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Une Starligue friande de joueurs espagnols

Le pivot Tomás Moreira rejoint son compatriote Ian Tarrafeta au PAUC

L’intersaison en Starligue a été marquée par l’arrivée d’un important nombre de joueurs espagnols. Focus sur cette nouvelle vague hispanique qui va découvrir le championnat de France dès ce week-end.

Force est de constater que depuis plus d’une décennie, les joueurs espagnols prolifèrent et s’épanouissent dans l’élite française. Et ce n’est pas Valero Rivera, un des pionniers en la matière, qui dira le contraire : arrivé en 2010 sur les bords de l’Erdre, le génial ailier gauche continue de régaler en 2022 les supporters nantais. Depuis sont passés aux quatre coins de l’Hexagone des joueurs de la trempe d’Alberto Entrerríos (resté depuis, pour y continuer sa carrière comme coach), Rodrigo Corrales, Viran Morros, Daniel Sarmiento, etc…et on retrouve à ce jour bon nombre d’Espagnols bien installés en Starligue, comme Ferran Solé, David Balaguer, Iñaki Peciña et bien d’autres, internationaux pour la majorité. La remarque vaut également pour les entraîneurs, de plus en plus présents sur les bancs de France…et de Navarre, naturellement.

NOUVELLES TÊTES À LA RENTRÉE

Chema Márquez (source : BM Granollers)

Cette nouvelle armada arrivée tout droit d’Asobal (exception faite de Jorge Maqueda, qui a en plus déjà évolué en France par le passé donc ne fait pas partie des nouvelles têtes) comprend quelques-uns des joueurs les plus en vue du championnat espagnol ces dernières saisons.

Ainsi Chema Márquez, pichichi (meilleur buteur) de la Liga à plusieurs reprises débarque du côté de Saint-Raphaël pour montrer ses talents de demi-centre buteur, lui qui a inscrit pas loin de 1000 réalisations en près de 200 matchs. Il n’y a pas de raison que l’international espagnol de 25 ans ne montre pas ses talents en terres françaises, une fois la phase d’adaptation passée. Un gros poisson !

Son frère et coéquipier Alex Márquez arrive aussi dans le Sud de la France, cette fois du côté d’Istres, en compagnie du gardien Xoan Ledo (ex-Irún), un des plus prometteurs portiers de l’autre côté des Pyrénées. En Provence toujours, Aix a jeté son dévolu sur le pivot Tomás Moreira, très en vue à Logroño, pour remplacer son compatriote Iñaki Peciña. Un des grands talents Asobal découvrira aussi la Starligue à Nantes : Kauldi Odriozola, petite pépite pouvant alterner entre l’aile et la base arrière droites.

Le Limoges d’Entrerríos et son adjoint José Manuel Sierra (arrivé d’Irún à l’intersaison) n’est pas en reste, avec la signature prestigieuse d’Ángel Fernández, champion d’Europe en titre avec le Barça, qui tente également le pari Starligue dans un club assez ambitieux. Moins connu mais auteur d’une saison remarquable à Cangas et courtisé par bon nombre de clubs outsiders en Espagne, l’arrière gauche David Iglesias a décidé de rejoindre directement Limoges pour franchir un palier et changer de dimension. Enfin, revenons à Saint-Raphaël, où les Varois ont recruté en plus de Márquez un autre demi-centre espagnol, le jeune et talentueux Sergio Pérez (Huesca), pour combler la perte de Dani Sarmiento, un autre joueur…ibérique. Preuve de la confiance de bon nombre de nos clubs envers ce marché.

UNE LIGA ASOBAL EN DIFFICULTÉ

Adrià Figueras (Chartres Métropole Handball)

L’une des raisons poussant les clubs de Starligue (voire même de Proligue) à miser sur ce marché est la situation financière actuelle, plutôt moribonde, qui règne au sein de la grande majorité des clubs Asobal. Or, comme on sait que la formation espagnole est l’une des plus riches en Europe, il est donc possible de faire de très bonnes affaires à des prix relativement abordables.

