N1 élite – J2

Le PSG prend les points en Normandie

Ibrahima Diallo, Gonfreville l’Orcher (crédits : Jérôme Déjardins).

Après une première journée riche en émotions, la deuxième n’a pas été en reste et a livré cette fois encore de riches enseignements. Au programme, Annecy remporte d’une courte tête son déplacement à Saintes (25-26), Pau arrête Poitiers (36-33) et le PSG prend les points à Gonfreville (27-30). Les coachs Ibrahima Diallo et Thierry Perreux reviennent avec nous sur cette rencontre de haute intensité.

En déplacement à Gonfreville, les jeunes pousses du Paris Saint-Germain ont livré une prestation solide face au public normand. “C’est important d’être capables de produire du jeu à l’extérieur, se satisfait le coach parisien Thierry Perreux. La compétition a manqué à tout le monde, mais pour les jeunes de la réserve, les matchs sont essentiels pour l’évaluation.” Et pour leur évaluation de samedi soir, les joueurs de la capitale sont rentrés avec une bonne note au terme d’une rencontre disputée. “C’est une équipe que je craignais déjà pour les avoir joués l’année dernière, revient l’entraîneur gonfrevillois Ibrahima Diallo. J’ai beau réfléchir et mettre le truc dans tous les sens, on a rencontré une très belle équipe du PSG qui a fait très peu d’erreurs. Je pense qu’on n’est pas au bout de nos surprises avec cette équipe.” Car au gymnase Auguste Delaune, le public, venu en nombre, a été servi en termes de spectacle. Le premier acte est très accroché entre deux équipes pleines de jeunesse et de talent. L’écart n’excède jamais les 2 longueurs, souvent en faveur des locaux portés par de bons Pierre Fitte-Duval et Mathieu Diaz (7 et 6 buts), mais ce sont bien les visiteurs qui virent en tête sur la sirène (14-15, 30′).

Paris dépasse Gonfreville dans le money time

Le second acte n’est pas plus clément pour les deux équipes qui restent au coude à coude. “Défensivement j’ai trouvé qu’on n’était pas trop mal même si la vitesse de certains joueurs de Gonfreville nous ont fait du mal, décrypte le coach francilien, alors que son équipe devait composer face à une salle pleine. Mais les joueurs ont su rester concentrés, et c’est important qu’ils soient capables de tout donner quand ils ne sont pas dans leur cocon des matchs à domicile, et c’est ça qu’on cherche pour les faire progresser.” En face, les Normands tiennent mais peinent face à une base arrière bien en jambes. “William Peleka (6 buts) et Baptiste Clay ont été solides, ils ont vraiment tenu leur équipe” reconnaît Diallo, avant une fin de rencontre compliquée pour ses joueurs. “Entre samedi et la semaine dernière, on perd deux joueurs. C’est plutôt des joueurs importants du groupe et je pense qu’avec la fatigue on a été un peu limités sur la fin de match.

Leo Villain (Paris Saint-Germain)

Et si à cela on ajoute un Léo Villain survolté dans le money time (5 arrêts dans les 10 dernières minutes), on sent la victoire proche des Parisiens (22-22, 47′ ; 23-28, 54′). Ce qui n’a d’ailleurs pas empêché le portier parisien d’apparaître en Starligue face au Fénix le lendemain. “C’est toujours un plaisir de voir nos joueurs alignés sur les feuilles de match avec les pros, souligne son coach. Mais au-delà des individualités, je retiens qu’on a tenu 60 minutes en proposant un niveau de jeu intéressant.” (27-30, 60′).

Je ne pense pas qu’on ait à rougir, on n’a pas fait un mauvais match, revient le tacticien normand après la rencontre avant de se tourner vers la réception de Bordeaux. Ce weekend on a eu une belle ambiance, et je pense que les spectateurs ont assisté à un beau match. Alors on espère qu’ils seront encore un peu plus nombreux la semaine prochaine pour nous pousser à renverser l’ogre de cette poule. Avec l’investissement qu’ils ont eu, je pense que la pression est plus de leur côté que du notre. Ils ont un objectif de montée tout de suite, mais nous on va arriver détendus et on va essayer de jouer notre partition pour décrocher la victoire.” Même envie du côté du PSG, avant de recevoir Poitiers. “J’ai l’impression qu’il y a une équipe bien en place à Poitiers, prépare l’ex-international français du PSG. Mais de toutes façons tous les matchs sont compliqués, c’est précisément ce qu’on vient chercher dans cette poule élite.

Axel Rosier, Saintes (crédits : TH.Photographie).

Annecy vainqueur au forceps

Pour son retour devant son public, Saintes avait à coeur de montrer un beau visage face à un autre promu : Annecy. Pourtant, ce sont les visiteurs qui vont mieux démarrer, et construire un matelas de 4 longueurs d’avance au quart d’heure de jeu. Et malgré le carton rouge direct infligé au demi-centre Martin Gaillard, ce sont bien les visiteurs qui gardent la main sur la rencontre à la pause (13-17, 30′). Mais c’était sans compter sur un retour tonitruant des locaux qui inflige un 4-0 par les hommes forts de sa base arrière : Axel Rosier et Nemanja Grujicic (9/16). Les hommes de Yannick Verdier maintiennent la pression, et entament le money time avec une courte avance (23-21, 50′). Mais les Haut-Savoyards n’ont pas dit leur dernier mot. Avec 3 buts de suite, l’intenable Tom Vinatier (8/13) va contribuer à un 4-0 qui va remettre le CSAV dans les meilleures dispositions. Axel Rosier trouve le chemin des filets dans la dernière minute mais il est trop tard, et l’US Saintes passe proche d’un premier succès avant son déplacement à Mulhouse (25-26, 60′). Annecy de son côté, recevra Dreux-Vernouillet et cherchera à réaliser la passe de 3 pour confirmer son beau début de saison.

