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La France impressionne pour son entrée en matière

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La France a balayé le Brésil pour son entrée dans le championnat du Monde dans une Accorhotels Arena incandescente (31-16).

Balayés les doutes et les interrogations, l’équipe de France est toujours aussi redoutable, et le Brésil l’a appris à ses dépens. Les Bleus ne se sont pas laissés endormir par le DJ set monolithique servant de show d’ouverture et ont débarqué dans le match débordant d’envie. Annihilant les velléités brésiliennes et ne laissant aucune chance à leurs adversaires de se mettre en confiance. Thierry Omeyer ? Cinq arrêts en dix minutes. La défense ? Impeccable, coupant toute les relations avec un pivot qui l’avait malmené aux Jeux Olympiques. Avec une telle base, plus facile de construire et de courir. Sur le jeu placé, avec Cédric Sorhaindo ou Daniel Narcisse, ou en montée de balle avec Mickael Guigou, les Français ont fait preuve d’une une efficacité clinique, seulement ternie par quelques pertes de balle sans conséquence. Au quart d’heure de jeu, l’affaire semblait déjà bien engagée (8-3, 15′). Et quand un adversaire a autant la tête sous l’eau, vous pouvez compter sur Omeyer pour enfoncer un peu le clou. Pas calmé par ses deux tirs ratés dans le but vide, il a épuisé tous les qualificatifs en une demi-heure. Phénoménal ? Extraterrestre ? Imbattable ? On vous laisse choisir. Mais ses quatorze arrêts en trente minutes ont fini d’éteindre les Brésiliens, qui ont rapidement commencé à faire tourner, conscients que l’exploit n’était pas pour ce soir. D’autant que son alter-ego, le mal-nommé pour ce soir César Bombom, n’a détourné que deux ballons en trente minutes, impuissant face à Valentin Porte et Nikola Karabatic, placés dans un fauteuil. Le gaucher montpelliérain a d’ailleurs conclu cette première mi-temps festival par un tir dans le dos pour donner dix buts d’avance aux Bleus à la pause (17-7, MT).

Une deuxième période pour des essais

sorhaindo-franceAvec une telle avance et une telle maitrise, forcément plus facile pour les Français de faire quelques essais, et la seconde période a servi de base de travail sur le jeu à sept, qui avait été vu balbutiant à Montpellier. Avec Olivier Nyokas à l’aile gauche, Adrien Dipanda arrière droit et Kentin Mahé demi-centre, l’expérience n’a pas été beaucoup plus concluante, l’augmentation de l’écart au score devant plus aux arrêts de Vincent Gérard qu’à une réussite infernale en attaque (20-7, 37′). Mais, même quand tout n’est pas parfait, vous pouvez toujours compter sur un bleu ou sur un autre pour faire le spectacle. José de Toledo, le gaucher brésilien, y a aussi mis du sien, mais ce sont bien les shoots supersoniques d’Olivier Nyokas et l’entrée de William Accambray, accueilli en héros, qui ont fait se lever le public parisien. Bilan des courses, au delà de la victoire, il faut surtout retenir que les Français ont pu faire tourner et ménager les organismes, tout en mettant tout le monde en confiance. En effet, tous les joueurs de champ (à l’exception de Kentin Mahé) figurant sur la feuille de match y sont allé de leur but, tandis que Vincent Gérard n’a pas été en reste dans ses cages avec neuf arrêts, tout en ponctuant le festival avec un but. Il est sacré MVP du match avec un beau 50% d’arrêts (9/18). Les tests effectués, surtout sur le jeu en surnombre, n’ont pas tous été concluants, mais en l’emportant largement (31-16), les Français se sont donné du temps. D’autant plus qu’ils rencontreront le Japon dès vendredi. Avec, on l’espère, la même réussite.


Les Experts démarrent en fanfare ! par Beinsports-FR

Statistiques :

FRANCE : BRESIL 31:16 (17:7)
Arbitres : David Sok, Bojan Lah (Slo)

France : Gérard (9 arrêts/18 tirs dont 1/1 pén), Omeyer (14 arrêts / 21 tirs dont 0/1 pén); Rémili (2/5 dont 1/1 pén), O. Nyokas (3/4), Narcisse (3/4), Gérard (1/1), N. Karabatic (3/5), Mahé (0/1), Accambray (1/4), Abalo (2/3), Sorhaindo (2/3), Guigou (3/3), L. Karabatic (1/2), Fabregas (1/1), Dipanda (3/4), Porte (6/7)

Brésil : Santos (10 arrêts / 21 tirs dont 0/1 pén), Almeida (3 arrêts / 17 tirs); Santos (1/2),Teixeira (3/7 dont 1/2 pén), Silva (2/7), Torriani (1/4), Candido (1/3), Toledo (5/14), Pozzer, Chiuffa (2/4), Guimares (0/1), Ceretta (0/2), Moraes, Novais (1/2), Ponciano (0/1), Langaro 0/5)

A Paris, Kevin Domas

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