Starligue – J16

A Montpellier, comme un gout de déjà-vu


Une fois n’est pas coutume, la journée sera éclatée sur quatre jours, avec le match de Nantes en Champions League ce mercredi à Flensburg. Pour Montpellier, qui se rend à Saint-Raphaël, tout n’est pas rose depuis le début de la saison. Mais Patrice Canayer tient à voir les choses du bon côté.

L’année passée, au mois de mai, Montpellier avait enchainé déplacement à Saint-Raphaël et match contre le Vardar Skopje trois jours plus tard pour le plus grand haut et bas émotionnel que le club n’ait jamais connu. Les Montpelliérains remettent ça cette semaine, et dans le même ordre. Mercredi en championnat avant de s’envoler pour la Macédoine vendredi matin. Mais c’est le cadet des soucis de Patrice Canayer, le manager héraultais. “Je ne suis pas superstitieux, je ne lis pas ce qui s’écrit sur les réseaux sociaux et j’en suis d’autant plus serein” annonce-t-il en amont de sa conférence de presse. Que ses hommes aient perdu le titre de champion de France la saison passée dans le Var, avant de s’envoler pour Cologne et de monter sur le toit de l’Europe ? Peu importe, cela n’aura aucune influence sur le déroulé de la rencontre de demain soir. En revanche, à Montpellier, même si le signal d’alarme a été tiré plus souvent qu’à son tour depuis le début de la saison, pour le manager, il n’y a pas forcément péril en la demeure. “On est en mauvaise posture en Champions League, une compétition avec un gros affichage et dont on est le tenant. Mais pour le reste, on est dans le trio de tête du championnat et on espère bien y rester. Le match de Saint-Raphaël est dans ce sens très important. On sait que plus on enchaine les victoires et les bons matchs et mieux on se porte” continue Canayer. Le technicien a pu disposer de 17 pros ce mardi à l’entrainement, une rareté, alors que Mohamed Mamdouh a fait son retour.

L’absence de Diego Simonet, “une frustration”

Le retour du pivot égyptien n’arrivera pas pour autant à masquer l’absence de Diego Simonet. Les absences répétées du meneur de jeu argentin expliquent en partie, selon Patrice Canayer, les prestations en dents de scie de son équipe. Encore touché aux ischio-jambiers il y a dix jours, il ne devrait pas être de retour avant début avril. “C’est une immense frustration. Quelle équipe avec nos moyens peut se passer de son meneur de jeu pendant six mois ? Enlevez Nicolas Claire à Nantes et ils devront aussi changer de façon de jouer. Mais quand on voit le début de match à Kielce avec Diego, il est très important dans la stabilité de l’équipe. A chaque arrêt, il faut trouver une nouvelle organisation” continue Canayer. “Cela fait partie des choses qui pèsent dans notre rendement. Jonas, l’an dernier, a une progression phénoménale, cette année, il découvre que c’est plus difficile. Certains agents s’imaginent que, parce que leur joueur a fait deux ou trois mois comme ça, c’est sa valeur constante. Même les plus grands joueurs, même des Messi ou des Neymar, traversent des moments où ils sont un peu dans le dur. Dans les clubs où il y a un gros, gros effectif, cela se voit moins. Quand, chez les deux joueurs majeurs de la saison dernière, on a l’absence de Diego et le rendement de Jonas qui est un peu en dessous de ce qu’on avait… Mais je ne vais pas leur tirer dessus. Et dans le même temps, des joueurs comme Benjamin qu’on ne voyait quasiment pas, est bien mieux en ce moment.” Car à Montpellier, depuis le début de la saison, on s’est toujours attaché à voir le verre à moitié plein et effectivement, le poste de pivot se porte beaucoup mieux qu’il y a quelques mois.. Et alors même que se profile une nouvelle semaine cruciale, avec la qualification en Champions League en jeu samedi à Skopje, on ne va pas changer de méthode.

Le haut du tableau à l’abri ?

