Starligue

Tremblay veut retrouver du caractère

Comme tous les deux ans, les dirigeants de Tremblay ont décidé de changer d’entraineur. Exit Benjamin Braux, arrive Rastko Stefanovic, ancien de la maison. Avec un nouveau groupe, à qui des objectifs élevés ont déjà été assignés.

C’est devenu une tradition du côté de Tremblay en France. Tous les deux ans, de façon irrémédiable, on change de tête sur le banc de touche. David Christmann en avait fait les frais, Benjamin Braux n’a pas eu plus de chance en juin dernier. Non conservé au terme de son contrat, l’ancien meilleur entraineur de Proligue a du faire place nette. Pour laisser le poste à Rastko Stefanovic, qui était de la partie aux heures de gloire du club. La troisième place en championnat, la finale de coupe d’Europe, il a connu tous ces moments. Et c’est sans doute dans l’espoir secret de retrouver la lumière que les dirigeants tremblaysiens ont fait appel à lui. Mais en attendant, les anciens doivent, une nouvelle fois, reprendre tout ou presque à zéro. “Ce n’est pas forcément évident à vivre. La dernière fois, on avait mis un an avant de prendre nos marques avec le nouvel entraineur, j’espère que cela ne va pas prendre autant de temps pour installer une nouvelle dynamique” témoigne Erwan Siakam, l’arrière gauche, qui entame sa quatrième saison au club. Lui, comme Patrice Annonay, font figure de piliers dans un effectif remanié tous les étés.

A la recherche d’une cohésion d’équipe

Cette fois, Rastko Stefanovic et Mirza Saric, son adjoint, ont pioché à droite et à gauche en Europe, mais la langue la plus pratiquée est, logiquement, celle des Balkans. Darko Arsic et Luka Sebetic étaient déjà là la saison passée, ils ont été rejoint par Bruno Butorac et Michal Kopco. Même Luka Brkljacic s’y met aussi, et sur le banc de touche, on parle pour l’instant le Serbe ou le Croate, ou l’Anglais, pour les non-initiés. “C’est sûr que c’est plus facile pour l’instant, mais le but c’est que tout le monde parle français le plus vite possible. Cette équipe doit représenter la ville, le département” explique le nouvel entraineur. Ce qui est sûr, à la vue du second match amical de l’été face à Chartres, c’est que cette équipe ne manque pas de caractère. D’ailleurs, les Chartrains en ont fait les frais, largement battus mercredi soir (35:24).
Côté Tremblay, cela ne joue pas encore très bien, et c’est fort normal, mais l’effectif dégage un vrai quelque chose. Une cohésion, une unité, un petit quelque chose en plus. “C’est les profils que nous voulions. L’an passé, Tremblay gagnait ou perdait des matchs, mais l’équipe ne dégageait pas grand-chose. Elle manquait de caractère. Depuis le début de la préparation, on insiste vraiment sur la notion de cohésion, d’unité, de sacrifice pour l’autre” continue Stefanovic, qui veut s’appuyer sur son expérience : “Quand cela marchait bien ici, quand on gagne la Champions League avec Montpellier, à Celje, on avait toujours une bonne cohésion en dehors du terrain. Alors j’incite les joueurs à faire la même chose, à se voir après les entrainements, pour qu’ils soient une équipe sur, mais aussi en dehors du terrain.”

La septième place comme objectif

Alors, évidemment, on connait suffisamment la maison Tremblay pour ne pas s’enflammer. Il y a deux saisons, sous la houlette de Benjamin Braux, l’équipe avait été invincible en préparation avant de ne pas gagner un match en championnat jusqu’à la Toussaint. Effet inverse l’an dernier, où les noirs et jaunes avaient démarré le championnat en trombe avant de vivoter après les fêtes. Alors, il faudra attendre un peu pour savoir quelle image présentera Tremblay d’ici à l’automne. Mais les dirigeants ont placé la barre haute : la première partie de championnat, rien que ça. Quand on sait le pain qu’il y a sur la planche et la concurrence pour atteindre la septième place, on se dit que tout cela est très, très ambitieux. “On repart à zéro dans le jeu ou presque. Pour l’instant, tout se met bien en place, mais on sait aussi qu’il reste encore beaucoup de boulot. Et pour coller aux objectifs, on ne va pas pouvoir s’endormir en route” appuie Siakam. L’arrière gauche sait qu’à Tremblay, les étés sont souvent bien différents du reste de l’année. Surtout avec un nouvel entraineur. Alors, il est le premier à ne pas s’enflammer.

Kevin Domas

3 CommentairesPoster un commentaire

  1. Software8743 - le 16 août 2019 à 12h15

    Politique étrange… Pourquoi instaurer comme "normal" de changer d'entraineur et remanier quasi toute l'équipe tous les 2ans ?
    Quand à la 7ème place, elle semble en effet très (trop) ambitieuse.

    • 1amateur - le 16 août 2019 à 21h30

      Peut-être que même Handnews émet des doutes quant à la capacité de Tremblay à présenter 1 projet pérenne… Les coaches s’y font virer au bon vouloir du président, les joueurs se relancent tous les 2 ans sur 1 “nouveau” projet de jeu. Enfin nouveau…Le pres’ reprend les Anciens pour refaire la même chose et peut-être même les virer de la même façon… Bref courage aux joueurs restant qui sont de vrais gladiateurs !

      • POILAGRATTER35 - le 17 août 2019 à 11h12

        Face au diktat du maire le président et ses acolytes … exécutent .

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