LdC (1/4)

Paris est au Final Four, et c’est le principal

Vainqueur à l’aller de trois buts (27-30), le Paris Saint-Germain a validé ton ticket pour Cologne et le Final Four de la ligue des champions en faisant match nul face à Szeged 30 à 30. Bousculés comme rarement par des Hongrois en réussite, les Parisiens ont su compter sur leurs hommes d’expérience dans le sprint final.

Les Parisiens ont eu chaud comme rarement ce soir à Coubertin. Dans un gymnase chauffé à blanc par des ultras du club parisiens qui renforçaient le huitième homme, la pression était grande pour les Parisiens qui partaient avec une marge d’avance et un statut d’invaincu à domicile en ligue des champions cette saison. Mikkel Hansen et Uwe Gensheimer se voyaient-ils déjà qualifiés quand ils butaient dans les premiers instants sur Jose Manuel Sierra ? Le gardien, ancien de la maison bleue et rouge, allait réaliser une belle première période et mener les siens tout au long du premier acte. L’autre homme gênant de ce début de rencontre, c’est le tireur Serguei Gorbok (4/6) qui permet à Szeged de garder un maigre avantage jusqu’à ce que Nikola Karabatic soit récompensé de son incroyable activité  par l’égalisation et que Luc Abalo donne pour la première fois l’avantage au PSG (9-8, 15e).

Paris plie mais ne rompt pas

Cependant, le club de la capitale n’avait pas franchement le match en main. C’est sous les coups de Zsolt Balogh (8/13) que le score allait se creuser et que les orange hongrois ne prennent pour la première fois du match trois buts d’avance. Un écart qu’ils allaient garder jusqu’au début de la seconde période. Une défense parisienne en grande difficulté face à Richard Bodo et Bence Banhidi rendait la vie impossible à Thierry Omeyer avant que Balogh n’amène virtuellement Szeged au final 4 (21-25, 40e). “A ce moment-là, on n’a pas stressé, on ne s’est pas énervé contre l’arbitrage. Ils étaient en pleine réussite mais on savait qu’à un moment, ils allaient finir par baisser le pied” résumait Luka Karabatic. Et plus qu’une baisse de régime adverse, ce sont les Parisiens qui vont subitement monter le niveau défensif, avec treize minutes consécutives sans encaisser de but. Omeyer fantomatique devient héroïque, lui et Skof arrêtant un pénalty chacun, tandis que Nikola Karabatic prenait les choses en main.Balle en main dans la défense rugueuse de Szeged pour provoquer une exclusion, scorant dans le but et lâchant quelques offrandes à so frère, le demi-centre parisien se mettait en quatre pour redresser le bateau tanguant dangereusement. Paris reprenait la main sur le match, dans une ambiance géniale, bien loin de celle feutrée qui règne d’habitude à Coubertin (26-25, 48e). Comme un symbole, c’étaient les remplaçants Stepancic et Nielsen qui allaient mettre les dernières balles au fond des filets. Pas suffisant pour la victoire, mais assez pour envoyer Paris au Final Four pour la seconde année consécutive (30-30, FM). Le coup est passé près pour Paris, qui a bien failli tout perdre avant de redresser la tête. Mais le club de la capitale est à Cologne, et c’est bien le principal.

Les statistiques du match

Paris SG – 30

Thierry Omeyer (GB) ; Gorazd Skof (GB) – Uwe Gensheimer (4/6) ; Mikkel Hansen (7/11) ; Henrik Molgaard ; William Accambray ; Luka Stepancic (2/2) ; Banoît Kounkoud ; Xavier Barachet ; Nedim Remili (2/6) ; Luc Abalo (4/6) ; Luka Karabatic (6/7) ; Daniel Narcisse (1/1) ; Nikola Karabatic (3/9) ; Jesper Nielsen (1/2) ; Dylan Nahi.

