LdC (F) – J9

Un grand Metz prend son ticket pour les quarts de finale

Il ne fallait qu’un nul ou une victoire. Mais le Metz Handball a choisi un feu d’artifice. Contre le Vardar Skopje, un des favoris pour la victoire finale, les filles de Manu Mayonnade ont livré, devant leur public, une prestation de très très grand soir et ont corrigé les Macédoniennes (42-28). Après Buducnost (28-25) fin novembre, c’est un nouveau gros qui repart la tête basse de Lorraine. Metz est en quart de finale de la Ligue des Champions pour la première fois de son histoire. Metz entre dans l’histoire !

Les Arènes n’auront tremblé que treize minutes. Contre le Vardar Skopje, excusez du peu. Treize minutes durant lesquelles les Messines auront pris leur temps pour parvenir à soigner leurs dernières passes et à exploiter chaque erreur de défense adverse. Car, entre tentatives d’interceptions douteuses et marquage aléatoire, le troisième de la précédente Ligue des Champions s’est fait punir dans les grandes largeurs pendant trois quarts d’heure par la suite. Mais si les Arènes n’ont pas tremblé, c’est aussi grâce la défense de ses protégées, troisième meilleure d’Europe. S’appuyant sur Laura Glauser ou Marina Rajcic lorsque les joueuses de champ étaient en peine puis tartinant comme il faut secteur central par la suite, l’arrière garde des Dragonnes a, une nouvelle fois, été très solide. Le tout a fait exploser le Vardar Skopje.

Mené donc, pendant un quart d’heure (5-8, 13′), Metz a par la suite croqué tout ce qui bougeait après le temps-mort de Manu Mayonnade. Marion Maubon, d’abord, s’est régalée sur son aile (10-8, 15′) forçant David Davis à poser lui aussi son premier carton vert… puis son deuxième, seulement neuf minutes plus tard (17-13, 24′) ! Il faut dire que, sur la base arrière, Ana Gros et Xenia Smits faisaient leur show depuis un bon moment déjà face à une défense macédonienne régulièrement scotchée à ses six mètres. Devant à la pause (19-16, MT), les Lorraines ne se sont ensuite pas arrêtées en si bon chemin lors du deuxième acte. En changeant de défense ou de gardienne, le Vardar pensait pourtant contrarier les ambitions françaises, mais il n’en fut rien. Portées par leurs Arènes, l’écart ne cessa alors de s’agrandir, tout le monde y allant de son petit grain de sel. Pour preuve, à un quart d’heure de la fin, c’est la jeune Hawa N’Diaye qui redonna neuf buts d’avance aux siennes (31-22, 45′) avant que Camille Aoustin permette à Metz de franchir la barre des dix (!) buts d’avance. La fin de match s’est alors transformé en démonstration pour les Dragonnes. Marina Rajcic, rentrée en jeu, voulût elle aussi participer à la fête en claquant quelques parades, ce qui permit aux siennes de filer vers un très large succès (42-28, FT). Si large qu’il représente désormais la plus grosse défaite de l’histoire du Vardar en Ligue des Champions. Pour ainsi dire, jamais le club macédonien n’avait perdu de plus de douze buts dans cette compétition (à Buducnost en phase de poule 31-19).

Mais cette énorme performance, combinée au nul de Thüringer face au FTC (29-29), a surtout permis à Metz d’entrer dans l’histoire du handball français puisque jamais aucune formation française n’avait réussi à atteindre les quarts de finale de la Ligue des Champions depuis la refonte de la compétition (Besançon y était parvenu en 98/99 avec l’ancienne formule). Elle lui évite aussi tout tracas avant un déplacement délicat à Astrakhanochka, la semaine prochaine, pour terminer cette phase de groupe. Le Vardar, de son côté, enchaîne une seconde défaite de suite et se voit dépasser par le FTC au général.

L’adversaire des Dragonnes pour le quart de finale à venir sera l’ogre Györ. Mais qu’importe l’adversaire, après une telle campagne européenne, on a déjà envie d’y croire !

Metz Handball – Vardar Skopje 42-28 (19-16)
METZ : Gardiennes : Glauser (12 arrêts), Rajcic (6 arrêts et 1/1) – Joueuses de champ : Gros (12/14), Zaadi (4/5), Flippes (2/2), Kanor O, Nocandy (0/1), Horacek (2/3), N’Diaye (2/3), Pop-Lazic (2/3), Smits (8/8), Sajka (0/2), Maubon (3/4), Luciano (4/5), Aoustin (2/2), Burlet

VARDAR : Gardiennes : Leynaud (6 arrêts), Suslina, Pessoa – Joueuses de champ : Radicevic (3/5), Herrem (2/6), Mavsar (2/4), Damnjanovic, Lazovic (3/3), Althaus (2/3), Ilyina, Penezic (10/12), Lacrabère (2/4), Khmyrova (1/2), Lekic (1/3), Ristovska (2/5)

Classement du groupe A : 1. FTC 14 points / 2. Vardar 13 pts / 3. Buducnost 12 pts / 4. Metz 8 pts / 5. Thüringer 5 pts / 6. Astrakhanochka 2 pts

La dernière journée : FTC – Buducnost / Astrakhanochka – Metz / Vardar – Thüringer

Dans le groupe B, Györ, leader, et Larvik, second, sont toujours les deux formations invaincues – avec le FTC – de ce tour principal. Les Hongroises ont battu Esbjerg (33-22) et les Norvégiennes se sont imposées à Midjtylland (28-24). Si tout est encore très ouvert dans la poule A, les deux premières places sont d’ores et déjà assurées pour ces formations. Si Bucarest, après son succès face à Krim (28-26) est assuré de participer aux quarts de finale, il devra batailler à distance avec Midjtylland pour préserver sa troisième position. Les Danoises qui devront elles-même ne pas se louper contre Krim lors de leur ultime match la semaine prochaine.

Classement du groupe B : 1. Györ 15 points / 2. Larvik 12 pts / 3. Bucarest 9 pts / 4. Midjtylland 8 pts / 5. Krim 6 pts /  6. Esbjerg 4 pts

La dernière journée : Krim – Midjtylland / Esbjerg – Bucarest / Larvik / Györ

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6 CommentairesPoster un commentaire

  1. ChartresPSG - le 5 mars 2017 à 23h02

    Sur ce match la Metz est dite.
    Bon je sors.

  2. DN - le 5 mars 2017 à 23h21

    Bonne idée. Non pas trop mauvais en vrai. J’ai vu que les 20 dernières minutes mais quel match ! Tout le monde avait faim à Metz, et le Vardar en face a pire que déjoué, chacune jouait pour sa gueule. Assez incroyable, et quelle perf de Metz ! Les trois gardiennes y sont passées, alors que Rajcic et Glauser ont bien fermé de l’autre côté. Le quart face à Gyor paraît infranchissable mais qui sait ? Vu comment elles ont tapé Buducnost et le Vardar à Metz et vu les soucis qu’elles leur ont posé à l’extérieur, pourquoi pas ? À Manu de trouver les clés et aux filles de se déchirer. En tout cas très heureux de l’aventure messine de Manu Mayonnade que l’on voyait coacher il y a encore un peu plus d’un an sur le banc de Mios-Bègles et qui se retrouve aujourd’hui en quart de la CDL. Bonne continuation à lui !

  3. nachadel - le 6 mars 2017 à 02h40

    Vardar etait aussi infranchissable sans beatrice!
    Maintenant tout est possible et gyor doit quand meme se poser quelques questions!

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