LDC (M) - J13
Le Vardar : "un match particulier"

Nantes pourrait frapper un grand coup ce dimanche face au Vardar (17 heures). Le H pourrait revenir à un point de la machine macédonienne, actuelle leader du groupe A. Un défi de taille mais pas impossible pour la bande de Thierry Anti, qui garde en tête la grosse semaine du H qui, après le Vardar, affronte Saint-Raphaël et Rhein-Neckar Löwen.
Dans les moments importants, Nantes répond souvent présent. Même si la victoire n’était pas là lors de la réception du PSG dans son hall XXL, le H avait livré un gros match (27-27). Cela avait été le cas quelques jours avant, lors de la réception de Barcelone où cette fois la bande de Thierry Anti l’avait emporté (29-25). S'il n'y avait eu que ça. En Macédoine, lorsqu'il a affronté le champion d'Europe en titre. Si c’était en tout début de saison (lors de la deuxième journée, Nantes s’était incliné 27-23), Nantes avait fait le travail, mais encore une fois rentré bredouille. On a bien entendu en mémoire le numéro d’Arpad Sterbik qui continue d'impressionner, mais le contexte est différent. Depuis, le H a grandi et a d’autres problématiques à gérer. « Il ne faut pas oublier le match aller. Notre objectif a toujours été de figurer parmi les 6 premiers, on allait chez le champion d'Europe. Tout ce qui pouvait être pris devait l’être. Il y avait moyen de ramener des points du Vardar. C’est un vrai beau match qu’on offre à nos supporteurs et aux téléspectateurs » expliquait Thierry Anti en conférence de presse.
Même si c’est un match face au champion d’Europe en titre qui fait saliver, il faut garder en tête la venue de Saint-Raphaël trois jours plus tard (mercredi, 16e journée de Starligue) qui reste un adversaire direct et qui est en forme. Une problématique que le coach ligérien n'oublie pas « on a un match qu’on va jouer, parce qu’on ne balance pas un match, jamais. J’aurais quand même dans la tête la réception de Saint-Raphaël mercredi, ça arrive très vite. On aimerait gagner ce match. On aimerait se mesurer au champion d’Europe comme on l’a fait au match aller, on aimerait faire plaisir à notre public. On aimerait beaucoup de choses mais c’est vraiment un match particulier ». Particulier parce qu’il est le premier d’une série de trois gros rendez-vous, dont un en championnat, ce qui reste la priorité des Nantais. Aussi particulier à gérer pour Thierry Anti avec la fatigue de ses joueurs et l’exemple de Nicolas Tournat, évoqué en conférence de presse. « Des joueurs très sollicités. Il faut faire attention. Douleur au dos, au coup, de la fatigue musculaire. J’avais décidé de ménager à l’entrainement Gurbindo Balaguer, Tournat et Claire. Tournat étant fatigué au match samedi» dévoilait Anti. « J’ai été surpris de voir Nicolas (Tournat) fatigué comme ça. Je me dis que là ce sont des choses accumulées avant. Est-ce qu’il va ressentir le contre-coup du championnat d’Europe? Même s’il n’a pas beaucoup joué. Il a tout le temps été pris. Ce qui est valable pour lui l’est aussi pour les autres internationaux présents en Croatie. C’est pour ça qu’on ne peut pas trop faire de calculs. Il faut essayer d’avoir un coaching pertinent. » a-t-il continué.
Une victoire pour du beurre ?
D’autant plus que la victoire pourrait ne rien apporter à Nantes, voire même un huitième de finale plus compliqué à jouer que s’il terminait troisième. Les compétitions internationales nous ont montré que parfois, les titres et les chemins dans un tableau final ne tiennent à rien et que calculer les différents scénarios possibles, peut s'avérer une mission quasi-impossible. Encore une fois, les calculs ont été compliqués pour Thierry Anti, qui n’est pourtant pas coutumier du fait. « Habituellement je n’aime pas faire des calculs. Pendant le mois de janvier j’ai eu le temps d’en faire et j’en ai fait. Et je n’ai rien trouvé ! » sourit-il lorsqu’on lui pose la question. En effet, si la qualification est assurée depuis un moment, rien n’est figé en terme de classement tant dans le groupe A que le groupe B. En cas de deuxième place, le H rencontrerait le vainqueur du barrage entre Léon et Montpellier, ce que ne souhaitent pas forcément les Nantais. En cas de troisième place, ils joueraient le 6e du groupe B. Potentiellement le Meshkov Brest ou Kielce. Bien qu’il soit compliqué, c’est ce dernier scénario qu’espère Thierry Anti, en considérant que le Vardar terminera premier du groupe. «Le seul scénario qui est bon pour nous est que si on perd contre le Vardar, il faut que Rhein-Neckar perde à Plock. Ce serait le super résultat du week-end mais c’est dur à programmer » a-t-il terminé. Il ne faut tout de même pas oublier qu'une victoire pourrait laisser Nantes rêveur d’une première place, en revenant à un point du Vardar. Dans ce cas, tout se jouerait la semaine prochaine en Allemagne, à Mannheim, où Nantes joue samedi, alors que les autres équipes se rencontrent le dimanche. En attendant, la Troc' attend la venue du Vardar...
Maxime Cohen
Nantes - Vardar 17 heures (beIn Sports Max 4).