MOL-Pick Szeged – 30

Jose Manuel Sierra (GB) ; Marin Sego (GB) – Sandro Obranovic (3/4) ; Jonas Kallman (2/2) ; Richard Bodo (4/7) ; Serguei Gorbok (4/6) ; Thiagus Petrus ; Szabolcs Zubai ; Zsolt Balogh (8/13) ; Stas Skube (3/3) ; Matej Gaber (1/2) ; Mario Sostaric (1/2) ; Pedro Rodriguez (1/2) ; Bence Banhidi (3/3) ; Denis Buntic ; Bendeguz Boka.

Maxime Thomas

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19 CommentairesPoster un commentaire

  1. ANues - le 30 avril 2017 à 00h03

    On peut féliciter les hongrois pour un énorme match! Paris a souffert, mais n'a pas craqué, pourtant quelques facteurs n'ont pas aidés:
    – des attaques à l'arrêt (hommage à Mladen Bojinovic qui était dans les tribunes??) quand Szeged était toujours en mouvement!
    – pas de gardien en 1er mi-temps
    – pas de tirs de loin (alors que szeged ne s'est pas géné avec 3 tirs monstrueux), un ou 2 tirs de Hansen et c'est marre
    – Serdarusic qui attend le dernier quart d'heure pour faire un petit peu tourner malgré l'intensité du match. On voit de moins en moins Mollgaard ces dernières semaines! Ca va être fun au F4
    – Nikola Karabatic qui vendange
    – des buts à la con (3 poteaux, puis gardien et ça rentre tout doucement)
    – des attaques bien trop près de la défense hongroises très mobile et agressive
    – … il faut quand même le signaler: des grosses fautes non sifflées même quand c'est sous le nez d'un arbitre, et certaines mal sifflées 🙁

    Les 200 ultras footeux qui dans cette petite salle étroite de Coubertin (ça résonne grave) ont fait littéralement un bruit d'enfer (j'"ai encore des acouphènes à une oreille 8-D , on était au niveau du 7m au fond de la salle) et les gars n'ont pas de bouton off. Alors oui ça a mis de l'ambiance, mais 60 minutes non-stop à fond entre chants et tambour est-ce que ça,gêne pas les joueurs à force?? Par contre les supporters hongrois on les a très peu entendus 😉
    Le tranquille Coubertin s'est montré à la hauteur du public hongrois de la semaine passée

    Szeged est vraiment une équipe à suivre! On ne parle quasi que de Vezsptem, mais c'est loin d'être un faire-valoir

  2. Vace26 - le 30 avril 2017 à 00h42

    Szeged est arrivé en mode "rien à ,perdre" alors que les parisiens étaient eux sous pression, comme quoi être le gros favori n'a pas que du bon (et Szeged avait déjà prouvé qu'ils étaient bons à l'extérieur face à Rhein Neckar.)
    La défense en première mi-temps laisse trop faire les tireurs de loin et les gardiens sont à la peine, alors qu'en face Sierra multiplie les arrêts et prend confiance, et le PSG balbutie son hand et fait n'importe quoi en attaque (mauvaise gestion des supériorités numériques notamment). La reprise de seconde période, pourtant en supériorité numérique, est catastrophique, jusqu'au miracle, avec ce pied de Banhidi et son exclusion.
    A partir de là, le PSG retrouve le chemin des filets, monte d'un cran en défense et les gardiens se rappellent de leur rôle sur le terrain.
    A noter l'option tactique payante de jouer à 2 pivots qui a permis aussi de faire la différence au bon moment.
    Certes les 40 premières minutes sont ignobles, mais les parisiens ont quand même démontré qu'ils avaient un sacré mental. Maintenant, à Cologne, face au Barça, au Vardar ou (espérons le) au MHB, c'est pas dit que ça suffise, surtout côté gardiens. Quand on voit l'incroyable match de Perez de Vargas, on se dit que le PSG face au Barça, ça ne suffira pas.
    L'essentiel est fait, mais de grosses lacunes à travailler si ils veulent le titre.

    • Emerick - le 30 avril 2017 à 02h04

      Contre le barca Paris va hausser son niveau de jeux.
      Aujourd’hui ils​ n’étaient pas dans un bon joueur ils ont montré qu’ils en avaient dans le pantalon à 21-25 j’ai eu peur pour Paris.

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