Les deux autres membres du trio de tête auront-ils la vie aussi dure que Montpellier à Saint-Raphaël ? Nantes reçoit Ivry samedi soir tandis que Paris remet ça à Tremblay dès demain. Il y trois semaines, juste après le retour du championnat du monde, les hommes de Raul Gonzalez avaient mis 45 minutes à se sortir du piège tremblaysien en coupe de France. Les choses seront-elles différentes ? Tremblay reste sur deux sévères défaites en championnat, face à Toulouse et à Aix, et va donc tenter de ne pas sortir les fesses rouges pour la troisième fois de suite. Pour Chambéry, la mission est sur le papier plus facile, à la maison face à Pontault-Combault. Il n’a pas manqué grand-chose à Yann Genty et ses coéquipiers pour conclure la semaine passée à Montpellier, tandis que Pontault s’est mis dans de sales draps pour la course au maintien la semaine dernière. Une seconde saison de Starligue de suite passera forcément par des exploits, désormais.

Nîmes continue à enjamber les obstacles avec une facilité déconcertante. Après Saint-Raphaël et Cesson, le prochain sur la liste s’appelle Dunkerque. Aura-t-il un autre sort ? Les deux équipes ont en commun d’avoir battu Saint-Raphaël les semaines passées mais si on devait vraiment mettre une petite pièce, sans doute que l’USAM part légérement favori, surtout dans son Parnasse. Pour Aix, la mission s’avère compliquée. Certes Théo Derot, libéré par le PAUC en janvier, ne pourra pas être aligné par Istres, dont le joker gaucher Gasper Hrastnik, touché à l’épaule, n’aura même pas joué un match avec son nouveau club. Mais les occasions s’amenuisent pour le promu de se maintenir alors que le premier non-relégable pointe désormais six longueurs devant. Enfin, CessonToulouse, c’est le match du ventre mou et surtout un match à quatre points. Toulouse pourrait se donner les moyens de voir un peu plus haut que son actuelle dixième place en s’imposant. Mais les Bretons, en prenant les deux points, recolleraient au peloton des prétendants à la sixième place, à la veille d’entrer dans leur nouvelle salle.

Le programme de la seizième journée :

Mercredi 27.02
Istres – Aix à 20h00
Chambéry – Pontault-Combault à 20h15
Toulouse – Cesson-Rennes à 20h30
Tremblay – Paris à 20h30
Saint-Raphaël – Montpellier à 20h45 (en direct sur beIN Sports 2)

Jeudi 28.02
Nîmes – Dunkerque à 20h45 (en direct sur beIN Sports 3)

Samedi 02.03
Nantes – Ivry à 20h30

Kevin Domas (avec G. Bresson)

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6 CommentairesPoster un commentaire

  1. Syahn - le 26 février 2019 à 19h19

    "avec nos moyens" ça pique sérieusement les yeux de lire ça pour le deuxième budget de France.

    Certes perdre un joueur majeur est toujours un problème mais voilà l'argument 😐

    • Software8743 - le 26 février 2019 à 22h24

      Il râle pcq il se compare au PSG qui n'a même pas frémi pendant l'absence de Niko. Mais effectivement pour le 2ème budget, dire ça c'est franchement incroyable.
      J'apprécie Canayer le coach mais l'homme/manager m'irrite de plus en plus.

      • Philippemhb - le 27 février 2019 à 09h43

        Patrice Canayer est clairvoyant et il a bien imprimé qu’il n’y a pas une vedette à chaque poste (loin s’en faut) alors oui le deuxième budget (mais de loin derrière celui de l’ogre PSG) et oui actuellement sans un chef d’orchestre c’est plus compliqué. Le luxe serait d’avoir deux demi centre au niveau mais ça, même avec le deuxième budget c’est lourd financièrement. D’ailleurs Michael Guigou avait déploré il y adeux ou trois ans en arrière l’affaiblissement du niveau de l’équipe après le départ de Gagic et ceux annoncés de Dolenec et Fabregas…

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