Mondial U21 (M) – 1/8e

Nos meilleurs ennemis espagnols

L’équipe de France junior affronte l’Espagne à 21h dans la salle de Pontevedra. Dernier huitième de la journée, il sera aussi la dernière rencontre entre deux générations qui se seront suivies de très près. Au point d’avoir des destins similaires dans ce mondial.

Ceux qui ne sont pas assidus de ce mondial pouvaient s’étonner de voir le combat de très haut niveau proposé par la Slovénie et l’Espagne à la fin du premier tour. Après tout, le perdant auraient tout de même la seconde place du groupe, et la compétition est encore longue. Mais un coup d’œil au tableau final, et on comprend mieux. Car le perdant affrontera la France en huitième, et si les bleuets sont loin d’être l’équipe la plus en réussite pour le moment, elle nourrit un complexe d’infériorité profond. Au point que ni les Serbes, ni les Tunisiens et encore moins les Espagnols et Slovènes – affrontés en final des derniers championnats – voulaient se les ramasser.

“Je voulais éviter la France”

Finalement, ce sera donc l’Espagne. Une équipe connue par cœur, même si elle a eu des changements depuis l’an passé, où les bleuets l’avaient emporté pour jouer la demi-finale. Une équipe enfin, pas tellement différente de l’équipe de France même si les français seront pour une fois les plus physiques sur le terrain. Peut-être la seule fois du tableau final. Un avantage face à une Espagne qui a butté justement sur la puissance des Slovènes : “Nous avons eu l’occasion de l’emporter [face à la Slovénie], nous avons manqué beaucoup de tirs face au gardien, les arbitres ont également laissé quelques actions violentes dans les dernières minutes et ça ne nous a pas arrangé. Mais nous devons savoir comment jouer contre une équipe physique comme la Slovénie et devons penser au prochain match contre la France.”

L’entraîneur espagnol Isodoro Martinez a eu le loisir d’observer largement cette équipe de France, présent dans la salle de Vigo comme les espagnols. Arpentant les allées et travaillant assidûment, il ne veut pas conclure hâtivement sur la méforme des bleuets : “Bien sûr ils sont en face de nous et ont perdus mais nous devons savoir comment gagner contre eux.” On lui rétorquerait bien que c’est ce qu’ils ont fait en préparation à Zurich, mais il clôt rapidement le débat : “Mon souhait en choisissant le groupe était d’éviter la France, mais malheureusement nous allons devoir nous battre avec eux pour se qualifier. Bien sûr, c’est un des favoris pour la médaille d’or.”

L’affiche la moins rêvée

Car s’il y a bien des personnes d’attristées par cette opposition, ce sont les organisateurs. Affichés comme les favoris incontestables, par tous les adversaires et dans les annonces de la compétition, les français attirent du monde. Mais ce n’est rien par rapport à l’Espagne, dont une défaite si tôt dans la compétition serait une catastrophe. Pas étonnant, sinon pour le court timing, de voir revenir Elohim Prandi… Et d’être suspendu à l’annonce de l’IHF des changements demain matin à 9h. Car les espagnols ont leur “Elohim” en la personne de Ian Tarrafeta Serrano, meilleur joueur espagnol de cette génération et présent en tribune depuis le deuxième match, suite à un problème musculaire à la cuisse. Alors, viendra ou viendra pas ?

Dans tout les cas, on trouvera sur le terrain la petite “pulga” Gonzalo Perez Arce. Parfois agaçant, l’ailier droit n’en reste pas moins impressionnant et est un des moteur de l’Espagne. L’inquiétude pour les espagnols vient du poste de gardien ou ni Killian Ramirez, ni Daniel Broto apportent de l’assurance. Autre joueur dont les états de formes feront probablement pencher la balance, le couteau suisse Pol Valera et le gaucher surclassé Mamadou Diocou.  La clé pour les français restera dans la capacité à couper les mouvements de la base arrière Cadarso, Suarez et Amibilia – une tâche réussie par les slovènes. Une base arrière qui pourrait bien être bouleversée ce soir, pour le remake bien anticipé de la finale du mondial jeune.

Dernière minute
L’Espagne a attendu les dernières minutes pour confirmer le changement dans l’effectif. Ian Tarrafeta Serrano fera bien son retour ce soir dans l’effectif pour cette rencontre décisive.

Ian Tarrafeta

Le groupe Espagnol

Entraîneur : Isodoro Martinez

Gardiens : Killian Ramirez Santana (Cuenca) ; Daniel Broto Lacambra (Huesca).
Ailiers gauche : Mikel Zabala Ugartebru (Bidasoa) ; Adria Martinez Bages (Granollers)
Arrières gauche : Natan Suarez Diaz (Ciudad Encantada) ; Mikel Amibilia Aristi (Zarautz zke) ; Pau Oliveras Floreta (Barcelone) ; Antonio Serradilla Cuenca (Guadalajara)
Demi-centres : Eduardo Cadarso Caballero (Ciudad Logrono) ; Pol Valera Rovira (Granollers)
Arrières droit : Miguel Martinez Lobato (Delicias)
Ailiers droit : Gonzalo Perez Arce (Adamar Leon) ; Mamadou Diocou Soumare (Barcelone)
Pivots : Alvaro Martinez Lobato (Delicias) ; Ivan Montoya Martinez (Puerto Sagunto) ; Eneko Goenaga Echave (Zarautz zke).

À Vigo, Maxime Thomas

1 CommentairePoster un commentaire

  1. rkj4 - le 24 juillet 2019 à 12h24

    J'adore la formule "affichés comme les favoris incontestables… les Français attirent du monde" !
    Ceux qui regardent les matchs à la télé et voient les gradins des belles salles espagnoles peuvent constater que la formule est un poil exagérée. Mais c'est vrai que ce soir, la salle affichera complet, pour une fois. Espérons que ça boostera nos garçons.

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