Starligue

Pontault, entre raison et ambition

Après dix ans d’absence, Pontault-Combault retrouve l’élite du handball français. Et s’il est conscient de la difficulté de se maintenir en Starligue, le promu ne s’avoue vaincu pour autant.

Depuis 2012 et l’instauration des play-offs, aucun club les ayant gagnés n’a réussi à se maintenir dans l’élite la saison suivante. On a vaguement l’impression de répéter la même chose tous les étés mais, malheureusement, l’adage est toujours valable. Massy, la saison passée, n’a pas réussi à le faire mentir. Alors, pour Pontault, on aurait tendance à penser que les dés sont pipés d’avance. “On est parfaitement au courant de ça, mais personne n’avait jamais réussi à accéder à l’élite en faisant quatre matchs nuls en play-offs, alors pourquoi pas ?” sourit Chérif Hamani, le nouveau coach pontellois. Arrivé de Cherbourg après avoir occupé les bancs de Nanterre et Gonfreville, le technicien fait face à un défi de taille. Réussir une saison d’accession dans l’élite, pendant laquelle le nouvel entraineur et les sept recrues vont devoir trouver leurs marques le plus rapidement possible. “C’est vrai qu’il y a du boulot, peut-être plus de part notre statut de promu. Mais j’adhère complètement au projet de Pontault et je sens les joueurs très à l’écoute également. La préparation est un moment de travail où on n’a pas l’impératif du prochain match, donc on essaye d’en profiter pour poser des bases solides” continue le coach.

Sept nouvelles recrues

Des bases, il y en a déjà, puisque nombre des joueurs ayant amené le club en Starligue en juin dernier seront encore présents pour l’ouverture du championnat face à Nantes début septembre. Que ce soit Jean-Pierre Dupoux, Bakary Diallo ou Laurent Lagier-Pitre, un certain nombre a connu les affres de la lutte pour le maintien il y a quelques saisons avant d’être récompensés par la montée dans l’élite. Et ce sont sur eux que Cherif Hamani compte pour inculquer les valeurs du club aux nouveaux arrivants. Et des nouveaux, il y en a un paquet. Sept, exactement, nouveaux visages sont venus rejoindre le PCHB cet été. Si certains recrutements avaient été bouclés bien avant la fin de saison, d’autres noms sont venus s’ajouter à la liste en prévision de la saison prochaine. Le demi-centre Pierre-Yves Ragot fait son retour en France après cinq saisons d’exil, tandis qu’Hichem Kaabeche et Oussama Hosni vont tenter de se relancer après des exercices pas toujours convaincants à Nîmes et Ivry, respectivement. “On avait besoin d’ajouter de l’expérience et de la puissance physique. On ne voulait pas prendre des joueurs pour prendre des joueurs, on a surtout cherché la plus-value par rapport aux profils que nous possédions déjà” continue Hamani.

Et de la qualité, il va en falloir aux Pontellois pour garder leur place tout en haut de l’échelle. Si le président Luc Borg nous confiait, en juin, déjà penser à l’après, le groupe, lui, ne pense qu’au présent. “Il faut être ambitieux, profiter de l’élan né de la montée mais sans faire n’importe quoi. Canaliser cette fougue sans pour autant se brimer. Et surtout, vivre cette saison et en profiter” résume Hamani. Histoire de, pour une fois, faire mentir l’adage qui fait redescendre de Proligue à l’étage inférieur.

Kevin Domas

13 CommentairesPoster un commentaire

  1. Franck du 85 - le 20 août 2018 à 09h38

    Quand même, ça va être très chaud pour Pontault. Malgré les compétences, l’envie, le talent, il va surtout manquer d’expérience à ce niveau.

  2. The Fan - le 20 août 2018 à 09h47

    Cesson, Istres, Pontault… un beau trio pour le maintien

  3. Hand35 - le 20 août 2018 à 10h35

    Je vois bien cesson s’en sortir personnellement @thefan

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