LSL – J13

Aix confirme son entrée dans la cour des grands

Wesley Pardin (Aix). Crédit photo : Panoramic / Kevin Domas

Pour commencer la soirée, deux gros chocs nous ont été servis. En première ligne, Aix a confirmé ses très bonnes sorties en maîtrisant Nantes. Du côté du Var, St Raphaël est venu à bout de Toulouse dans la fin de match.

C’était un gros choc pour le haut de tableau annoncé entre Aix et Nantes. La nouvelle équipe de Thierry Anti, à domicile, comptait bien s’offrir le scalp du H, et poursuivre son historique série de victoires (7 avant ce match).

La rencontre commence d’emblée sur de hauts standards côté locaux. Avec Claire à la mène, et un Wesley Pardin immédiatement dans le match, les solutions sont trop facilement trouvées dans la défense violette, et le score grimpe très vite (4-1, 5′). Après un nouvel énorme arrêt de Pardin sur Pechmalbec aux 6 mètres, Entrerrios est déjà contraint de poser son temps mort (5-1, 6′). Au sortir de ce point tactique, les Nantais abandonnent la 5-1 pour la 6-0, et Emil Nielsen rentre dans son match. Les Provençaux trouvent toujours quelques solutions sur les ailes, mais Ong et Loesch butent sur le Danois. En face, Ovnicek et Rivera ramènent leur équipe à hauteur tandis que leurs adversaires sont à la peine (5-4, 14′). “On pensait pas que ça allait durer tout le match forcément, raconte Accambray à la pause. On savait très bien qu’ils allaint revenir

Valero Rivera (HBC Nantes)

Pardin – Nielsen : Duel de haute volée

Pour autant, Tarrafeta met fin à 8 minutes de disette offensive. Le match est lancé. Entre les gros arrêts de Pardin et Nielsen, Munoz parvient à conserver l’avance de son équipe, mais en face, c’est l’entrée de l’ancien Aixois Aymeric Minne qui fait tourner les têtes. Ciblant bien Garciandia, le jeune demi-centre va poser de sérieux problèmes à la défense du PAUC avec ses duels, et à la 17ème, son équipe revient au contact (7-7, 17′). A 10 minutes de la pause, les deux portiers point déjà à des statistiques impressionnantes, avec près de 50% des deux côtés. Mais la fin de période va débloquer les attaques.

Côté locaux, William Accambray va généreusement servir des missiles et des passes astucieuses à Racic, tandis que pour le H, c’est Cavalcanti qui se révèle précieux avec ses shoots de loin. Pour autant, les hommes d’Alberto Entrerrios ne parviennent pas à revenir avant la pause, et restent sur un -2 logique en rentrant aux vestiaires (MT : 14-12). “Pour l’instant on fait un match sérieux et appliqué, c’est ce qu’on voulait, se satisfait Accambray. Mais ça devrait rester serré jusqu’au bout.

Baptiste Bonnefond (Pays d’Aix Universite Club)

Les Aixois en patrons dans le second acte

Mais le second acte va commencer comme le premier. Le PAUC est surmotivé, la défense nantaise est aux fraises, et après des shoots de Bonnefond et Claire, le H est en crise (17-12, 34′). Alberto Entrerrios pose son temps mort, mais ses joueurs ne parviennent pas à revenir. Un écart de 4 longueurs se maintient, les Provençaux proposent un jeu collectif intéressant en attaque, tandis que les visiteurs ont un jeu trop peu collectifs, et ne trouvent pas la solution face au secteur central fermement tenu par Karl Konan. Pour autant, la rentrée d’Ovnicek va remettre du mouvement, et deux pertes de balle aixoises vont permettre à Rivera de ramener les siens à 2 longueurs (19-17, 41′).

Bonnefond crucial… avant le rouge

Le temps mort de Thierry Anti va être très bénéfique. Ian Tarrafeta, tout juste entré, crée un bon décalage permettant à Loesch de marquer, et Pardin s’illustre sur l’action suivante (20-17, 43′). Cet écart va se conserver, et Baptiste Bonnefond porte son équipe en attaque dans ce second acte. Nielsen, discret dans cette mi-temps, est remplacé par Colleluori à l’entrée du money-time, et la perte de balle de Minne permet à Loesch de maintenir un écart haut (26-22, 50′). La partie semble bien engagée, et c’est Cavalcanti qui maintient son équipe à flots par ses parpaings balancés depuis les 9 mètres. Mais à la 54ème, c’est sur ce dernier que Bonnefond va se rendre coupable d’une défense dangereuse, lui valant un carton rouge direct (28-24, 54′).

Karl Konan (Aix)

Minne puis Alexandre Cavalcanti maintienent l’espoir. A 5 minutes du terme, il n’y a plus que deux longueurs d’écart (28-26, 55′). Mais sur l’action suivante, c’est Karl Konan, impérial au coeur de la défense durant toute la rencontre, qui marque sur fin de montée de balle. Le temps mort d’Entrerrios débouche sur une praline de Minne, mais Tarrafeta clot le match en excluant Pechmalbec… et en scorant le 30ème but de son équipe (30-27, 57′). Comme un symbole, Wesley Pardin arrête l’arrière portugais de Nantes, la messe est dite. Le PAUC s’impose ainsi pour la 8ème fois consécutive, tandis que leurs adversaires enchaînent une troisième défaite de rang (SF : 31-29).

