Starligue - J2
Saran, fou, mais pas dans le bon sens
Après avoir été chercher le match nul à Saint-Raphaël (30-30) lors de la première journée, Saran est passé complètement à travers de ses débuts à domicile face à Nîmes (31-39).
Pour Saran, chaque point gagné dans cette Starligue s'apparentera à un exploit. Et malheureusement, c'est compliqué d'en faire tous les weekends. Hier, les hommes de Fabien Courtial y ont cru exactement onze minutes. Un court laps de temps déjà complètement fou, où le ballon allait d'un but à l'autre, ou plutôt d'un filet à l'autre, poussé par des montées de balle ultra-rapides des deux côtés (7-7, 11'). Et puis, le trou noir, où plutôt le tunnel blanc, tant Nîmes a puni son adversaire. Un 7-0 en autant de minutes, avec un Rémy Desbonnet en feu dans sa cage et des Usamistes cavalant en contre-attaque, avec Snorri Gudjonsson en capitaine de cavalerie. "A ce moment là, rien ne marche. Mais, rien de rien. On tente de jouer à sept, la semaine passée on avait mis Saint-Raph' en difficulté avec ça, mais là non. Desbonnet a une relance excellente, alors si tu rates des shoots, tu sais que derrière, ça va partir vite" déplorait Fabien Courtial, un peu circonspect. Sauf que cette absence va continuer jusqu'à la pause. L'écart va passer la barre des dix buts pour monter jusqu'à quatorze unités peu avant la pause. "A un moment, t'as même l'impression que les Nîmois sont mal à l'aise, qu'ils veulent pas trop nous enfoncer" observait Courtial, tandis que son équipe repartait aux vestiaires menée de treize buts, 11-24.
Saran réagit, mais trop tard
Et cinq minutes après la reprise, quand les locaux étaient menés de seize buts (13-29), on commençait à se demander à combien était le record de buts en Starligue, histoire de retenir au moins quelque chose de notre venue. C'était sans compter sur la réaction des Saranais. "On s'y attendait, on s'était prévenus dans les vestiaires" analysait Franck Maurice, l'entraineur nîmois. "On est un peu moins efficace au shoot et la physionomie s'inverse, ils mettent des buts faciles. A partir du moment où ils n'ont plus eu rien à perdre, ils ont eu la salle avec eux et ça les a poussé". Perdu pour perdu, les Loirettains se lâchaient, avec un Jean-Jacques Acquevillo (photo de gauche) métamorphosé et un Alexis Jallamion virevoltant. Les Nîmois refusaient de gérer, joueurs, et le rythme profitait à leur adversaire, qui perdait quatre ballons de -4 à l'entrée des dix dernières minutes. Mais les Nîmois étaient suffisamment loin pour ne pas trop stresser, l'emportant finalement 39-31. "Notre réaction est presque logique. Quand on a su qu'on avait perdu, les joueurs se sont libérés, c'est comme si ils n'arrivaient pas à gérer cette pression inhérente à notre montée. La semaine passée, même chose, on s'est mis à jouer sur la fin, quand on a cru avoir match perdu. Il y a un cap à franchir" conclut Fabien Courtial, qui accueillera Nantes la semaine prochaine, tandis que l'USAM pourraient enchainer une troisième victoire de suite en début de saison à la maison face à Toulouse.
Les statistiques :
SARAN LOIRET HB - USAM NIMES GARD 31:39 (11:24) Arbitres : Olivier Buy, Sébastien Duclos Saran : Poirier (9/42 dont 0/4 pén), Jamet (1/4 dont 0/1 pén); Guillaume, Drouhin (2/3 dont 0/1 pén), Lamazaa (3/4 dont 2/2 pén), Vozab (4/8), Anic (1/1), Muyembo (5/7), Guillaume Perrin, Gheysen (3/4), Papez (1/1), Acquevillo (7/9), Jallamion (4/4), M'Bemba, Bordier (1/1) Nîmes : Rezar (1/2), Desbonnet (18/48 dont 1/3 pén); Haon, Gallego (3/4), Rebichon (4/6), Podsiadlo (7/9 dont 4/4 pén), Hallgrimsson (4/5), Dupuy (0/1), Brun (2/4), Gudjonsson (8/11 dont 1/2 pén), Ferreiro (4/7), Tobie (4/4), Tesorière (1/1), Alexandre, Sretenovic, AguirrezabalagaKevin Domas