ESP

Bilan des Français de l’Asobal

Ludovic Fabregas – Dika Mem (FC Barcelone)

La Fédération espagnole de handball annoncé la fin de saison Asobal. L’heure est désormais au bilan pour les onze représentants français qui ont participé à cette saison tronquée.

Dika Mem (Barcelone)

Comme à l’accoutumée, Dika a réalisé une saison pleine. Plus le contexte est compliqué, et plus vous pouvez compter sur lui. Il suffit de voir les prestations de Dika en Ligue des Champions pour s’en rendre compte. En championnat, le turnover est plus conséquent et Mem a surtout été utilisé en cas de situations à débloquer (à Irún ou Logroño) ou pour casser d’entrée de jeu le moral de son adversaire (à Cuenca ou face à Puerto Sagunto par exemple). Sa présence en défense s’avère également des plus importantes pour le Barça. Pas grand chose à rajouter sur le niveau actuel de Mem, si ce n’est qu’il a été désigné MVP de la Coupe Asobal et est sans conteste l’arrière droit le plus décisif et le plus complet du championnat espagnol. De bonne augure pour l’avenir.

Ludovic Fabregas (Barcelone)

L’autre titan français du Barça. Ludovic, déjà bien intégré la saison dernière, semble désormais intouchable dans les schémas de Pascual et s’est clairement imposé comme le pivot de référence des Catalans. Ses facultés défensives se sont transformées en véritable cauchemar pour le reste des équipes espagnoles, sans compter son efficacité devant (5 buts contre Huesca, ou l’impeccable 6/6 face à León en demi-finales de la Coupe Asobal). À l’instar de Dika Mem, le pivot catalan est l’un des éléments majeurs du Barça en Ligue des Champions et de ce fait son temps de jeu s’est retrouvé plus réduit en championnat (au profit d’Abel Serdio).

Timothey N’Guessan (Barcelone)

Timothey N’Guessan (FC Barcelone)

Pas facile de se faire une place dans un tel effectif, notamment en Champions League où Palmarsson impressionne en arrière gauche. Cela étant, N’Guessan a eu plus d’opportunités en championnat et a rarement déçu. À mi-saison, il s’est même avéré plus convaincant et déstabilisateur que son concurrent direct Andersson en Asobal. On peut toutefois lui reprocher un certain manque de régularité dans ses performances. Mais une chose est sûre : lorsque Timothey est en feu, cela cause de sérieux dégâts (10 buts à Nava, 8 à Cuenca). Suffisant pour retrouver prochainement l’équipe de France?

Cédric Sorhaindo (Barcelone)

Pour l’une de ses dernières saisons (peut-être l’ultime) comme taulier du Barça, le pivot martiniquais répond toujours présent. Désormais utilisé à 90% en défense, Cédric continue d’imposer son physique et cette rugosité si caractéristique en défense. L’âge se faisant ressentir, les participations de Tchouf sont moins fréquentes que par le passé, mais Pascual compte toujours sur lui et il n’a au final pas manqué beaucoup de matchs (2 en tout). Se permettant d’inscrire de temps en temps quelques buts, dont certains magnifiques de sang-froid, avec comme point d’orgue un 4/4 face à Cangas. Le pivot français reste un des leaders du vestiaire et un joueur très apprécié par ses coéquipiers.

Léo Renaud-David (Irún)

Bonne saison de l’ex-Caennais, dans la lignée de la précédente. L’arrière gauche est comme un poisson dans l’eau à Irún, intégré à la perfection dans le collectif basque. Si certaines de ses prestations les plus abouties ont eu lieu en Champions League, Leó a également sorti de gros matchs en championnat (6 buts à Pampelune, 4 buts dans plusieurs rencontres). C’est l’un des éléments de base de la ligne arrière de Bidasoa, actif en défense, capable de se muer en canonnier pour déverrouiller les défenses les plus coriaces, et dont l’entente avec ses partenaires (notamment Azkue) a fait merveille depuis la première journée.

Rudy Seri (Irún)

Un ton en-dessous de son alter-ego sur le poste d’arrière-gauche (voir juste au-dessus), l’ancien de Sélestat a reálisé tout de même une saison plus que correcte. Connu pour ses qualités d’artilleur et ses facultés athlétiques au shoot, Rudy s’est montré moins régulier que Léo et l’entraîneur Cuétara lui a octroyé un temps un jeu moindre que celui de son concitoyen. Cela étant, il a contribué à bon nombre de victoires, en se montrant décisif notamment face à Granollers (6 réalisations) ou encore contre Puerto Sagunto (4 buts). Rudy reste une valeur sûre dans la rotation irunaise, dans le sillage de Renaud-David. Toutefois, son avenir en terres basques n’est pas encore scellé à ce jour, et son nom circule parmi les possibles renforts de Cesson.

