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Veszprem, l’effet Davis

David Davis

Veszprem fait son retour au Final Four de la Champions League ce weekend à Cologne. Si le club hongrois a retrouvé Cologne et le sourire, qu’il avait perdu il y a un an, il le doit beaucoup à son entraineur David Davis.

Rembobinez la bande jusqu’au 29 septembre. Au soir de la troisième journée de la phase de groupe de Champions League, Veszprem compte deux défaites sur ses trois premiers matchs. L’atmosphère dans le vestiaire est lourde, entre des superstars qui ne veulent plus de leur coach et un Ljubomir Vranjes dont le message ne passe plus depuis plusieurs mois déjà. A ce rythme là, on voit mal comment le candidat déclaré au titre dans la plus grande des compétitions européennes pourra remplir son objectif. Voyant la situation dans une impasse, les dirigeants du club se séparent du Suédois et appellent l’Espagnol David Davis. Sans savoir que, malgré son absence d’expérience en tant que numéro un en club, il va changer le visage de la formation hongroise. “Je cherche toujours à transmettre ma passion pour le handball à mes joueurs. Alors j’ai changé un peu tout, de la mentalité à la tactique en passant par les entrainements. Quand, le premier jour, je leur ai dit ce que je voulais mettre en place, ils m’ont regardé comme si j’étais fou. Mais je leur ai aussi expliqué qu’avec un effectif de cette qualité, on pouvait faire quelque chose de bien, comme aller à Cologne” raconte celui qui, il y a un an, était encore l’adjoint de Raul Gonzalez au Vardar.

Mahé : “C’est comme si j’avais de nouveau appris à jouer”

Alors, après l’absence de la saison passée, Veszprem est de retour à la Lanxess Arena. Peut-on aller jusqu’à dire que les Hongrois font figure de rescapés ? “Non, pas jusque là. Il y a eu énormément de travail pour arriver ici” souligne le Français Kentin Mahé. “En début de saison, on avait des individualités qui jouaient côte à côte, désormais, on est une équipe. Personnellement, je me sens comme un nouveau joueur, complètement différent. C’est comme si j’avais de nouveau appris le handball.” Le technicien espagnol aurait pu être le pompier de service, dans un club où grandeur et décadence sont la norme. Il aurait pu finir la saison, avant de laisser la place à un grand nom du handball, comme Veszprem a l’habitude d’aller en chercher. Mais ses joueurs l’ont adoubé, ainsi que le public, si influent sur les rives du lac Balaton, et il vient de prolonger son engagement. Il faut dire qu’avec l’ancien ailier gauche de Ciudad Real, triplement couronné en champions League avec le club espagnol, le sourire est revenu sur les visages. Dragan Gajic, sur son aile droite, ne tarit pas d’éloges sur son entraineur : “Ce qu’il a changé ? On pourrait passer la journée à en discuter. Mais il a trouvé les ressorts pour gérer une équipe avec beaucoup de gros egos. Il sait quand être un ami et quand nous secouer. Et je dois admettre qu’on est tous un peu surpris, en sachant que c’est sa première expérience en tant qu’entraineur numéro un.” “Il travaille beaucoup, il passe des heures au club, mais c’est quelqu’un de très gentil, très humain. Et comme, en plus, il a presque notre âge, on se connait bien et le courant passe” ajoute la star Laszlo Nagy, dont le voyage à Cologne sera son dernier en tant que joueur.

Laszlo Nagy, une sortie dorée ?

La légende hongroise arrivera-t-elle enfin à soulever un trophée qui lui échappe depuis qu’il a fait son retour dans son pays natal ? A l’image d’un Thierry Omeyer à Paris, Nagy était revenu en Hongrie après un exil de douze ans à Barcelone pour aider Veszprem à retrouver son lustre d’antan. Mais malgré une puissance financière quasiment inégalable sur le continent, la mission est pour l’instant un échec. Deux finales, une présence au Final Four, mais toujours pas de titre. “Mon cas personnel importe peu, mon but est le même que les autres joueurs, rapporter le trophée à Veszprem” sourit-il pour évacuer la pression. Rares sont ceux qui ne voient pas se profiler une finale entre la formation hongroise et Barcelone dimanche après-midi. Mais avant, il faudra passer au dessus d’une équipe de Kielce qui ne s’attendait pas à être invitée à pareille fête en avril, quand Paris se dressait devant elle en quarts de finale. Et qui partira encore avec le statut d’outsider. Quand on sait comment ce Final Four aime sacrer ceux qu’on attend le moins…Cela ne fait pourtant pas peur à Davis : “Nous avons une équipe dont beaucoup rêvent. Nous prenons du plaisir à nous lever le matin pour jouer ensemble. Et quand vous combinez ces deux facteurs, vous avez tout ce qu’il faut pour gagner des titres.” Comme une parfaite démonstration, son équipe vient de remporter le championnat national, qui lui avait échappé la saison passée au profit du rival Szeged, à une époque où le vestiaire était déjà sens dessus-dessous. L’entraineur espagnol a, en conséquence, vu sa côte d’amour grimper encore un peu plus. Imaginez s’il montait sur le podium dimanche soir…

A Cologne, Kevin Domas

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2 CommentairesPoster un commentaire

  1. sampras - le 31 mai 2019 à 15h52

    Ramène la Coupe Davis à la maison

  2. Sasori9 - le 31 mai 2019 à 18h29

    Davis est un excellent coach donc je méfie les Rouges Hongrois….

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