Dreux, justement, a montré un bien meilleur visage que la semaine passée face à Frontignan. Avec des standards défensifs plus élevés que la semaine passée, les hommes de Denis Polydore tiennent la comparaison avec les visiteurs. Pour autant, les partenaires de Guillaume Margnoux (6/11) parviennent à créer le break avant la pause (10-13, 30′). Contrairement à la semaine dernière, les locaux vont parvenir à rester dans la rencontre, mais ne parviennent pas à raccrocher leur adversaire. Le carton rouge direct de Lucas Pelegrin permet à l’arrière droit Nolan Nolbas (6/9) de ramener Dreux-Vernouillet à une longueur (14-15, 38′), mais la dynamique ne perdure pas, et les Héraultais reprennent un avantage de 3 à 4 longueurs, qu’ils conservent en fin de rencontre (21-25, 60′).

Nolan Nolbas, Dreux-Vernouillet (crédits : US Dreux-Vernouillet Handball)

La forteresse paloise résiste à Poitiers

Après sa performance majuscule en première journée, Poitiers était attendu du côté de Pau. Du spectacle était attendu, et le match n’a pas trahi les attentes du public de la Halle des sports de Nousty. Et si les premières minutes sont accrochées, ce sont les visiteurs qui vont prendre leur envol en premier. Portés par les arrêts de leur gardien espagnol Ricardo Amerigo Fernandez et les pralines de leur jeune arrière gauche Lyvio Asabina (10/13, dont 6 en première période), les Griffons prennent jusqu’à 10 longueurs d’avance (8-18, 24′). Mais en face, le taulier Maxime Lamude (9/14) maintient le cap, et plante 3 buts pour réduire l’addition à la pause (14-19, 30′). Le second acte va pourtant rebattre les cartes. Toujours 3 longueurs derrière à un quart d’heure du terme, les Béarnais vont se lancer dans un sprint final sous l’impulsion de Baptiste Bergerou, auteur de 3 buts en 3 minutes. Et une fois devant, les joueurs de Michel Laborde ne relâchent plus leurs positions et gèrent à merveille leur money time (36-33, 60′). On notera également les bonnes performances d’Ibrahima Sall (7/17) côté Poitiers ainsi que de Jordan Chibani (6/8) et Guillaume Jamet (14 arrêts) du côté vainqueur. Pour confirmer la semaine prochaine, Pau sera confronté à un défi relevé du côté de Frontignan.

Enfin, Bordeaux a pu fêter le retour de son public de la meilleure des manières. Opposé à l’ambitieux promu de Cournon d’Auvergne, les débats sont accrochés pendant 45 minutes. Avec le demi-centre Alex Gerin, l’arrière gauche Adrien Canoine et l’ailier droit Kévin Bocanegro pour fers de lance, avec 5 buts chacun, les Auvergnats font la course derrière sans se faire distancer. Pourtant, les hommes de Lukas Buchta vont tout lâcher face à des Bordelais qui déroulent devant leur public dans les derniers instants (32-24, 60′). Après deux lourdes défaites, Cournon essaiera de montrer un meilleur visage chez lui la semaine prochaine, avec la réception de l’Élite Val d’Oise.

Mathieu Vigneron, Bordeaux Bruges-Lormont (crédits : Handshoot).

Mulhouse et l’EVO se livrent un gros duel en cloture de la J2

Pour la dernière rencontre de cette deuxième journée, l’Élite Val d’Oise attendait les Alsaciens de Mulhouse-Rixheim de pied ferme pour leur première face à leur public. Et en effet, les deux formations ambitieuses se sont livrés une rencontre de haute intensité, accrochée de bout en bout. À deux minutes du terme, les hommes de Safwann Khoudar pensent avoir fait le plus dur alors qu’ils mènent de 2 buts à quelques instants du terme (32-30, 58’40). Mais c’était sans compter Jordan François-Marie et l’entraîneur-joueur Mehdi Ighirri qui sont venus doucher les espoirs de victoire des locaux sur le gong (32-32, 60′). Un score frustrant pour les locaux qui n’est pour autant pas volé par les visiteurs, récompensés pour leur belle prestation. On notera les 7 buts de l’Alsacien Guirrec Cherrier, et la nouvelle grosse performance du néo-francilien Simon Lavialle (9/13).

Antoine Piollat

1 CommentairePoster un commentaire

  1. Sasori9 - le 21 septembre 2021 à 17h57

    Je suis vraiment content de voir les Normands ont tenu tête face aux Ogres PSG !!! Une courte défaite en plus, ce n'est pas tous les jours qu'on voit ca.

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