LFH – J12

Besançon et Metz ont eu chaud

Dans les deux derniers matchs de la douzième journée, Besançon et Metz, les deux favoris, ont dû batailler jusque dans les derniers instants pour obtenir les points de la victoire. Les Bisontines étaient opposées à Dijon (31-30) et les Messines allaient à Toulon (21-22).

Les derbys entre Dijon et Besançon donnent souvent des matchs serrés, malgré l’écart entre les deux équipes. Que ce soit au classement ou même dans les objectifs de fin de saison. Encore une fois, les Dijonaises outsiders, se sont déplacées avec plein d’envie et de détermination au Palais des Sports de Besançon où elles n’étaient pas loin d’un exploit. Avec une Barbara Moretto en feu en première période, les filles de Christophe Maréchal ont même pris le match en main au moment de regagner le vestiaire (14-15, MT). Assez rare d’ailleurs de voir Besançon encaisser quinze buts en une période, mais les Bourguignones tenaient alors leur match, alors que plus tôt, elles avaient été derrière (6-3, 10′). Continuant sur une très belle dynamique au retour sur le parquet, elles prenaient un break pas négligeable sur l’unique réalisation de la rencontre de Mégane Ribeiro (14-18, 33′). Le témoin d’une très bonne Nourra Ben Slama dans son but qui affichait 50% de réussite en tout début de deuxième période et d’une défense solide avec Sophia Fehri comme tour de contrôle. Dijon se laissait même rêver quand cette dernière offrait une balle de but à une ancienne de la maison de l’ESBF, Julie Dazet, profitant d’un ballon mal lâché par Ayssatou Kouyaté alors que les Bisontines étaient en supériorité numérique (15-20, 36′). Besançon avait donc du mal à s’y remettre avant d’enchaîner de bonnes séquences défensives, pour entamer un retour. Un retour qui lui permettait de reprendre la main dans le dernier quart d’heure et qui lui a permis de finalement s’imposer (31-30, FM). Il n’aura donc pas manqué grand chose à Dijon qui reste 10e (17 pts).

Un Toulon accrocheur

A Toulon, il aurait été difficile de parier sur un tel scénario . Metz, seul invaincu de ce championnat, pas loin de lâcher ses premiers points dans le Var. Encore plus difficile quand la première période est à sens unique, dans laquelle les Varoises ont offert 10 pertes de balle aux Messines pour prendre le large. Heureusement que Léa Serdarevic était dans un grand soir avec 8 arrêts en première période, laissant les siennes dans le match à la pause (9-13, MT). Même quand elles arrivaient à profiter des erreurs lorraines pour vite enchaîner sur grand espace, Laura Glauser se montrait souvent intraitable (11 arrêts en première période). La soirée s’annonçait donc compliqué pour Toulon qui avait du mal à se mettre les idées à l’endroit, handicapé par les blessures de Jessy Kramer sur la base arrière et de Sabrina Zazai à l’aile droite, obligeant même Eden Julien à assurer la rotation sur le poste. Le réveil arrivait peut-être au moment où on l’attendait le moins au Palais des Sports. Dos au mur, voyant Metz à huit but devant, quand Grâce Zaadi transformait un pénalty obtenu par Orlane Kanor, les Varoises qui venaient de perdre leur quinzième ballon de la rencontre ont changé de rythme (10-18, 46′). Profitant de la bonne défense alignée autour de Marie-Hélène Sajka et de Biljana Bandelier-Filipovic les ballons commençaient à tomber dans leurs mains. Léa Serdarevic, continuait de faire des arrêts et finalement, Metz n’a pas trouvé de solution pendant 10 minutes, offrant à la gauchère prêtée par Metz, l’occasion de remettre les siennes à une longueur (17-18, 48′). De quoi laisser entendre qu’il y avait bien 2 000 personnes dans le Palais des Sports de Toulon, resté muet jusqu’alors. “On les a un peu prises par surprise à la fin en accélérant le jeu et en se réveillant. A ce moment elles ne s’y attendaient peut-être pas, elles avaient peut-être un peu lâché” reconnaissait Laurisa Landre qui jouait son deuxième match depuis son retour de blessure. Ce retour inespéré à un petit but des Messines les laissait les locales espérer une fin heureuse, avec 10 pertes de balle en deuxième période. Les rotations avaient beau s’enchaîner côté Lorrain mais Toulon restait collé aux basques. Rien à faire. Surtout quand Eradze transformait un pénalty dans la dernière minute (21-22 59’23). Une dernière possession des protégées de Mayonnade qui finissait dans les mains de l’expérimentée Bandelier, au moment où le buzzer retentissait. C’était trop tard, à la surprise générale, les Varoises n’avaient pas tenté de s’étager pour récupérer ce ballon et arracher le nul (21-22, FM). Même si c’est encore une défaite pour Toulon, elle est tout de même bien plus encourageante que celle concédée en Chambray (34-17), en vue du déplacement qui se profile à Bourg-De-Péage ce week-end. “C’est encourageant pour notre déplacement à Bourg-De-Péage samedi, ça nous a permis de bien le préparer. Ca n’a pas été très difficile de se remobiliser après Chambray où on a fait un non-match, c’était la logique des choses de faire un bon match après” admettait la pivot du TSCVHB. Toulon reste tout de même dans la partie basse du classement (9e, 18 pts), à quatre points de Paris 92.

Maxime Cohen

HandNews & CasalHand
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2 CommentairesPoster un commentaire

  1. Lanonymuse - le 10 janvier 2019 à 23h32

    Les dragonnes ont eu chaud, comment expliquer le match de Brest ou Tout était parfait et le match suivant contre Toulon Avec cet énorme trou d’air offensif, elles retombent dans leurs travers. Attention à la ligue des champions et aux prochains adversaires en championnat pas de décompression !!

  2. lamirabel29 - le 10 janvier 2019 à 23h39

    La fatigue de l'Euro va se faire sentir…

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