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Saran, l’âge de la maturité

Crédit photo : Panoramic / Kevin Domas

Après deux ans dans l’ombre de la Proligue, les Septors de Saran retrouvent les feux de la rampe et la Liqui Moly Starligue. En espérant avoir engrangé suffisamment d’expérience pour y rester.

Saran fou, c’est bel et bien fini. Le slogan qui avait accompagné la première montée dans l’élite du club de la banlieue d’Orléans a été remisé au placard, et n’a même pas trouvé de successeur. Peut-être Saran mature, encore que…Les deux saisons passées en Proligue, conclues par un titre de champion la saison passée, ont permis au club de se stabiliser, que ce soit émotionnellement ou structurellement, après une accession surprise en 2017. “A l’époque, on s’était laissé griser par la dynamique un peu folle, qui ne correspondait pas à la réalité. Sur ces deux années, on s’est parfois mis dans le rouge. On a appris sur le tas qu’il faut avoir une structure solide pour pouvoir pérenniser un club au plus haut niveau” concède Fabien Courtial, l’entraineur et manager saranais. A 43 ans, il est un des rares à avoir vécu la montée en 2017. Et si les souvenirs sont inoubliables, désormais, la page est bien tournée : “J’espère qu’on a appris de nos erreurs, tout en gardant une certaine fraicheur.”

A la reprise, Courtial a accueilli dix nouvelles têtes, pas exactement une habitude à Saran, où la stabilité est souvent de mise à l’intersaison. Certaines sont bien connues du championnat, comme Vasko Sevaljevic, Johann Caron ou l’ailier droit Javier Munoz, qui portait les couleurs d’Aix la saison passée. Mais on compte aussi beaucoup de jeunes parmi ces recrues. Quelques-unes possèdent un potentiel certain, à l’image de Matheo Fadhuile, le jeune demi-frère d’Elohim Prandi prêté par le HBC Nantes. “Ca fait un effectif renouvelé à plus de 50%, c’était une vraie volonté de notre part. Ca fait que l’aventure de la saison passée est un peu oubliée, on passe à autre chose et à mon sens, ce n’est pas plus mal. Certains de ces jeunes ont tout à prouver chez nous” appuie Courtial, tout de même pas mécontent d’avoir réussi à conserver ses cadres Hadrien Ramond (photo), Nicolas Gauthier et Quentin Eymann. Seule la machine à marquer Théo Avelange-Demouge a choisi de mettre les voiles cet été, direction Dunkerque.

Fabien Courtial (Saran Loiret HB) // Crédit photo : Panoramic / K. Domas

Cibler les matchs pour aller chercher le maintien

Il n’y a donc pas une minute à perdre pour intégrer ce beau monde, d’autant que le calendrier réserve aux Septors deux matchs contre des potentiels concurrents pour le maintien dans les trois premières journées, avec la réception de Créteil et un déplacement à Cesson. “Il va falloir qu’on essaye d’être un peu plus malin que lors de notre première montée. A l’époque, on était un peu foufou et on jouait tous les matchs à fond. Cela nous a rapporté des points en 2017, mais on y a laissé des plumes en 2018” analyse Courtial. “J’avais été impressionné par Ivry, leur capacité à répondre présent dans tous les matchs importants, à l’époque. Peut-être que, cette fois, il nous faudra un peu plus cibler les matchs.” Cibler les matchs, voilà qui n’a pourtant pas forcément réussi aux Saranais lors de leur passage en Proligue, où la formation de Fabien Courtial a souvent évolué au niveau de ses adversaires, laissant passer de précieux points en route. Mais cette fois, il n’en sera pas question, alors que l’ambition du club reste de s’installer au plus haut niveau. “Si on peut éviter de faire comme il y a quatre ans et d’aller jouer le maintien à Chambéry, j’aimerais autant” sourit-il, en se souvenant de cette soirée au Phare avec un maintien arraché au bout du suspens. “On a désormais tout ce qu’il faut pour que le club devienne un club qui compte en Starligue.”

Et tout ce qu’il faut, c’est même un adjoint pour Fabien Courtial, qui avait pris l’habitude de tout faire tout seul la saison passée, après le départ de Chema Rodriguez. Cette fois, c’est l’ancien entraineur de Massy Jérémy Roussel qui viendra s’asseoir à ses côtés. Si son titre officiel est de responsable de la formation, son rôle sera bien élargi, puisqu’il sera de la partie à chaque entrainement et match de l’équipe professionnel. “J’avais besoin de partager les choses, de ne pas être seul pour prendre certaines décisions, d’être conforté ou, au contraire, qu’on me dise que j’ai tort” explique Courtial, tout en insistant que, comme avec ses joueurs, le nouveau binôme est encore en train de prendre ses marques. “Il faut accepter de ne pas être celui qui parle tout le temps. Mais je suis persuadé que Jérémy va apporter une grosse plus-value à tout le club.” La présence de Roussel, comme la structuration du club dans tous les étages, donnent la sensation que les Septors sont, désormais, dans l’âge de raison, après avoir traversé l’adolescence en profitant de tous les excès. Ne reste plus, désormais, qu’à trouver une situation stable et, si possible, en première division.

Kevin Domas

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