Recherche

Pas de résultat

Veuillez taper au moins 3 caractères...

LBE

Paris 92 doit retrouver de la régularité après deux saisons compliquées (4/12)

, par Reistad

Julie FOGGEA - Paris92 - Crédit : Aurélien SCHELLHAAS

Cette année, HandNews fait le tour des 12 équipes de Ligue Butagaz Énergie avant le début de la saison. Entre ambition de titre, course à l’Europe et lutte pour le maintien, les objectifs diffèrent selon les clubs. Pour ce quatrième épisode, direction Issy-les-Moulineaux, où Paris 92 espère tourner la page de deux saisons compliquées et retrouver progressivement les ambitions qui ont longtemps accompagné le club francilien.

Troisième en 2022, quatrième en 2024, Paris 92 a progressivement reculé dans la hiérarchie de la Ligue Butagaz Énergie. Dixième en 2025 puis neuvième la saison dernière, le club francilien n’a pas réellement eu son mot à dire dans la course aux places européennes. Une situation bien différente de l’époque d’Issy Paris, lorsque le club évoluait régulièrement dans le haut du tableau et attirait de jeunes talents appelés à devenir des références mondiales. Une certaine Stine Oftedal avait notamment porté les couleurs du club au début de sa carrière.

Un nouveau staff pour relancer la machine

Depuis deux saisons, les Lionnes peinent cependant à retrouver leur rythme. Plusieurs changements sur le banc, avec notamment les passages de Stéphane Plantin et Naïm Sarni, n’ont pas permis au club de relancer durablement la machine. Le constat est donc clair : Paris 92 doit désormais trouver une nouvelle dynamique.

Comme Toulon, Paris 92 a choisi de profiter de l’intersaison pour apporter plusieurs changements, aussi bien dans son effectif que dans son staff. Le club francilien ne souhaite toutefois pas repartir d’une feuille blanche et conserve une grande partie de son ossature.

Sur le banc, Fabien Courtial prend les commandes de l’équipe professionnelle, accompagné de Kévin Charles. Pour Courtial, cette arrivée constitue une première expérience dans le handball féminin. Le technicien a jusqu’ici essentiellement travaillé dans le secteur masculin, notamment à Saran, où il a passé quatorze années. Un nouveau défi pour l’entraîneur, qui devra rapidement trouver les clés pour remettre Paris 92 sur de bons rails.

Ce changement de projet représente donc un pari pour le club comme pour son nouvel entraîneur. Reste désormais à savoir si cette nouvelle collaboration permettra aux Parisiennes de retrouver le niveau qui leur avait permis de jouer régulièrement les premiers rôles.

Le mercato des Lionnes du Paris 92

Arrivées : Marija Jankulovska (ARG), Maëlys Kouaya (PV, Sambre), Mélina Cantin (GB, Brest), Mélina Peillon (ALD, Stella), Léa Ballureau (DC, Sambre), Nahia Malharin (ailière droite).

Départs : Léa Serdarevic (gardienne), Candice Maurin (ailière droite), Délia Golvet (arrière gauche), Coura Kanouté(arrière gauche), Maria Berger Wierzba (demi-centre), Marie Prouvensier (ailière droite).

Le club perd Coura Kanouté, auteure d’une saison pleine avec 112 buts sur 188 tirs, qui a également connu ses premières sélections avec l’équipe de France. La jeune Française a choisi de rejoindre Chambray, avec l’ambition de découvrir la scène européenne.

Les Parisiennes voient également partir deux autres joueuses régulièrement impliquées dans le scoring, Marie Prouvensier et Maria Berger Wierzba. Une perte offensive importante pour le club, qui pourra néanmoins toujours compter sur Barbara Moretto, deuxième meilleure buteuse de l’équipe la saison dernière avec 108 réalisations sur 209 tentatives.

Dans les cages, Paris 92 a choisi de miser sur la jeunesse avec l’arrivée de Mélina Cantin, en provenance de Brest. Troisième gardienne du club breton derrière André et Depuiset, elle avait tout de même eu l’occasion d’apparaître à plusieurs reprises sur les feuilles de match et de bénéficier de quelques temps de jeu. À Paris, elle franchira un nouveau cap en quittant pour la première fois la Bretagne. Elle formera la paire de gardiennes avec Julie Foggea, passée aussi par Brest, qui pourra lui apporter son expérience du haut niveau.

