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Le Barça tient le choc


Barcelone a remporté le choc au sommet du week-end contre le Vardar Skopje (29-28), infligeant sa première défaite de la saison au club macédonien en Ligue des Champions.

Samedi, à Barcelone, des géants en tout genre avaient pris possession des rues de la ville pour la fête de Santa Eulàlia. Quelques heures plus tard, d’autres géants, de la petite balle pégeuse  cette fois-ci, avaient à leur tour envahi le Palau Blaugrana pour le choc au sommet du groupe A de la Ligue des Champions entre le Barça et le Vardar Skopje. Le duel entre ces deux habitués du Final 4 a tenu toutes ses promesses, avec de l’engagement, du jeu rapide et des arrêts spectaculaires. En tête pendant une grande partie de la rencontre, Barcelone s’est logiquement imposé (29-28) devant plus de 4.200 spectateurs.

Sterbik en état de grâce

Avec trois français titulaires au coup d’envoi (Sorhaindo, Mem et N’Guessan), Barcelone a parfaitement ouvert les débats en étouffant les macédoniens par du jeu rapide. Une contre attaque achevée par Entrerrios, souvent inspiré à la mène, donne même trois longueurs d’avance aux joueurs de Xavi Pascual (5-2, 6′). Les Catalans coupent bien la relation avec le pivot adverse mais les protégés de Raul Gonzalez s’adaptent vite et recollent au score en moins de trois minutes (5-5, 9′). Arpad Sterbik se rappelle au bon souvenir du public espagnol en commençant un véritable show dans ses cages. L’un des bourreaux des Bleus sur jets de sept mètres lors de la demi-finale de l’Euro, très applaudi par les supporters barcelonais lors de la présentation des équipes, ferme sa cage à double tour, notamment sur les tirs venant des ailes. Il joue un rôle déterminant pour laisser les siens dans le sillage du Barça (8-8, 17′) avec neuf parades à 40% de réussite lors du premier acte. L’entrée de Dolenec et d’Aleix Gomez ne permet pas aux Catalans de trouver de nouvelles solutions. Ils laissent même le Vardar prendre les commandes pour la première fois du match (8-10, 18′). Les passes supersoniques et les montées de balle font du mal aux espagnols qui ont toutes les peines du monde à trouver Sorhaindo en pivot. L’entrée de Jallouz sur la base arrière à la place d’un N’Guessan assez discret aux tirs donne du peps à Barcelone. Le tunisien est sur une autre planète et inscrit quatre buts d’affilée à lui tout seul, dont un superbe tir à la hanche. Le match est relancé et le Barça vire en tête à la pause (15-14) grâce aux six réalisations de Jallouz.

Barcelone avec maîtrise

Si Sterbik a été très en vue en première période, Gonzalo Perez de Vargas n’était pas en reste non plus. L’ancien toulousain monte encore en puissance au retour des vestiaires, offrant ainsi un savoureux duel à distance entre les deux internationaux espagnols. Avec 13 arrêts dont plusieurs ont été déterminants en deuxième période, il a fortement contribué à maintenir le Vardar à bonne distance pendant les 30 dernières minutes. Jamais les joueurs de Raul Gonzalez n’ont semblé en mesure d’inquiéter  pleinement des Catalans tranchant (18-15, 33′). Viran Morros, désigné MVP du match, a été le symbole de cette défense de fer et de cette attaque audacieuse et juste (4 buts), variant davantage son jeu qu’en première mi-temps et exploitant à merveille ses supériorités numériques (22-19, 44′). À l’image de Dika Mem, qui s’arrache pour donner trois buts d’avance aux siens, Barcelone se montre serein.

Il faudra attendre les dix dernières minutes et la défense 1-5 du Vardar avec Canellas en poste avancé pour voir les locaux plus hésitant à la finition (25-23, 53′). Le tenant du titre de la Ligue des Champions met la pression sur les épaules des espagnols, mais Mem délivre à nouveau les siens après un temps mort de Xavi Pascual. N’Guessan marque lui aussi un but important dans les derniers instants, bien gérés par le Barça qui conserve une longueur d’avance au final (29-28).

Les espagnols remportent un succès important même si le Vardar conserve la tête du groupe, avec un point d’avance sur Nantes et trois sur Barcelone. Au vue de leur prestation du week-end, nul doute qu’il faudra bien compter sur les Catalans pour la suite de la compétition.

Les statistiques :

Barcelone : Víctor Tomàs (2 pen.), Mem (2), Sorhaindo (2), R. Entrerríos (4), Morros (4), Ariño (2), Syprzak (1), Jallouz (6), Rivera (1 pen.), Dolenec, Borges, N’ Guessan (4), Gómez (1).

Vardar Skopje : Shishkarev (3), Kristopans (7), Stoilov (1), Cindric (5 dont 2 pen.), Borozan (4), Dibirov (3 dont 1 pen.), Cañellas (1), Abutovic, Ferreira (1), Maqueda (1), Karacic (2), Marsenic, Cupic, Vojvodic.

À Barcelone, Olivier Poignard

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16 CommentairesPoster un commentaire

  1. Yuri35 - le 11 février 2018 à 02h46

    Énorme Sterbik une nouvelle fois

    Omeyer a été élu meilleur gardien du siècle mais je me demande si c’est pas Sterbik en fait qui aurait plus du briguer ce titre.

    J’aurais bien aimé voir Sterbik dans l’EDF….pas sûr qu’elle aurait eu moins de succès qu avec Omeyer

    • Bibz - le 11 février 2018 à 12h49

      Meilleur gardien de l’histoire pour Omeyer 🙂
      Mais oui il est aussi très impréssionant

  2. Zouzou - le 11 février 2018 à 06h57

    A la différence que par le passé sterbik a brillé par des trous d air abyssal..en gros il choisit ses matchs..enfin ce n est que mon avis….

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