Starligue – J22

Le MHB impose sa loi dans le derby

Dans ce match de la rivalité entre Gardois et Héraultais, Montpellier n’a pas fait de détail face à une pâle formation nîmoise rapidement dépassée par les événements (21-34). D’une pierre deux coups, les joueurs de Patrice Canayer conservent leur troisième place lors de cette 22e journée et préparent idéalement leur déplacement dans la furia hongroise de Veszprém en quart de finale de Ligue des Champions.

Après une qualification dimanche dernier en finale de Coupe de France, la ligne d’horizon était toute tracée pour Montpellier avec un nouveau succès à aller glaner hors de ses terres. D’entrée de jeu le ton est donné dans ce derby languedocien avec deux défenses en ordre de marche. Signe d’une difficulté à trouver la faille, le premier but arrive après trois minutes de jeu par l’intermédiaire d’Asgeir-Orn Hallgrimsson. Le combat physique s’engage sur la durée au cours des dix premières minutes où les contacts sont rudes et les occasions peu nombreuses (2-4, 14e). Cela n’en dure qu’un temps et le score tourne rapidement à l’avantage des Montpelliérains bien plus à l’aise dans le jeu de transition.

Bien contenue dans le secteur central, la base arrière nîmoise se retrouve obligée d’aller jusqu’au bout de ses possessions. Les seules solutions proviennent des ailes avec Olivier Marroux et Julien Rebichon, qui constituent à eux deux une alternative de courte durée au cœur de l’attaque nîmoise. De l’autre côté, la précision de Jure Dolenec et d’Arnaud Bingo font la différence pour Montpellier qui n’a pas à forcer son talent pour prendre le large (5-12, 25e). Les nombreuses imprécisions dans les transmissions et les problèmes de finition ont en effet raison de Nîmois à côté de la plaque et totalement hors sujet durant les trente premières minutes (8-15, 30e).

Un face à face qui tourne à la correction

Revenue avec un surplus de motivation et de nouvelles intentions plus percutantes, la Green Team de Franck Maurice retrouve de l’allant et le rythme monte d’un cran leur permettant de revenir temporairement à cinq unités de retard (11-16, 37e). Mais l’incapacité des Gardois à gommer des manques défensifs reste trop forte pour gêner des Montpelliérains sûrs de leurs forces et peu mis à l’épreuve sur l’ensemble de la rencontre. L’assise défensive des coéquipiers de Vincent Gérard anesthésie les dernières velléités de Nîmes et leur donne l’occasion de dépasser les dix buts d’avance. La revue d’effectif est alors enclenchée dans dix dernières minutes sans aucun enjeu sportif avec les jeunes pousses montpelliéraines pour soulager les cadres en vue du match de Ligue des Champions du week-end. Le tableau de marque à la fin du match reste toutefois sévère et sans appel (21-34) pour des Nîmois victorieux l’an dernier au Parnasse, mais qui ont vécu l’enfer et n’ont pas su répondre présent lors de ce derby à sens unique.

Fiche technique

NIMES-MONTPELLIER: 21-34

NIMES : Rezar (3/12 arrêts dt 0/2 pen.), Desbonnet (6/29 dt 0/3) – Haon (1/1 but), Gallego (2/3), Rebichon (2/4 dt 0/1 pen.), Salou (1/2), Podsiadlo (4/7 dt 4/4 pen.), Hallgrimsson (3/5), Brun (1/2), Marroux (5/5), Gudjonsson (1/4 dt 1/2 pen.), Ferreiro (c.), Tobie (0/1), Tésorière, Sretenovic (1/1), George.

MONTPELLIER : Gérard (9/29 arrêts dt 1/6 pen.), Portner – Anquetil, Truchanovicius (2/5 buts), Toumi (2/2), Grébille (2/6), Dolenec (7/8 dt 4/4 pen.), Guigou (c., 2/2), Villeminot (1/2 dt 1/1 pen.), Bos (3/3), Zvizej (4/4), Bonnefond, Faustin (1/4), Fabregas (1/2), Porte (2/4), Bingo (7/8).

