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Un an après, retrouvailles avec les Serbes

Crédit photo : K. Domas / Panoramic

Il y a tout juste un an, l’équipe de Serbie s’imposait face à l’équipe de France, pour la première sur le banc de touche de Guillaume Gille. Les deux équipes se retrouvent ce soir à Szeged, avec un ticket pour le tour principal en jeu.

Cela ne devait être, dans l’esprit de beaucoup, qu’un quasi-match de préparation, un simple déplacement en Serbie avant un match retour quelques jours plus tard, sur la route du championnat du Monde en Egypte. La première pierre sur le chemin de la rédemption après un EURO 2020 raté. Une façon de se remettre dans le bain après une année sans jouer. Il n’en avait rien été. Le 5 janvier, Guillaume Gille et son staff revenaient battus de Zrenjanin, parlant de “chantier”, de “nouveau projet de jeu” ou de “reconstruction”. Dans l’avion du retour, ils n’étaient pas beaucoup à parier sur une demi-finale mondiale moins d’un mois après, encore moins sur un titre olympique. Et pourtant…

“C’est sûr que l’équipe de France qu’on va affronter demain a beaucoup plus de confiance, de certitude dans ce qu’elle sait faire que celle que nous avons battu il y a un an” résume Toni Gerona, qui a transformé l’équipe nationale de Serbie en dix-huit mois. Sur le terrain, ils sont nombreux à ne pas avoir connu ces premiers tours de roue compliqués. Des seize Français qui entreront sur le parquet de la Pick Arena demain, seuls huit joueurs étaient présents il y a un. “On nous parle beaucoup de ces deux matchs, mais le contexte est bien différent. Que ce soit quand on parle des joueurs, mais aussi de l’ambiance. On passe d’un match à huis-clos à une salle remplie” explique Guillaume Gille. D’ailleurs, en parlant d’atmosphère, Hugo Descat pense bien pouvoir compter sur le soutien des supporters croates, puisqu’une victoire tricolore enverrait quasiment la sélection à damiers au tour principal.

Mais si, côté français, les visages ont bien changé, côté serbe aussi, ce n’est plus la même équipe. Pas par la faute d’un quelconque renouvellement, non plus par celle du Covid, qui a décimé la formation de Toni Gerona peu après le Nouvel An. “Cela fait quinze jours qu’on est au jour le jour. Un joueur part, un autre revient, franchement, travailler dans des conditions comme celles-là, c’est presque impossible” explique celui qui a perdu Petar Djordjic vendredi, l’arrière gauche devenant le dix-neuvième cas positif en quatorze jours dans le groupe. Mais ne comptez pas sur les Serbes pour lâcher l’affaire pour autant. “On va tout laisser sur le terrain. Notre état d’esprit a toujours été notre principal atout, on va encore le montrer demain” disait Bogdan Radivojevic ce soir. Un an après Zrenjanin, cette revanche n’en est finalement pas vraiment une.

France – Serbie, à 20h30 (en direct sur beIN Sports 1).

Kevin Domas

7 CommentairesPoster un commentaire

  1. jpf_hb - le 17 janvier 2022 à 11h34

    Ce match sera aussi le 1er contre Dragan Pechmaleck avec la tenue serbe !

    On valide la place au tour principal ce soir et on prend un maximum de points pour la suite ! Allez les bleus !

  2. cochonne - le 17 janvier 2022 à 14h19

    Bonjour
    En même temps on ne peut pas dire que les pays de ce côtė lå de l'Europe soient spécialement vertueux concernant les régles sanitaires.
    Ce n'est pas forcėment une si mauvaise chose pour l'immunitė de masse mais par contre pour ce qui est des sports collectifs dont les rėgles strictes sont dictėes par la fédération forcėment c'est plus compliqué.
    On ne peut pas avoir le beurre, son argent et les faveurs de la crėmière… quoique pour ce dernier point faut voir…🐖

    • T44 - le 17 janvier 2022 à 23h12

      L’immunité de masse n’existe pas pour le Covid c’est pas compliqué à comprendre quand même ça fait plus d’un an que c’est acté scientifiquement malgré les petits menteurs qui passent sur les médias pour rassurer et continuer à aller dans le murs.
      Le Covid est une maladie comme la grippe que l’on peut très bien attrapé à chaque saisons sans que le fait de l’avoir empêche la nouvelle infections plusieurs mois plus tard.
      Et au passage l’Europe de l’Est se cache derrière leur relatif faible nombre d’habitants pour masquer le fait que c’est bien eux qui tapent des records de morts/habitants sur le vieux continent depuis 2021 (là où l’Ouest à pris chers en 2020)

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