On s’est donnés les moyens d’arriver là, et c’est une belle concrétisation de tout le travail abattu depuis le début de saison, revient Karl Konan, aux anges. La crainte en début de saison c’était que la mayonnaise ne prenne pas, parce qu’on avait quand même 7 nouveaux joueurs, mais on a une super cohésion d’équipe, et j’espère que ça va continuer pour la fin de première partie de saison.” Même satisfaction du côté de Wesley Pardin, qui se projette sur la dernière échéance de l’année. “On est très contents de battre une équipe comme Nantes, ça valide notre début de championnat, dit-il. Maintenant Tremblay c’est l’opposé. C’est ce genre de match qu’on ne doit pas prendre à la légère parce qu’ils n’ont pas encore gagné mais seront revanchards. Et on ne veut pas avoir de mauvaise surprise avant la fin de l’année.” Côté nantais, les joueurs d’Alberto Entrerrios se voient écartés du podium, et c’est un déplacement compliqué qui se profile du côté de Zaporozhe, avant de recevoir, eux aussi, Tremblay mercredi prochain.

Aix-en-Provence : Kristjansson (1/3), Ong (1/3), Bonnefond (5/7), Pecina (3/3), Loesch (4/6), Munoz (1/2, dont 0/1 pen.), Filipovic, Accambray (4/8), Konan (1/1), Tarrafeta (3/5), Honrubia (1/2), Garciandia (2/6), Claire (1/3), Racic (4/5). Pardin (15/44, dont 0/2 pen., 34%), Hansen.

Nantes : Damatrin, Ovnicek (2/4), Milic (0/1), Nyokas (0/6), Rivera (9/11, dont 2/2 pen.), Cavalcanti (6/9), Augustinussen, Pechmalbec (2/4), Figueras (3/3), Bataille, Minne (4/6), Lazarov (1/6), Balaguer (2/3), Monar. Nielsen (13/41, dont 1/1 pen., 32%), Colleluori (0/3, 0%).

Raphael Caucheteux (Saint-Raphael Var HB)

St Raphaël s’impose en fin de match

Dans le Var, après avoir échoué de peu face à Nîmes, les hommes de Dan Rares Fortuneanu avaient à coeur de ne pas se laisser faire par le Fénix. Pour autant, ce sont les Toulousains qui attaquent fort. Trois shoots d’Uros Borzas, une défense en place, et déjà un écart conséquent (4-8, 12′). L’écart se maintient par la belle entrée de Ntanzi en attaque, auteur de 4 buts à 100% dans le permier acte (10-14, 27′). Pour autant, Gayduchenko et Caucheteux permettent à leur équipe de revenir à seulement 2 longueurs à la pause (MT : 13-15).

La remontée des locaux semblent se poursuivre, et Marescot maintient les siens à -1 (17-18, 35′). Pourtant en face, les hommes de Philippe Gardent ne pardonnent rien à leur adversaire, et en quelques minutes, avec un arrêt de Lettens et des buts des ailiers, l’écart est de retour (17-20, 39′). Mais le temps mort raphaëlois va tout chambouler. Un 3-0 infligé, et des Varois retrouvés, confiants, plus dominateurs, vont renverser la vapeur. Popescu est précieux, et l’attaque tourne bien mieux, offrant des dernières minutes halletantes (26-25, 50′). Prenant même jusqu’à 2 longueurs d’avance, le SRVHB est pourtant rattrapé à deux minutes du terme par un but de Borzas (28-28, 58′). Les deux grands buteurs du soir vont pourtant se répondre dans la dernière minute, Raphaël Caucheteux (9/9), puis Borzas (7/9). Mais c’est Johannes Marescot qui a le dernier mot, en offrant la victoire à ses partenaires sur la sirène (SF : 30-29).

Avec ce succès, St Raphaël se hisse à la 7ème place, tandis que Toulouse dégringole à la 11ème. Les Varois devront confirmer ce bon état de forme à Istres, tandis que le Fénix devra retrouver des couleurs avec la réception de Cesson.

St Raphaël : Vojinovic, Mapu (1/3), Sarmiento (3/5), Kolakovic (3/3), Caucheteux (9/9, dont 5/5 pen.), Vigneron (2/3), Krakowski, Di Panda (4/7), Marescot (3/4), Melic (0/2), Gayduchenko (4/5), Paschal (1/1), Petit. Demaille (4/19, dont 0/1 pen., 21%), Popescu (6/20, dont 0/4 pen., 30%), Gouy.

Toulouse : Leventoux (0/1), Chelle, Giraudeau (4/5), Marmier (0/2), Jackobsen (2/3), Gilbert (4/6), Kempf, Borzas (7/9), Ilic (7/9, dont 5/6 pen.), Vieira, Tribillion, Benhalima, Abdi (0/4), Ntanzi (5/6). Lettens (9/39, dont 0/5 pen., 23%), De Almeida.

Antoine Piollat

41 CommentairesPoster un commentaire

  1. Titi - le 16 décembre 2020 à 20h48

    Anti à quand en EDF ?

    • Coco - le 16 décembre 2020 à 21h07

      quand verra t’on sourtout pardin titulaire en edf a la place de Gerrard ??

      • rkj4 - le 16 décembre 2020 à 23h06

        Polémique bien inutile : il me semble surtout que, contre toute attente, on va partir au prochain Mondial avec 2 gardiens compétitifs (et tu viens de les citer).
        Ce qui n'était pas écrit d'avance en début de saison.

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