Réactions à chaud

Franck Maurice (entraîneur, Nîmes) : « On voulait leur donner le minimum d’espaces en attaque mais on a été d’une pauvreté parfois inqualifiable tout au long du match. On a manqué de rythme et d’intensité, on a mis les ballons trop tôt à l’intérieur contrairement à Montpellier qui s’est de suite mis en place dans les intensités et les intentions au niveau défensif. On n’a tout simplement pas été la hauteur d’un match comme celui-là et cela reflète la place où l’on doit être en championnat face à un top huit européen. C’est pénible de jouer contre une équipe comme Montpellier et encore plus dans la forme où ils sont actuellement. Quand on voit le match de ce soir, on se dit qu’on est très loin du niveau d’une équipe européenne, donc il faut aussi être conscient de ce que l’on peut faire. Il faut que l’on reste concentré sur nous, mais c’est surtout les attitudes qui sont dérangeantes. On peut tomber contre plus fort que nous et espérer au moins faire un match solide, mais cette fois on s’est découragé trop vite pour pouvoir espérer quoique ce soit. »

Mathieu Grébille (arrière gauche, Montpellier) : « C’était un match difficile à aborder dans une semaine particulière pour le club. Mais on a commencé comme il le fallait en mettant beaucoup d’intensité, ce qui nous a permis d’avoir un matelas d’avance important et de gérer la suite avec plus de facilité. Il reste maintenant à se concentrer sur la rencontre de samedi face à Veszprém qui va déterminer le reste et la fin de notre saison. »

Ludovic Fabregas (pivot, Montpellier) : « C’est le genre de match compliqué avec une bataille entre deux équipes rivales même si les liens entre les clubs sont sains et forts. La grosse entame de match en étant solide défensivement, nous a permis de les faire déjouer très vite et de faire tourner l’effectif à la fin. L’objectif est déjà tourné vers la rencontre de Ligue des Champions qui nous laisse concernés pour ce week-end. On sait qu’il s’agit d’un rendez-vous très important pour le club qui n’a plus atteint ce stade de la compétition depuis 2011, d’autant plus que cela va se passer à Veszprém dans une ambiance particulière. On va là-bas avec de la confiance et l’envie de faire l’exploit, même si peu d’équipes ont réalisé des résultats positifs sur ce terrain ces derniers temps. »

Jimmy Brun (ailier droit, Nîmes) : « Ce soir, la déception est énorme parce qu’on n’a pas su entrer dans le match et on s’est rapidement mis en difficulté par le manque de précision et d’intensité dans les moments importants. Le manque de rotations a aussi fait la différence sur la longueur. Il nous a manqué de la folie pour enflammer le Parnasse comme on l’avait déjà fait l’an dernier. Mais cela ne change pas notre objectif dans la course à l’Europe et même si plusieurs arrivées vont marquer l’effectif pour la prochaine saison. Il nous reste à démontrer qu’on en est capable et de finir sur une bonne note avec les anciens qui vont nous quitter à la fin de saison. »

De Nîmes, Hugo Lauzy

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50 CommentairesPoster un commentaire

  1. Jo - le 20 avril 2017 à 10h41

    A part les 15 premières minutes il n y a pas eu de match la team Canayer à totalement maîtrisé son sujet avec un Bingo efficace revenu à son meilleur niveau.

  2. jpf_hb - le 20 avril 2017 à 10h45

    Dommage que Montpellier ait fait un mauvais début de saison, ça va leur couter la 2eme place de LNH.
    En ce moment ils sont vraiment au top oO

    • jbclamence35 - le 20 avril 2017 à 10h54

      Non c'est pas dommage car s'ils sont au top maintenant, c'est parce qu'ils ont été "volontairement" moyens en début de saison. Canayer avait laissé pas mal de repos aux cadres et donc, avec une effectif renouvelé, la mayonnaise n'a pas pris tout de suite. Aujourd'hui, les joueurs montent en puissance.

      Ca promet pour la saison prochaine où on ne perdra que Dolenec comme joueur majeur. Si Richardson confirme tous les espoirs, si Porte est au diapason et si Afgour arrive à s'intégrer, là le MHB pourra faire quelque chose de bien (s'il est en poule basse de ligue des champions).

      Au fond, la deuxième place on s'en fout un peu. Deuxième ou troisième, ça te qualifie à coup sûr pour la LDC et c'est ce qu'il faut.

      Qu'en est-il de Diego Simonet au fait ?

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