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Une semaine de préparation “sereine” pour Olivier Krumbholz et les Bleues

Crédit photo : Panoramic / K. Domas

Le Danemark a fixé l’organisation de l’Euro, le staff de l’équipe de France sait désormais où il va mettre les pieds. Sans match de préparation, Olivier Krumbholz et ses filles profitent de la semaine avant de s’envoler vers Herning, lieu de résidence de la sélection pour la totalité de la compétition.

A situation inédite, préparation inédite. Les Bleues ne disputeront pas de match amical avant d’entamer l’Euro (2 au 20 décembre), au Danemark. Ce n’est pas pour déplaire à Olivier Krumbholz, qui a rappelé en conférence de presse ce mardi, le rythme effréné auquel les joueuses internationales sont soumises depuis le début de saison. “Ca nous permet de travailler en toute sérénité, s’est réjoui le sélectionneur. Je suis content et très heureux d’avoir une semaine de travail, sereine, dans des conditions optimales. On compte bien capitaliser.” Cet enchaînement de matchs et de compétitions avec les Jeux Olympiques en ligne de mire est aussi la raison pour laquelle Amandine Leynaud ne prend pas part à ce regroupement. Elle sera bien présente pour le début du championnat d’Europe. “C’est un deal avec elle, rassure Olivier Krumbholz. Elle est plutôt sur la fin, on mobilise toute sa compétence et son énergie sur la compétition.” 

Crédit photo : Panoramic / K. Domas

Cette équipe affiche d’ailleurs de jeunes visages. L’absence d’Allison Pineau est notamment à noter (blessure au nez) comme celle de Camille Ayglon-Saurina, pilier de la défense tricolore, fixée sur son sort dès le dernier championnat du monde au Japon. “C’est aux joueuses de démontrer, la nature ayant peur du vide, que les jeunes vont remplacer les anciennes avec autant de compétences et pourquoi pas encore plus, philosophe le Messin. On voit très bien de jeunes joueuses qui progressent. Très honnêtement on n’est pas en déficit de potentiel en équipe de France.”  Parmi elles, Pauletta Foppa notamment auteure d’un très bon début de saison avec Brest mais aussi Méline Nocandy (Metz) sur la base arrière qui avait déjà montré un beau visage en décembre dernier au Japon. Claire Vautier et Marie-Hélène Sajka ont fait leur entrée dans le groupe mardi.

Norvège et Pays-Bas “dans un fauteuil”

Le groupe dans lequel évolue la France ne lui offre pas de joker. Au premier tour, elle affrontera le Monténégro, la Slovénie et le Danemark (pays hôte). “La Slovénie se renforce de deux joueuses exceptionnelles du contexte internationale, Omoregie et Lazovic qui revient, prévient Krumbholz. Elle sera au handball féminin ce qu’elle est au handball masculin, un adversaire extrêmement dangereux.” Elisabeth Omoregie, demi-centre du CSM Bucarest, a obtenu la nationalité slovène en 2017. Elle évoluait jusqu’alors sous les couleurs de la Bulgarie (nationalité de sa mère, son père est Nigérian). Babara Lazovic (Bucarest) a disputé sa dernière compétition en sélection en 2016, lors de l’Euro et fait son retour dans le groupe.

Après cette première étape qui s’annonce déjà relevée, l’équipe de France croisera, au tour principal, avec le groupe B où l’Espagne, la Russie, la Suède et la République Tchèque s’affrontent. “Je crois qu’on peut dire que les groupes C et D sont plus abordables et que certainement, la Norvège et les Pays-Bas seront dans un fauteuil pour aller en demi-finale, annonce Olivier Krumbholz. C’est mon pronostic, je peux me tromper.”

Une groupe de 20 qui partira lundi

Crédit photo : Panoramic / K. Domas

Le travail est donc entamé pour ne pas reproduire les erreurs qui ont coûté la compétition aux championnes d’Europe en titre, l’année dernière au Japon. “On était tout simplement dans l’illusion d’une forte motivation et se projetait déjà vers les Jeux Olympiques, revient le sélectionneur. On avait en face de nous des adversaires qui étaient dans des situations inverses pas qualifiées [pour les Jeux Olympiques] face à une équipe de France jalousée et admirée. On sera encore la cible cette fois-ci on reste championnes du monde 2017 et championnes Europe 2018 avec un groupe étoffé et des joueuses qui brillent en Ligue des Champions.”  

Vingt Bleues s’envoleront lundi, vers Herning, où elles disputeront toute la compétition. Le staff profite donc de cette semaine, sans match, pour mobiliser les troupes et exorciser l’échec de l’année passée au Japon. Le vide de compétitions internationales dans les sports collectifs depuis le début de la crise sanitaire est peut-être une occasion pour allumer les pleins phares sur cet Euro, maintenu au dernier moment par le Danemark.

Maxime Cohen.

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