Thomas Tésorière (Irún)

L’ancien Nîmois est la référence absolue d’Irún en défense et s’impose ipso-facto comme l’un des joueurs-clés de l’effectif. Le spécialiste défensif a participé à tous les matchs de la saison en cours et a de nouveau contribué à faire d’Irún un véritable coffre-fort (meilleure défense du championnat, devant le Barça). Le natif de Marseille pourrait à ce rythme se voir récompenser en fin de saison et être un sérieux candidat au trophée du meilleur défenseur Asobal, ce qui serait loin d’être immérité compte tenu de son parcours impeccable au sein de l’équipe frontalière. Un roc, qui s’est aussi montré intraitable en Ligue des Champions lors de l’excellent parcours de son club.

Paco Barthe (Irún)

Entre pépins physiques et non convocations, Paco est le joueur français d’Irún qui a bénéficié du plus faible temps de jeu. Son absence sur certaines feuilles de match peut être motivée par le fait que l’effectif basque soit plus garni cette saison, avec les arrivées des arrières Matheus Da Silva et Orbovic (puis Bartók). Le premier cité s’est avéré être une alternative intéressante en défense, tandis que le Serbe puis le Hongrois ont permis à Cuétara d’avoir plus de rotations à droite et de faire souffler davantage le titulaire Rodrigo Salinas. L’arrière français a donc semblé par moments faire les frais de cette largeur d’effectif. Comble de malchance, il n’a pu jouer en 2020 suite à une opération à l’épaule gauche. Cela étant, il s’est montré irréprochable lorsque le coach lui a manifesté sa confiance, principalement en phases défensives. Il évoluera la saison prochaine en Allemagne, du côté de Bietigheim.

Junior Scott (Logroño)

Pour sa deuxième et dernière année en prêt à Logroño, Junior s’attendait probablement à réaliser une meilleure saison que celle qu’il a effectué, compte tenu des espoirs entrevus l’exercice passé. Sans être non plus un échec, sa première partie de saison ne lui a pas garanti un temps de jeu considérable, en particulier à cause de l’arrivée du Hongrois Ligetvári. L’arrière nantais, rarement titulaire, a alterné des performances assez quelconques et quelques éclairs (4/4 contre le Barça et Nava). En 2020, sa participation a augmenté, Logroño étant engagé sur plusieurs tableaux (Coupe EHF, Coupe du Roi), et de ce fait ses prestations ont monté d’un cran. On retiendra par exemple ses 8 buts inscrits en une seule mi-temps contre León, en Coupe du Roi. L’arrêt brutal des compétitions aura malheureusement stoppé ce bel élan.

Robin Dourte (Valladolid)

Après un démarrage timide, probablement dû à la phase d’adaptation dans sa nouvelle équipe et la découverte de l’Asobal, Robin s’est progressivement converti en l’une des principales menaces offensives de Valladolid. Ses 7 et 6 buts face à Granollers et Puerto Sagunto (journées 11 et 13), ou son impeccable 6/6 contre Cuenca témoignent de la dimension que le pivot a acquise au sein du collectif castillo-léonais ces dernières journées. Robin est également utilisé en défense où il se débrouille plutôt bien. Souhaitons au joueur lorrain de poursuivre sur sa lancée et de continuer à mûrir son expérience à Ivry, pour son retour en Starligue l’an prochain.

Jules Lignières (Benidorm)

Le moins connu d’entre tous, et celui qui a rencontré le plus de difficultés pour glaner du temps de jeu. Arrivé à Benidorm cet été en provenance de Rezé (N1), le jeune demi-centre de 20 ans n’est généralement qu’un troisième choix à ce poste, barré par l’Argentin Pablo Simonet et Borja Méndez. Il a toutefois disposé de minutes de jeu au gré des rotations, qui lui ont permis d’inscrire quelques buts et de se familiariser avec une ligue plus exigeante que la Nationale 1. On retiendra en particulier son match plein d’audace avec une grosse activité face au Barça en décembre, ou l’excellent parcours en Coupe du Roi début 2020 (finaliste). Le départ de Simonet vers Cuenca peut lui présager un temps de jeu plus conséquent dès la saison à venir.

Laisser un commentaire

Champs requis *

En direct Voir toutes les brèves
HandNews utilise des cookies sur ce site. Avec votre consentement, nous les exploitons pour mesurer et analyser l'utilisation du site (cookies analytiques) et pour l'adapter à vos intérêts et usages (cookies de personnalisation en fonction de votre navigation et de votre navigateur).