LNH – J5

Nantes s’enfonce un peu plus face à Saint-Raphaël

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Le HBC Nantes est clairement malade. Méconnaissables, de nouveau, cette fois-ci à domicile face à la machine raphaëloise bien huilée, les Violets ont laissé un sacré courant d’air glacer la Trocardière (27-24). Inquiétant.

Adrien Di Panda et Slavisa Djukanovic pouvaient avoir le sourire et se laisser aller à la plaisanterie. Si le déménagement à la Trocardière ne se fait pas dans le plus grand bonheur pour leurs hôtes,  il semblerait que les Raphaëlois y ait trouvé, eux, leurs marques . «C’est vrai que c’est pas mal ici, on reste sur trois jolis matches », sourait Adrien Di Panda, se remémorant au passage un Trophée des Champions plutôt dense. “On n’a jamais trop eu de réussite à Beaulieu en championnat comme en Coupe de la Ligue. Là, c’est bien mieux, hein patron? » Le surnom faisait rire l’intéressé et pourtant, c’est bien ce que le portier varois a su être dans ses cages face aux assauts locaux.

Une véritable démonstration de sa palette d’artiste gardien, ciselant ses parades, écoeurant les Derot, Nyateu et leurs amis ne trouvant que rarement la lumière. Car pour cette cinquième journée si, certes, on a pu voir un peu de mieux dans la défense nantaise, le secteur offensif a plus que souffert. « C’était un Nantes sans Anic (parti pour Kiel), avec Entrerrios (côtes fêlées) et Skof (coude) blessé », glissait avec humilité Djukanovic, omettant en revanche de rappeler les absences on ne peut plus lourdes côté SRVHB d’Atlason et Abily, excusez du peu. Deux forces de frappes restées sur les rives méditerranéennes qui n’y changeaient rien : hier, le H a perdu pied.  « Je veux rester solidaire de mon équipe, assumer mais je suis désarmé, salement surpris, avouait Thierry Anti, blême. C’est dur pour moi. Trop de joueurs ont été petits bras, les pertes de balles directes ont été tellement nombreuses… Ce n’était pas digne de la D1! J’espère, sincèrement, que l’on a touché le fond et que l’on ne pourra pas chuter plus… »

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Un discours sans fard résumant la piteuse prestation de Salinas et sa troupe, n’en ayant malheureusement pendant la quasi totalité de la rencontre, que le nom. Valero Rivera aura bien su rugir sa hargne, Feliho secouant, encourageant, recadrant sans l’effet escompté, Camarero poussé à la révolte. Mais sans cohésion, de façon souvent décousue, le patchwork nantais n’a jamais su être la couverture réchauffant les organismes après le coup de froid cessonais. Un contraste saisissant avec la sérénité des hommes de Joël Da Silva, toujours à la relance même après quelques erreurs ou coups de semonce du talentueux ailier ibère du H (9/12 , 5/6 pen.). « Les gars ont pris des coups, vu parfois Nantes se rebeller, mais on n’a pas tremblé, on n’a rien dit et fait tout ce qu’il faut pour que l’orage passe, confirmait Djukanovic, maître Yoda imperturbable. Cette confiance dégagée par ma défense, cela rejaillit fatalement sur moi en positif. » « Il a 600 kgs devant lui, ajoutait Adrien Di Panda en riant. On a grandi dans les têtes, aussi… »

Et au classement, où les Varois se calent tranquillement derrière l’ogre PSG. Loin devant le HBC Nantes, donc, qui se retrouve après cette nouvelle déconvenue premier non relégable. La sonnette d’alarme est tirée et le réveil ce matin, semblable à la pire des gueules de bois, aura été fait par leur président Gaël Pelletier, convoquant son équipe à huit heures.

 

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