Proligue – J5

Limoges reçu 5 sur 5, Saran retrouve le sourire

Jose Manuel Sierra (Saran Loiret HB)

Limoges ne s’arrête plus et enchaîne un cinquième succès de rang. Le LH87 creuse l’écart sur Cesson, tenu en échec chez lui contre Cherbourg. Saran, au terme d’un match à rebondissements, retrouve le sourire en battant Sélestat.

Sélestat et Saran, les deux relégables avant le début de la journée, sont loin de leurs ambitions en ce début de saison. Les deux équipes étaient face à face pour cette cinquième journée de Proligue, et l’opposition a été une véritable tragédie grecque. En trois actes. Acte 1 : Saran affiche les meilleures attentions et parvient à marquer rapidement des buts faciles, face à une défense trop lâche de Sélestat. Les Saranais trouvent facilement la solution à neuf mètres, notamment par Romuald Kollé. Après quinze minutes de jeu, Saran a déjà marqué onze fois (6-11, 15’). « En première mi-temps, c’est simple, on a fait tout l’inverse de ce qu’on avait dit », assène Christiphe Viennet. Sélestat stoppe pourtant l’hémorragie alors que le duo arbitral peine momentanément à tenir son match, mais l’écart reste inchangé à la pause (13-18, 30’). Pour Fabien Courtial, son équipe « fait une bonne première mi-temps, les joueurs ont vraiment respecté ce qui était demandé en défense, et on a réussi à récupérer des ballons et à être efficace en attaque. On était vraiment dans ce qu’on voulait faire, avec de l’intensité. »

Un large écart pour un match serré, Viennet blâme ses joueurs

Valentin Kieffer (Saran Loiret HB)

Acte 2 : au retour des vestiaires, Sélestat marque deux buts coup sur coup, et change la physionomie du match. Vladimir Perisic enchaîne les arrêts, le jeu sélestadien en attaque est cohérent. Saran semble perdre la main sur le match, et encaisse un 7-1 en huit minutes (20-19, 38’). Les Alsaciens ont alors le vent dans le dos, prennent deux buts d’avance (25-23, 45’). Les hommes de Christophe Viennet ont même des balles de +3. Et là débute le troisième acte : Valentin Kieffer, formé à Sélestat et désormais à Saran, est entré en jeu et repousse les tentatives de ses anciens partenaires. « On fait l’effort pour revenir en début de deuxième période, on a des balles de +3 où on manque de lucidité, note Christophe Viennet. On avait aussi fait un gros effort pour revenir. » Mais le coach sélestadien reste amer sur ce retour : « Saran revient sur des erreurs qui sont pour moi irrespectueuses pour notre projet. On a manqué de lucidité et on s’est un peu enflammé alors qu’il aurait fallu être plus maître de notre sujet. » Saran reprend le dessus et inflige un 5-0 à son adversaire (25-28, 52’). Les Sélestadiens sont encore dans le match à cinq minutes de la fin (27-30, 55’), avant de craquer dans les derniers instants de la rencontre (28-35). « Le score n’est pas révélateur, juge Fabien Courtial. J’ai l’impression que ça se joue à rien. »

Christophe Viennet (Selestat)

L’entraîneur saranais pouvait pousser un ouf de soulagement en fin de rencontre : après deux défaites contre les promus Besançon et Billère, les Septors ont enfin retrouvé le goût de la victoire. « On est capable du meilleur comme du pire, relève-t-il après ce scénario rocambolesque. On est capable de bien jouer dans des séquences où on a l’impression de dominer cette équipe, et à des moments on est friables et ils reviennent et on a l’impression qu’on va perdre. » Viennet, lui, affichait de la déception face à une défaite selon lui prévisible. « Il y a de la déception, parce qu’on récolte ce qu’on a semé en fin de semaine, finalement, lâche-t-il. On ne s’est vraiment pas bien préparé, les joueurs ont eu du mal à s’investir, et la première mi-temps a été le reflet de la manière dont on s’est entraîné mercredi et jeudi. Je ne pense pas qu’on est une équipe qui puisse se permettre ce genre de comportement à l’entraînement. » Il ajoute : « Il nous a manqué l’état d’esprit qu’on avait eu sur les matchs d’avant. » Un état d’esprit à retrouver avant d’aller jouer à Dijon la semaine prochaine.

Limoges enchaîne, Massy seul dauphin

Yosdany Rios (Limoges Hand 87)

Sélestat, avec trois points, partage la dernière position du classement avec trois autres équipes, dont Billère. Le promu béarnais recevait le leader Limoges, et ne s’est pas laissé faire face à cette grosse cylindrée du championnat. La première période est accrochée au score, et c’est le BHB qui parvient même à prendre l’avantage avant la pause (14-13, 30’). À l’approche du dernier quart d’heure, David Jimenez donne même trois buts d’avance au club de la banlieue de Pau (20-17, 44’), un avantage conservé et qui donne des espoirs au public du Sporting d’Este qui pense alors assister à l’exploit de la journée. Mais Limoges garde la tête froide et refait son retard (22-22, 51’). À deux minutes de la fin, le score reste de parité (24-24, 58’), mais Limoges parvient à faire la différence dans les derniers instants de la partie pour s’assurer un succès précieux (24-26). Les Limougeauds parviennent ainsi à remporter leur cinquième match en autant de rencontres de Proligue.

Massy reste à deux points du leader. Les Essonniens ont globalement dominé leur sujet à Besançon, en prenant d’abord vite l’avantage (3-7, 7’). Besançon a plusieurs occasions d’égaliser en deuxième période, et si les tentatives échouent en première période, les Bisontins restent alors dans le match (12-13, 30’). Mais au retour des vestiaires, le MEHB porte l’estocade (13-17, 36’) et fait parler sa supériorité pour prendre le large (16-23, 50’). Vainqueur de sept buts (20-27), Massy remporte son troisième match de rang, alors que Besançon fait partie du groupe qui ferme la marche au classement.

