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Cesson Rennes fait appel à la mobilisation pour renflouer ses comptes

, par Isakovic

Le rideau est tombé sur l'exercice 2025-2026 du Cesson-Rennes Métropole Handball, et le message de fin de saison signé par son président Stéphane Clemenceau a des allures de double exposition. D'un côté, une satisfaction sportive assumée ; de l'autre, un avertissement sans détour sur la santé financière d'un club qui aborde sa clôture du 30 juin dans le rouge.

Sur le terrain, le président breton du club de Cesson-Rennes retient une dixième place qu'il qualifie de « marqueur fort » au regard d'une StarLigue dont la densité a encore grimpé d'un cran. Le club s'était pourtant reconstruit en quasi-table rase après un maintien arraché l'an passé, avec un bilan de dix départs pour huit arrivées et le pari d'injecter de l'expérience européenne dans l'effectif. Pari globalement gagné, selon Clemenceau, qui se félicite d'avoir vu la Glaz Arena vibrer même face aux ogres parisien et montpelliérain.

Préparer l'après Sébastien Leriche

L'autre motif de fierté tient aux tribunes. Avec environ 50 000 spectateurs cumulés sur la saison, Cesson se hisse dans le top 5 des affluences du championnat, un actif précieux au regard d'autres clubs de Starligue qui sont bien loins de ces chiffres.

Un déficit d'engagement « inimaginable » des partenaires

Mais derrière la vitrine, le président ne masque pas l'essentiel. Le club a encaissé de plein fouet un climat économique tendu, marqué par un désengagement de partenaires « parfois historiques » qu'il dit n'avoir jamais vu venir. Malgré un réseau de 270 entreprises partenaires cette saison, le CRMHB se présente devant sa clôture comptable dans une situation décrite comme « préoccupante », et appelle ouvertement à la mobilisation de l'ensemble de ses soutiens, publics comme privés, pour présenter le meilleur exercice possible. Le club serait à la recherche d'environs 200 000 € pour combler le trou dans ses finances afin de démarrer la saison 2026/2027 plus sereinement.

L'alerte n'est pas nouvelle dans la maison cessonnaise. Le club avait déjà dû lancer un financement participatif pour survivre lors de la crise sanitaire, révélant une dépendance forte à la billetterie et à l'hospitalité. À l'époque, le CRMHB rappelait que les collectivités ne couvraient qu'environ 20 % de son budget, là où certains concurrents disposaient de bien davantage de soutien public, le tout alourdi par le loyer de la Glaz Arena. Autant de fragilités structurelles qui resurgissent dès que la conjoncture se durcit.

Un effectif conservé pour viser plus haut

Sportivement, la perspective reste pourtant offensive. Hormis le départ de Mathéo Briffe, attendu à Toulouse, le groupe sera conservé. Clemenceau affiche l'ambition de grimper encore dans la hiérarchie et de profiter du nouveau format de compétition, qui ouvre une porte vers l'Europe via les play-offs.

Reste la question qui conditionne tout le reste : Cesson aura-t-il les moyens de ses ambitions ? Le président veut croire à son modèle et à la force du collectif. Les prochaines semaines, et la capacité du club à mobiliser autour de sa clôture, diront si l'embellie sportive peut tenir sans renfort financier.

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