Proligue – J22

Saran de nouveau leader, Cherbourg mis en échec

Valentin Kieffer (Saran Loiret HB)

Alors que Pontault, de nouveau touché par le Covid-19, n’a pas joué, Saran s’est rattrapé du nul de mardi contre Valence par une large victoire contre le même adversaire (26-39). Chez lui, Cherbourg a concédé le nul contre le relégable Sarrebourg. Massy, Dijon et Sélestat se sont imposés.

Comme écrit après la journée de ce milieu de semaine, en Proligue, on se rapproche de la fin du championnat, mais un flou domine sur les conséquences du classement pour les protagonistes. Dans cette saison anormale, sans spectateur, alors que le championnat de N1 est suspendu et que les deux clubs VAP monteront donc sans jouer plus de cinq matchs, faisons encore une fois comme si de rien n’était et parlons de lutte pour le maintien, même si les descentes paraîtraient cruelles pour des équipes qui se sont défendues et qui seraient remplacées par des clubs qui n’ont pas eu à jouer pour monter. La réalité, cependant, n’est jamais bien loin : deux matchs ont été reportés pour cause de Covid ce week-end, l’opposition entre Angers et Nancy et celle entre Pontault-Combault et Strasbourg.

Saran, retour gagnant

Théo Avelange Demouge (Saran Loiret HB) / Crédit photo : Kevin Domas / Panoramic

Comme si de rien n’était, donc, Saran a retrouvé Valence pour un deuxième affrontement en une semaine entre les deux équipes. « J’appréhendais ce déplacement, et j’avais envie de voir une équipe revancharde », a déclaré Fabien Courtial après cette deuxième rencontre au micro de Mistral TV. Saran prend l’avantage au score en début de rencontre, mais est accroché par une équipe de Valence qui tient le rythme. Après vingt minutes de jeu, le score est de parité (11-11, 20’). Mais les Valentinois décrochent en fin de première période en encaissant un 4-0, causé par des pertes de balle côté VHB (12-16, 28’). Mené de quatre buts à la pause (13-17, 30’), Valence s’effondre progressivement en deuxième période. Mené de six buts après une infériorité numérique (16-22, 37’), le VHB se reprend avant de passer ensuite près de dix minutes sans marquer (18-22, 39’ ; 19-28, 48’). Théo Avelange-Demouge (10 buts) et la paire Gauthier-Kieffer dans les buts (10 arrêts pour Gauthier, 6 pour Kieffer dont un 3/3 à 7m) font notamment mal aux Drômois.

Fabien Courtial (Saran Loiret HB)

Saran a alors match gagné, mais se fait plaisir offensivement dans les dix dernières minutes pour obtenir un succès plus large (26-39). «  Je connaissais les valeurs de Valence, et je pense qu’ils étaient un peu cuits ce soir, c’est dur de jouer deux fois de suite comme ça, soulignait Courtial. On espérait que le point qu’ils avaient pris chez nous leur coûte physiquement, je pense qu’ils ont craqué là-dessus. » Les Saranais profitent de ce succès et du fait que Pontault n’ait pas joué pour reprendre la première place du championnat. « Je suis content, parce qu’on repasse premiers, et quand on arrive à la fin d’un championnat, on a l’impression que les points comptent encore plus, concluait Courtial à Mistral TV. J’étais déçu qu’on n’ait pas fini le match mardi, et je suis très content qu’on ait gagné largement. » Le rattrapage du match contre Angers, prévu mardi prochain, peut donner l’occasion à Saran de prendre deux nouveaux points capitaux dans la course à la montée.

Massy prend le dessus sur Nice et se rapproche des play-offs

Jeremy Roussel (Massy Essonne HB)

Dans la lutte pour les play-offs, la quête de la quatrième place – qui offrirait un match retour à domicile – s’annonce serrée pour cette fin de championnat. Dans le même temps, le trou semble fait sur les poursuivants. C’était tout l’enjeu de l’opposition entre Massy, cinquième, et Nice, septième et donc premier poursuivant derrière les places qualificatives pour les play-offs. Les deux équipes ont livré une partie équilibrée en début de première période, avant que le Cavigal prenne le dessus en privant le MEHB de but pendant sept minutes (7-6, 15’ ; 7-11, 22’). Mais Massy a presque comblé son retard avant la pause (12-13, 30’). Les locaux parviennent à gêner leur adversaire avec une grosse défense. Jérémy Roussel, l’entraîneur des Lions, peut résumer la performance en une phrase : « Nice est une équipe offensive, et on les a amenés sur un match défensif. » À quinze minutes de la fin, Massy prend pour la première fois deux buts d’avance (20-18, 45’). Nice résiste, vivote à un ou deux buts d’écart, avant de craquer en fin de rencontre (23-22, 55’ ; 26-22, 58’).