Sur l’aile droite, Paris n’a pas eu besoin d’aller bien loin pour trouver une solution au départ de Marie Prouvensier et Candice Maurin. Le club a recruté Mélina Peillon, qui arrive de la Stella St-Maur. L’ailière sort d’une saison intéressante et aura l’occasion de confirmer ses qualités sous ses nouvelles couleurs. Elle sera accompagnée de Nahia Malharin, arrivée de Mérignac, qui complète le secteur.

Sur la base arrière, l’arrivée de Léa Ballureau viendra apporter un nouveau souffle à la base arrière. Formée à Metz, la demi-centre avait ensuite rejoint Sambre Avesnois. Après un passage en deuxième division qui l’a menée jusqu’au titre de championne de France de D2 en 2024, elle a ensuite découvert la Ligue Butagaz Énergie avec le club nordiste. La demi-centre rejoint un club dont les ambitions pourraient peut-être lui permettre de retrouver, à terme, la scène européenne pour la première fois depuis son départ de Metz.

Elle sera notamment accompagnée de Maëlys Kouaya, qui rejoint également l’effectif parisien avec l’objectif de poursuivre sa progression en Ligue Butagaz Énergie.

Enfin, Marija Jankulovska constitue un pari plus méconnu. La jeune Macédonienne possède quelques apparitions en European Cup et devra progressivement trouver sa place dans un secteur qui doit compenser le départ de Coura Kanouté.

Paris 92 doit retrouver de la régularité

Sur le papier, l’effectif parisien conserve suffisamment de talent pour espérer faire mieux que les deux dernières saisons. Mais le nouveau staff devra rapidement parvenir à créer une dynamique collective et à donner davantage de constance à une équipe qui a laissé filer des points importants.

L’objectif prioritaire sera donc de sortir du bas du classement et de retrouver une certaine sérénité. L’Europe reste forcément dans un coin de la tête des Lionnes, compte tenu de l’histoire et des ambitions du club, mais il faudra d’abord assurer le maintien avant de regarder plus haut.

Avec le départ de plusieurs joueuses cadres, de nouvelles responsabilités vont également être distribuées. Barbara Moretto devrait naturellement occuper une place importante dans ce nouveau projet, mais d’autres joueuses devront rapidement prendre le relais.

Comme Strasbourg, Paris 92 devra surtout apprendre à ne plus perdre de points en route. Dans un championnat à douze équipes où la lutte pour le maintien s’annonce particulièrement disputée, la régularité pourrait être la clé pour permettre aux Parisiennes de retrouver progressivement leurs ambitions européennes.

Mélina Cantin (crédit : BBH)

La joueuse à suivre : Mélina Cantin

La saison dernière, Mélina Cantin avait franchi une première étape importante de sa carrière en signant son premier contrat professionnel avec Brest. Mais derrière Camille Depuiset et Florianne André, la jeune gardienne occupait le troisième rang dans la hiérarchie et a donc eu peu d’occasions de s’exprimer sur les terrains. Sa fin de saison a été perturbée par une fracture au poignet, qui l’a empêchée de terminer l’exercice avec le club breton et de participer au Final 4 de la Ligue des champions à Budapest. Elle n’avait notamment pas pu prendre le relais lorsque Camille Depuiset avait été victime d’une commotion cérébrale.

Fraîchement sacrée championne de France avec Brest, Mélina Cantin a donc choisi de prendre son envol et de quitter pour la première fois la Bretagne. Direction la capitale et Paris 92, où elle formera un binôme avec Julie Foggea, elle aussi passée par Brest quelques années auparavant.

Ce fonctionnement à deux gardiennes devrait offrir davantage de responsabilités et surtout de temps de jeu à la jeune portière. Aux côtés d’une joueuse expérimentée, Mélina Cantin pourra également continuer à progresser, gagner en confiance et s’affirmer progressivement comme une gardienne capable de s’imposer en première division.

Nos derniers articles

0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x