enrayée, Paris a exploité au maximum le jeu sur grand espace. “On a appris du match de la semaine dernière, ce soir la défense a été très bonne, surtout dans les dix dernières minutes de la première période” souriait l’entraineur Raul Gonzalez, qui vient de soulever son premier trophée, neuf mois après avoir posé ses valises dans la capitale. Le reste du temps, Montpellier a réagi. Parfois avec brio, pour revenir à un but à dix minutes du terme. Parfois de façon un peu plus brouillonne, perdant quelques ballons importants et butant sur un Rodrigo Corrales des grands soirs. “Si on veut battre Paris, on ne peut pas jouer comme ça. On n’a pas mis les ingrédients, il aurait fallu jouer à 100%, être sur leur dos sans arrêt. Quand on bat Paris, qui n’a perdu que deux matchs dans la saison, on se doute qu’ils vont être revanchards. Hier, ils ont pu faire tourner, mais une finale, cela ne se joue pas que sur le physique, aussi dans la tête. Et dans ce domaine, on n’a pas su répondre présent” déplorait de son côté Valentin Porte.

Paris a surtout parfaitement exploité chaque faille dans l’armure adverse. Montpellier, comme à son habitude, n’a pas pu compter sur le flanc gauche de son attaque, où Truchanovicius, Bonnefond et Soussi ont compilé deux petits buts. Les pivots ont été trouvé, les gauchers ont été au rendez-vous, mais il est compliqué d’arriver à quelque chose quand on ne joue que sur la moitié du terrain. “Notre niveau n’a pas été assez homogène, pour rester dans le politiquement correct. Nos forces ont été trop identifiables pour battre une équipe aussi expérimentée” confirmait Patrice Canayer. Son équipe n’avait plus que deux chances pour finir la saison avec un trophée, il ne lui en reste désormais plus qu’une. La situation est quelque peu différente pour Paris, pour qui la coupe de la ligue reste traditionnellement le hors d’oeuvre, avant le plat de résistance que constitue la Champions League au mois de mai. Les deux saisons passées, les Parisiens sont montés sur le podium en mars, mais ont raté la dernière marche à Cologne. En sera-t-il autrement cette année ? “On va essayer de ne pas voir trop loin, on va prendre les matchs les uns après les autres. Regarder déjà à la fin de saison, c’est le meilleur moyen de tout perdre” tempérait Luc Abalo. Suivons donc son raisonnement. Lui et ses coéquipiers ont parfaitement rempli leur double mission de ce weekend. Un bon départ, mais il en reste encore donc un bon paquet avant de qualifier la saison de succès.

Les statistiques

PARIS SAINT-GERMAIN HB – MONTPELLIER HB 31:25 (17:14)
Arbitres : Julie et Charlotte Bonaventura

Paris : Corrales (9 arrêts / 20 tirs dont 1/2 pén), Omeyer (7 arrêts / 21 tirs); Gensheimer (9/11 dont 5/6 pén), Stepancic, Keita, Sagosen (4/5), H. Toft Hansen (2/3), Rémili (4/9), Abalo (3/5), L. Karabatic (2/2), Morros (1/1), Hansen (5/8), N. Karabatic (1/1), Ekdahl du Rietz, Nahi

Montpellier : Gérard (4 arrêts / 26 tirs dont 0/4 pén), Portner (4 arrêts / 13 tirs dont 0/1 pén); Villeminot (1/2), Caussé (3/3), Truchanovicus (1/2), Grébille (1/4), Guigou, Pettersson (3/4), Richardson (4/9 dont 1/2 pén), Kavticnik (2/2), Bonnefond (0/2), Faustin, Porte (6/10), Afgour (4/5), Soussi, Mamdouh (0/1)

Au Mans, Kevin Domas

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25 CommentairesPoster un commentaire

  1. Enzo74450 - le 17 mars 2019 à 21h00

    Même si Paris était plus fort l’arbitrage a une nouvelle fois laissé à désirer…

    • Sasori9 - le 17 mars 2019 à 21h13

      Ouai ouai l'excuse….

      C'est les deux gardiens de MAHB qui ne sont pas dans leur jours. 4 arrêts chacun c'est trop peu !

  2. DKman - le 17 mars 2019 à 21h59

    Sur ce match là, Caussé et Afgour faisaient plaisir à voir jouer…

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