Asier Antonio (Nice)

Avec notamment huit buts d’Edson Imare mais surtout une grosse performance collective, Massy s’impose contre une bonne équipe niçoise (28-25). « J’aime beaucoup cette équipe de Nice, c’est une équipe qui a une grande maîtrise tactique, qui gère bien les rythmes, qui a beaucoup de variété dans le jeu, et on la craignait à juste titre, saluait Roussel à la fin de la rencontre. On gagne à l’usure, parce que quand la défense est en place, elle use, mais pas que, parce qu’offensivement, on a trouvé les actions. C’était un match intéressant, comme toujours avec Nice. Je suis très content qu’on ait enchaîné ces trois victoires de suite en une semaine, avec des blessures. » Avec ce succès, Massy compte désormais cinq points d’avance sur Nice et, alors que huit points restent à prendre, a quasiment atteint l’objectif des play-offs. « On a un pied en play-offs, et il nous reste quatre matchs pour mettre le deuxième. Mais finir le boulot, c’est ce qu’il y a de plus dur », soulignait Roussel. De son côté, Asier Antonio considérait qu’il « a manqué plein de choses » à son équipe pour l’emporter. « Mais je suis très fier de mes joueurs, normalement ce n’était pas prévu de jouer cette place, rappelait-il. On va jouer jusqu’à la dernière journée de la saison notre possibilité de se placer le plus haut possible au classement. »

Dijon met la pression sur Cherbourg, tenu en échec par Sarrebourg

Crédit photo : Panoramic

Dans le même temps, Dijon et Billère étaient dans la même configuration que Saran et Valence : les deux équipes, qui se sont affrontées dans le Béarn mardi, étaient de nouveau face à face vendredi, cette fois en Côte-d’Or. Alors que l’aller a été serré et a tourné à l’avantage des Billérois, le retour n’a pas été moins déséquilibré, mais a cette fois basculé côté DMH. Les Bourguignons se sont mis dans les meilleures dispositions en début de rencontre avec un large écart acquis au bout de vingt minutes de jeu (12-6, 21’) et toujours cinq buts d’avance à la pause (15-10, 30’). Mais Billère revient des vestiaires avec de bonnes intentions et profite par ailleurs de quatre exclusions côté dijonnais en quinze minutes pour recoller au score (18-18, 45’). Mais en fin de rencontre, Dijon, de nouveau au complet, est plus précis (8 pertes de balle recensées sur le match côté dijonnais, contre 14 à Billère), et malgré la bonne performance de Joris Labro (14 arrêts), Dijon reprend le dessus en fin de rencontre. Billère n’a plus l’occasion de revenir… hormis dans les dix dernières secondes, mais ne parvient pas à aller au tir (27-26). Avec ce succès, Dijon reste cinquième avec Massy, creuse également l’écart sur Nice, et revient à un point de la quatrième place.

Chérubin Tabanguet et Kristian Orsted (Cherbourg). Photo : TATOF/Christophe Portat

Battu sur ses deux dernières sorties, Cherbourg cherche un nouveau souffle et espérait le trouver contre Sarrebourg, dernier du championnat. Mais les Mosellans désormais lâchés au classement, n’ont rien à perdre et jouent crânement leur chance. Ils mettent Cherbourg en difficulté dès l’entame (4-7, 11’) avant de subir la foudre normande : les Mauves marquent onze buts en treize minutes (15-10, 24’). Sarrebourg parvient à se reprendre avant la pause (18-15, 30’), puis recolle et passe même devant en milieu de deuxième période (21-22, 44’). Bien que la JS repasse devant ensuite, le jeu cherbourgeois est très confus dans cette deuxième période, et les mains tremblent dans les cinq dernières minutes. Sarrebourg revient, et, en infériorité numérique, prend l’avantage à quinze secondes de la fin sur un kung-fu conclu magnifiquement par Lucas Hubert d’un shoot dans le dos. La JS sauve le nul sur le fil : Jonas Burud trouve le poteau, mais Robin Dupont-Marion récupère la balle et marque sur la sirène (30-30). Cherbourg sauve le nul sur le fil et garde une avance minime sur Massy et Nice. Sarrebourg, de son côté, peut se satisfaire de son match. Officiellement, les Mosellans ne sont pas officiellement relégués.

Sélestat retrouve le sourire

Gregoire Plat (Sélestat Alsace HB)

Après une série de cinq défaites consécutives, Sélestat est parvenu à briser le cercle vicieux en recevant Besançon. Les Bisontins, venus à douze en Alsace et privés au cours de la partie de David Eponouh et de Thibaud Arteaga (ce dernier sort sur blessure à la 39e minute après avoir marqué son neuvième but de la soirée), a clairement manqué de jus pour tenir face à son adversaire dans la durée. Sélestat a bien lancé son match (11-5, 17’), et Besançon a dû lutter ensuite pour revenir. Mené de trois buts à la pause (18-15, 30’), le GBDH craque en milieu de deuxième période, après la sortie d’Arteaga (22-20, 39’ ; 28-21, 46’). Sélestat, notamment porté par Thibaud Valentin (8 buts) et Grégoire Plat (7 buts), s’impose nettement et logiquement (37-30) et passe devant son adversaire du week-end au classement.

Retrouvez le classement et le calendrier à venir à l’onglet Résultats.

Mickaël Georgeault

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