Dmytro Gunko (Cherbourg)

Massy est désormais seul dauphin, puisque Cesson ne s’est pas imposé. Les Irréductibles, battus la semaine dernière à Limoges, voulaient retrouver le chemin de la victoire à domicile contre Cherbourg. Sauf que la JS sait accrocher les favoris. Après une première période équilibrée (14-14, 30’), Cherbourg prend les commandes au score en deuxième période et, entré dans les dix dernières minutes, creuse l’écart (21-24, 52’). L’écart reste le même à un peu moins de trois minutes du terme (23-26, 58’), et Cherbourg se sent alors tout proche de signer une grosse performance. Mais les Cherbourgeois, abonnés aux matchs nuls ces derniers temps, craquent dans les derniers instants de la rencontre. Sajad Esteki, co-meilleur buteur du match (8 buts), parvient à égaliser à 17 secondes du terme, et Cherbourg ne parvient pas à exploiter son dernier ballon (26-26). Vu le scénario, Cesson peut se satisfaire de ce point acquis. Malgré huit réalisations de Dmytro Gunko, Cherbourg, encore une fois, n’est pas récompensé totalement de ses efforts.

Nancy retrouve le goût du succès, Dijon rechute

Obrad Ivezic (Grand Nancy Metropole HB)

Après deux défaites de rang, Nancy était en quête de points et de confiance face à Strasbourg. Malmené en début de rencontre (4-7, 10’), le GNMHB renverse complètement la tendance en signant un 8-0 (8-10, 17’ ; 16-10, 27’). Fort de cet écart creusé, les Lorrains maîtrisent la suite du match face à leur voisin. Strasbourg revient en effet momentanément à deux buts (20-18, 38’), mais Nancy ne tarde pas à reprendre le large (25-18, 43’), pour maintenir leur adversaire à distance sur la fin de la rencontre (31-27). Grâce notamment à une grosse partie d’Obrad Ivezic (19 arrêts), Nancy revient dans la première partie du classement, alors que Strasbourg perd son troisième match en autant de déplacements.

Si Nancy va mieux, Dijon reste dans le bas du classement. Vainqueur de son premier match lors de la journée précédente, le DMH devait enchaîner en déplacement à Nice. Bien entrés dans la rencontre (2-6, 9’), les Bourguignons gèrent bien la première période (11-14, 30’). Mais Nice revient mieux des vestiaires (15-14, 36’), et en entrant dans les dix dernières minutes, le Cavigal prend trois buts d’avance (23-20, 50’). La fin de match est chaude, Nice ne mène que d’un but mais Jurgen Rooba garde son sang-froid pour transformer son sept mètres dans la dernière minute pour assurer la victoire rouge et noire (28-26). Nice signe sa deuxième victoire consécutive en Proligue et entre dans la première partie du tableau.

Valence n’y arrive plus

Hamza Kablouti (Pontault-Combault HB)

Enfin, on avait salué à sa juste valeur le gros début de saison de Valence, premier leader du championnat. Mais deux défaites contre Limoges puis Dijon ont fait rentrer les Drômois dans le rang. Ils avaient la volonté de retrouver le sourire en recevant Pontault. Sauf qu’après une bonne entame de partie (5-2, 6’), les Valentinois se font reprendre et dépasser par le PCHB (9-13, 20’), qui tient un avantage de quatre buts à la pause (14-18, 30’). Les Pontellois s’attellent à garder leur avance en deuxième période, mais Valence résiste bien, revient à un but (22-23, 44’), mais gâche ses actions pour revenir à égalité. La fin de match est totalement à l’avantage de Pontault qui s’impose finalement largement (28-36), avec notamment neuf buts d’Hamza Kablouti. Si les Pontellois relèvent bien la tête après une défaite surprise à domicile contre Nice, Valence enchaîne une troisième défaite et devra relever la tête la semaine prochaine face à un concurrent direct pour le maintien, Strasbourg.

Retrouvez le classement et le calendrier à l’onglet Résultats.

Mickaël Georgeault, à Sélestat

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7 CommentairesPoster un commentaire

  1. cochonne - le 12 octobre 2019 à 09h37

    Bonjour
    Nouveau naufrage hier soir à Selestat, un de plus.
    Pour ma part ce sera le dernier avant sûrement un long moment car c'est de pire en pire, match après match, année après année, je ne me déplacerais plus désormais pour voir ça.
    Une phrase entendue hier après le match:
    "Quand tu recrute ton coach et tes joueurs en fond de classement de proligue ou en N1 tu te condamne à jouer à ce même niveau, même nos jeunes ne veulent plus signer de contrat pro chez nous, ils profitent de la qualité de lla formation qu'on leur dispense au CREPS et dans la réserve et ensuite vont éclore ailleurs, le problème n'est pas le budget, c'est ce qu'on en fait."
    À méditer…ou pas.

  2. bombjack4M - le 12 octobre 2019 à 14h48

    cochonne, ex joueuse professionnelle de haut niveau, ex coach d'une équipe pro, ex présidente d'un club professionnel et désormais ex supportrice d'une équipe de handball alsasienne…, j'ai tout vu, j'ai tout fait, vous n'y compreniez rien, si c'était moi à la baguette, on serait déjà au final 4 à Cologne…

  3. Handcalou - le 12 octobre 2019 à 15h48

    D accord avec toi.
    Elle n existe que sur Internet

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