Starligue

Saran en reprend pour un tour

Saran est sauvé. Alors que l’ensemble des observateurs promettaient un retour rapide en proligue, les saranais ont su déjouer les pronostics. Il aura cependant fallut aller au bout de la saison, rendant ainsi la dernière victoire plus belle encore.

Tandis que Chambéry remerciait ses nombreux partant, les joueurs de Saran ont eu bien des difficultés à contenir leur joie. Le vestiaire se faisait entendre dans les travées du Phare, lieu inattendu de l’achèvement en fanfare de la saison du double promu. Pour Matthieu Drouhin cet événement reste “ dur à réaliser” , notamment en raison du stress qui a précédé le gong final de la saison : “les trois-quatre dernières semaines ont été difficile à vivre.” Le joueur bien plus contenu que son entraîneur Fabien Courtial qui devait être l’homme le plus heureux du monde, le sourire jusqu’aux oreilles et la boisson de circonstance à la main : “Pour nous c’est énorme dans notre développement. Ça va être dur, mais on va rejouer la Starligue. C’est une chance. Là, je savoure mon métier.” Le temps de donner son sentiment sur la saison : “On avait pensé qu’au final c’était pas si dur que ça, parce qu’on fait une première partie de saison où on est euphorique, puis la réalité nous rattrape à un moment.” Lui aussi n’avait visiblement pas oublié les dernières semaines : “À un moment on était les plus faible de ce championnat, on perdait tout nos matchs… Puis on se dit, avec deux points sur les matchs retour, qu’on a encore une petite chance de venir jouer un match à Chambéry et le gagner. C’est une histoire incroyable” .

Solidaire dans la difficulté

Cette équipe condamnée à la mine continuera à vivre sur la surface de l’élite. Une revanche pour l’ailier droit : “On nous promettait l’enfer toute l’année.” Il a fallut alors sortir l’esprit de groupe et un collectif où chacun était prêt à tout pour l’autre : “C’est une bande de potes, il y a une convivialité que l’on retrouve nul part. Tout le monde est surpris de notre mode de fonctionnement, mais pour l’instant ça tient. On est peut-être moins fort que les autres, mais collectivement on peut faire la différence.” Une abnégation dans la difficulté qu’applaudi l’entraîneur : “Ce qui est agréable dans ce groupe c’est que ça a jamais pété. Neuf défaites de suites, ça aurait pu ! Mais ils sont toujours venus à l’entraînement avec la banane et l’envie de réussir, nous on a jamais pété les plombs à reprocher des choses aux joueurs. On a toujours essayé ensemble de construire” .

Le tout pour le tout tactique

Saran aura étonné par sa manière de vivre, mais aussi et surtout par sa manière de faire. Encore une fois à Chambéry, c’est une défense étagée et l’attaque à sept qui a primé. “Si les autres sont plus fort, il faut toujours éviter les règles, être un peu vicelard, essayer des trucs. Le jour où je serais blindé et avec la meilleure équipe du championnat, je jouerais à la régulière. Mais ce n’est pas encore le cas.” La tactique n’est pas pour autant tirée d’un chapeau magique, la réflexion est à chaque fois présente et mérite qu’on s’y intéresse. À l’image de la défense intéressante du soir, qui a été réorganisée à cette occasion : “c’est le même dispositif que contre Dunkerque en plus étagé et éclaté. Il nous manquait de l’activité et il fallait absolument qu’on agresse nos adversaires pour les perturber.” Que ce soit de ce côté du terrain ou en attaque, hors de question de subir : “je n’imaginais pas rester en 0-6 à attendre de se faire fusiller par Minel ou un autre. Prenons des risques, épanouissons nous là-dedans et croyons-y surtout” .

L’avenir est un long passé

Saran reste donc en Starligue, mais pourra-t-il tenir le jour d’après ? Une question que l’on se pose depuis trois ans et auquel l’équipe répond toujours par l’affirmative. Alors autant chercher les éventuelles difficultés dès maintenant, et Matthieu Drouhin a déjà des idées : “on ne surprendra plus l’année prochaine, et c’est un sacré défi. Encore un défi qui va être compliqué à relever mais c’est bien pour le club, de continuer à avancer, de se structurer.”  L’effet de surprise n’avait déjà plus lieu d’être en deuxième partie de saison, mais à ça s’ajoute l’étrange bilan à domicile : “on a pas gagné de points à domicile, on a pris que quatre points sur seize, c’est une grosse problématique.” S’il ne trouveront pas de suite toutes les solutions, ils auront toutefois Fabien Courtial pour les rechercher face aux nombreuses belles équipes de Starligue : “Il faut toujours faire de l’humilité et dire que les autres sont plus fort.” Pour ensuite, mieux les défaire.

À Chambéry, Maxime Thomas

6 CommentairesPoster un commentaire

  1. Titiisnotdead - le 9 juin 2017 à 07h20

    C est bon, chema peut ranger ses shorts dans la valise !!!

  2. Pseudo - le 9 juin 2017 à 10h10

    Merveilleux !! L’année prochaine, ils perdent Vozab qui est incroyable mais je pense qu’il sera très bien remplacé par Chema, il y a juste la perte de Anic : On verra bien ce que ça donne ! (Ibou reste à Saran?)

    • hand64 - le 14 juin 2017 à 11h12

      Oui il reste.

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