Matteo Fadhuile « Montrer à toute l’Europe que je peux être un joueur de classe internationale »
, par Isakovic
Matteo Fadhuile - Crédits Albin Durand Asics
C’est lors d’un événement organisé par son équipementier Asics, à l’occasion du lancement de la nouvelle Sky Elite FF4, que Matteo Fadhuile s’est confié sur son nouveau défi. Après quatre années marquantes à Tremblay, le demi-centre de 24 ans s’apprête à découvrir la Macédoine et le mythique club du Vardar Skopje. Entre ses racines à Torcy, son passage au centre de formation de Nantes et ses ambitions internationales, entretien avec un joueur déterminé à franchir un cap.
L’opportunité de rejoindre le Vardar Skopje s’est présentée comme une évidence pour le meneur de jeu Matteo Fadhuile. Attiré par la perspective de disputer la plus prestigieuse des compétitions européennes, il voit en ce transfert une chance unique de se mesurer aux meilleurs. « À 24 ans, je me suis dit que c’était une très bonne opportunité. J’avais envie de saisir ma chance et de me montrer au plus haut niveau pour montrer à toute l’Europe et au monde que je peux être un joueur de cette classe-là », explique-t-il avec ambition et simplicité. Ce nouveau départ culturel et sportif représente pour lui un véritable challenge personnel dans un club historique en pleine reconstruction.
L'appel de la Ligue des Champions
Le tirage au sort de la Ligue des Champions a réservé une surprise de taille à Matteo Fadhuile : un duel face au HBC Nantes. Passé par le centre de formation du club ligérien, il n'a pas tardé à cocher cette date dans son calendrier. « C'est sûr, je l'ai déjà mise et pas mal de mes proches l'ont mise aussi. Je suis super content de pouvoir rejouer à la H Arena et de rejouer contre quelques amis à moi », confie-t-il. Pour lui, la Ligue des Champions est l'occasion rêvée de fouler les plus belles salles en Europe et de prouver sa valeur face aux meilleures équipes du continent.
L'enfer de Skopje comme moteur pour rejoindre le Vardar
Ce transfert, c'est aussi accepter de plonger dans l'une des ambiances les plus chaudes d'Europe. La Skopje Arena et ses 4 500 ultras passionnés n'effraient pas le demi-centre, qui compte bien s'appuyer sur cette ferveur pour élever son niveau de jeu. « Je suis un joueur qui se nourrit de ça et je pense que c’est un gymnase qui peut me transcender. C’est pour ce genre d’émotion que je fais du handball », affirme-t-il avec enthousiasme. Il va découvrir l'ambiance de feu qui règne lors des matchs du championnat macédonien et des derby.
FADHUILE Matteo (Tremblay HB)
L'héritage de Torcy et le conseil du grand frère
Malgré cet envol vers l'Est, Matteo Fadhuile reste profondément attaché à ses racines. Formé dans le club de Torcy en Seine-et-Marne, il n'oublie pas l'impact majeur de son mentor lorsqu'il était jeune, Marc Bouriot, fils du président fondateur du club, Yves Bouriot. « C’est ce club qui m’a tout appris... enfin un coach surtout, Marc Bouriot à qui je dois énormément, il m’a beaucoup appris au niveau du handball mais il m'a fait devenir avant tout un homme plus qu'un handballeur, je lui dois beaucoup. Torcy, c'est comme ma maison...», souligne-t-il avec gratitude.
Dans cette décision charnière, il a également pu compter sur le soutien de son demi-frère, l'international du PSG Handball, Elohim Prandi. Ce dernier, tout en respectant l'autonomie de Matteo, l'a encouragé à suivre son instinct : « Il m'a dit écoute maintenant tu vois si tout est carré là-bas et fonce, c'est ton choix ».
Le rêve bleu en ligne de mire
Ce passage par le Vardar et la visibilité offerte par la Ligue des Champions ont un objectif clair : l’équipe de France. S'il s'est épanoui en première division française, Matteo sait qu'il doit désormais prouver sa régularité au niveau européen pour attirer les yeux d'un certain Talant Dujshebaev « Ça serait mentir de dire que j’ai pas envie de tâter cette équipe de France, de commencer à y goûter. J’espère, en faisant de bons matchs en Ligue des Champions, pouvoir prétendre à être appelé dans cette équipe qui me fait rêver depuis très jeune», conclut-il. C'est tout ce qu'on peut souhaiter au jeune demi-centre, toujours souriant et accessible.