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Les Bleues, ces éternelles chercheuses d’or


L’équipe de France féminine commence demain matin, face à la république de Corée, son championnat du monde. Le but est clairement affiché : conserver le titre acquis en 2017.

Elles auraient pu prendre quelques vacances, se reposer sur leurs lauriers et sur leur ticket olympique déjà acquis depuis décembre dernier et le titre acquis à l’Euro. Il n’en est rien. Quatorze des seize filles qui sont montées sur la boite européenne à l’AccorHotels Arena se sont envolées pour le Japon. “On a un standing à défendre, à statut à assumer. Et c’est toujours un vrai plaisir de retrouver l’équipe de France avec laquelle on a connu tellement de grandes émotions” justifie Allison Pineau. De l’avis de toutes, il n’a jamais été question de faire l’impasse et de s’offrir une respiration marathon. Olivier Krumbholz leur avait laissé le choix, s’offrir un mois de break et envoyer une équipe expérimentale à Kumamoto. Mais elles n’en ont pas voulu, affamées de titres qu’elles sont. “Pour certaines, c’est une des dernières occasions de remporter une médaille. Et quand on voit qu’on peut aller chercher l’or sur chaque compétition, c’est d’autant plus motivant” appuie le sélectionneur. Qui avait fait le choix, en juin dernier, d’offrir du repos à sa vieille garde lors de la dernière coupure internationale pour travailler pendant une semaine avec celles qui feront l’équipe de France du futur. “Il n’y a pas de doute, c’est une des explications de notre fraicheur actuelle. Ca nous a vraiment fait du bien de couper, physiquement, mais aussi mentalement” continue Pineau.

Le ticket pour Tokyo est en poche mais des points restent à marquer

Cette fraicheur pourrait avoir un rôle décisif au moment de la décision finale, tout comme l’énorme avantage d’une la qualification olympique déjà acquise. La France fait partie des cinq nations à avoir déjà en poche son sésame pour Tokyo, avec le Japon, la Corée du Sud, l’Angola et le Brésil. “On n’aura pas la pression olympique, mais on aura la pression de défendre notre titre. On aborde cette compétition un peu différemment, on sera l’équipe à abattre” explique Pineau, tandis que Manon Houette espère pouvoir faire tourner les choses en la faveur de l’équipe de France : “Il se peut qu’à un moment, les mains en face tremblent un peu. Aller aux JO, c’est quelque chose d’énorme en tant que sportive, et on peut faire abstraction de tout ce stress.” Les Jeux Olympiques, dans huit mois, reviennent déjà dans toutes les discussions. Et pas seulement car, de l’aveu même du sélectionneur, celles qui performent à Kumamoto marqueront des points précieux en vue du tournoi olympique, où la liste sera réduite à quatorze joueuses, au lieu de seize en ce mois de décembre. Si Camille Ayglon-Saurina, Grace Zaadi, Beatrice Edwige ou Allison Pineau n’ont certainement pas trop de mouron à se faire quant à leur présence, celles qui se situent à la périphérie de ce noyau d’anciennes seront observées. D’autant plus que les anciennes Siraba Dembélé-Pavlovic et Laura Glauser, absentes respectivement pour cause de maternité et de blessure, devraient être opérationnelles en aout prochain. Pour celles qui peuvent logiquement espérer figurer dans les 14 pour Tokyo, ce championnat du monde prendra des airs de répétition générale dans des conditions réelles. Chloé Bouquet, Océane Sercien-Ugolin, mais surtout la néophyte Meline Nocandy, autant de joueuses qui peuvent prendre date pendant cette quinzaine en vue des échéances futures.

Norvège, Russie, Pays-Bas, des adversaires bien connus

Au moment de chercher les équipes qui pourraient empêcher les Bleues de conserver leur titre, ce sont toujours les mêmes noms qui reviennent. La Norvège, les Pays-Bas, le Danemark, la Russie, les adversaires sont bien identifiés. L’équipe de France croisera un de ses adversaires les plus crédibles, le Danemark, dès la phase de poules avant de retrouver la Norvège et les Pays-Bas au tour principal, qu’il faudra aborder avec le maximum de points pour espérer une qualification pour les demi-finales. “Paradoxalement, le tour principal me fait moins peur que le début de compétition. On sera lancé, dans notre rythme. En revanche, il va falloir rapidement se mettre en ordre de marche pour la première rencontre face à la Corée. On ne pourra pas se permettre de perdre des points d’entrée, comme on a pu le faire par le passé” prévient Olivier Krumbholz. Le sélectionneur sait que ses filles s’étaient inclinées face à la Slovénie en 2017 et la Russie en 2018. Cela ne les avait pas empêchées d’aller au bout, mais avec la nouvelle formule de la compétition, il y aura encore moins de place à l’erreur. Les premiers signes, aperçus lors des trois matchs de préparation remportés, sont prometteurs. Comme quoi, la faim de médailles de ces filles n’est pas qu’un simple élément de langage.

Le programme de lu tour préliminaire :

France – Corée, samedi 30 novembre à 10h (en direct sur beIN Sports 1 et TMC)
France – Brésil, dimanche 1er décembre à 07h (en direct sur beIN Sports 1)
France – Australie, mardi 3 décembre à 11h (en direct sur beIN Sports 3)
France – Allemagne, mercredi 4 décembre à 11h (en direct sur beIN Sports 1)
France – Danemark, vendredi 5 décembre à 12h30 (en direct sur beIN Sports 3 et TMC)

Retrouvez le programme TV complet du championnat du monde ici.

Kevin Domas

1 CommentairePoster un commentaire

  1. emilcostarica - le 30 novembre 2019 à 11h30

    ….et elles creusent toujours!

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