Les clubs français profitent donc de ce vivier espagnol, comme on peut le voir durant cette intersaison où la tendance s’est accrue, après les succés de certains transferts opérés depuis l’Espagne ces dernières saisons, comme ceux de Ian Tarrafeta à Aix, ou Adrià Figueras qui tourne à plein régime à Chartres.

Désormais, certains clubs de l’élite française n’hésitent même plus à recruter des joueurs avec une expérience de haut niveau encore un peu tendre mais avec une marge de progression importante, comme c’est le cas pour Sergio Pérez ou David Iglesias. Ces derniers évoluaient dans des clubs de seconde zone non habitués aux joutes européennes ni au haut du classement en Espagne, et viennent en Starligue pour franchir ce fameux palier.

POSTES CLÉS ET ADAPTATION EXPRESS

La philosophie de jeu espagnole semble s’adapter sans trop de difficultés à l’exigent championnat français, ce qui incite les clubs de l’Hexagone à continuer de recruter les joueurs issus de cette école. On remarque que ces arrivées concernent souvent des postes spécifiques, comme celui de demi-centre (Sarmiento, Tarrafeta, Balenciaga, Chema Márquez, Sergio Pérez…ou encore Castro, Rodrigo Pérez en Proligue) ou sur les ailes (Rivera, Solé, Balaguer, Odriozola, López, Javi Muñoz, Deumal…), voire les pivots.

Il sera intéressant de suivre l’évolution de cette nouvelle cuvée ibérique à partir de cette saison 2022-2023 qui débute. Moreira se distingue par sa solidité et pour servir de bon point de fixation en phase offensive, avec un profil davantage porté sur l’attaque que défensif. Chez les meneurs, Chema Márquez a l’atout d’être polyvalent : ambidextre, il peut dépanner sur tous les postes à l’arrière. C’est un demi-centre très porté sur le tir de loin, avec un bon ratio dans ce domaine. L’autre meneur Sergio Pérez a un style offensif plein d’énergie qu’on retrouve chez plusieurs de ses compatriotes, et qui n’a pas peur d’affronter les défenses les plus coriaces.

Kauldi Odriozola (HBC Nantes)

Odriozola, qui arrive à Nantes comme ailier droit pour remplacer Balaguer, peut dépanner sans aucun souci à l’arrière, suivant les besoins de Grégory Cojean au fil de la saison. Vif, percutant et auteur de réalisations spectaculaires, le jeune Basque a tout pour réussir en Starligue et enflammer le public de Beaulieu. Son ex-coéquipier à Irún Xoan Ledo est un gardien explosif qui devrait beaucoup apporter à la défense istréenne. Álex Márquez est un arrière droit aguerri, régulier dans ses prestations et bon défenseur. Quant à David Iglesias, c’est un arrière gauche qui ne cesse de progresser offensivement.

Pour plus d’infos et de chiffres, les statisticiens de Data7&Match ont fourni des données intéressantes sur quelques-uns d’entre eux :

 

 

 

 

2 CommentairesPoster un commentaire

  1. Chantereyne - le 10 septembre 2022 à 14h57

    En effet la proligue n y échappe pas avec EDU FERNANDEZ ROURA qui arrive de Nice et remplace Fred Bougeant actuellement sans club mais selectionneur du senegal et Rodrigo PEREZ ARCE en DC , un grand changement dans le cotentin ou on avait depuis plusieurs saison une tendance nordique qui donnait toute satisfaction ORSTED , BURUND , EKREN …en Espérant qu il en soit de même ….

    • Sasori9 - le 10 septembre 2022 à 15h05

      Même si les joueurs Nordiques donnent satisfaction, ils ont tendance à partir au bout d'un ou deux ans alors que les Espagnols restent au club beaucoup plus longtemps. Ca permet de participer au projet du club à moyen et à long terme.

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