EL (M)

Montpellier et Nîmes font respecter leur loi

RICHARDSON Melvyn (Montpellier Handball)

Trois belles prestations françaises ce soir. Si Montpellier et Nîmes ont assumé leurs statuts de favoris, Toulouse n’a pas démérité face à l’armada de Plock au grand complet, mais s’incline dans le money time.

En grande forme ces derniers temps, Montpellier prend la rencontre par le bon bout face à Alingsas. 2-0 en une minute, le match est vite lancé. Pourtant, les Suédois, défaits à Bougnol la semaine dernière, reviennent vite avec un super début de match de l’arrière droit Andreas Lang. Les équipes se rendent coup sur coup, et les gardiens Sego et Hagvall sont aussi dans leur match (7-7, 11′). L’entrée de Villeminot en défense avancée perturbe les locaux qui ne trouvent plus leur pivot, mais ne change pas la donne. L’arrière droitier Blomgren, entré au relais de Palsson plante quelques buts, mais Kyllian Villeminot lui répond vite, et sur deux buts coup sur coup, il provoque le temps mort d’Alingsas (12-14, 21′).

Kyllian Villeminot (Montpellier Handball)

Montpellier assure sans trembler

La fin de période va totalement tourner à l’avantage des Français. Marin Sego est impérial, et Melvynn Richardson se régale aux 9 mètres. Les partenaires d’Anderson Moberg, complètement bloqués en attaques, voient le score enfler rapidement jusqu’à atteindre les 6 unités sur un dernier but de Bos, sur le gong (MT : 13-19). A la pause, Anton Hagvall et Marin Sego se livrent à un beau duel, avec déjà 10 arrêts à 34% pour le premier, et 8 à 38% pour le second. Au retour des vestiaires, les locaux vont montrer un beau visage avec 3 buts et l’exclusion de Lenne, permettant de continuer à y croire (16-20, 33′). Pourtant, comme lors des supériorités précédentes, Alingsas ne parvient pas du tout à en profiter, et le MHB acroît même son avance sur une interception de Villeminot (16-22, 35′). Sur la suite de la période, les hommes de Patrice Canayer maintiennent leur domination, et l’avance monte jusqu’à 7 unités (22-29, 50′). L’attaque suédoise monte d’un cran dans la fin de match, avec un jeu plus fluide et des gros shoots de Lang à droite et Daniel Blomgren à gauche, mais le mal est fait. Appliqués jusqu’au bout, Canayer pose un temps mort à 5 minutes du terme (24-30, 55′). “Là on vient de louper deux ballons en contre-attaque, c’est pour ça que j’arrête, explique-t-il, mécontent, à ses joueurs. Je veux bien que vous jouiez vite mais à condition de jouer précisément. Sinon on s’arrête et on marche, allez !” Les dernières minutes ne sont pas forcément les meilleures mais la défense est impeccable, et le succès sérieux (25-33). Avec cette victoire, Montpellier s’affirme en réel leader de ce groupe C, avec 4 victoires en autant de rencontres, mais sans avoir encore joué l’autre gros morceau de la poule : Magdeburg.

Alingsas : Franzen (5/7), Lang (6/9), Lindberg (2/7), Blomgren (6/7), Lundahl (1/4), Helander (3/5, dont 2/3 pen.), Sandberg (0/3), Andersson Moberg (1/4), Palsson (0/2), Josefsson Säll, Wedin (1/1), Lundh. Hagvall (10/30, dont 1/2 pen., 33%), Skagerling (5/18, dont 0/1 pen., 28%).

Montpellier : Villeminot (6/9), Richardson (6/8), Lenne (3/4), Bos (4/5), Bataille (2/5), Pellas (2/4, dont 0/1 pen.), Simonet (1/5), Porte (1/2), Pettersson (1/1), Truchanovicius (0/2), Borges (4/5), Guiraudou, Tskhovrebadze, Descat (3/4, dont 2/3 pen.). Sego (11/31, dont 1/3, 35%), Bonnefoi (2/7, 29%).

Maxime Gilbert (Toulouse).

Toulouse n’a pas froid aux yeux

En Pologne, Plock a retrouvé ses absents : Mindegia, Szita, Daszek ou Abel Serdio sont sur la feuille de match. Pour débuter le match, Xavi Sabaté fait confiance à sa base arrière victorieuse la semaine passée : Ferreira, Ruiz et Fernandez. Côté Toulousain, du classique avec Gilbert, Ntanzi et Abdi, mais on remarque les tutilarisations de Almeida, Tribillion, et Giraudeau, seul sur le poste ce soir. L’attaque met du temps à se mettre en route, face à deux défenses avancées, avec les intraitables Mihic et Ntanzi à leurs pointes. Côte à côte pendant les premières minutes, les Polonais vont asséner un 3-0 en deux minutes pour prendre un premier écart, provoquant le temps mort de Phillipe Gardent (5-2, 11′). Ses joueurs vont plus que parfaitement revenir dans le match, avec des solutions trouvés en attaque, une défense qui perturbe beaucoup l’adversaire, et 4 buts marqués de suite (5-6, 14′).

Uros Borzas, Toulouse.

Pourtant, suite à l’entrée de Niko Mindegia, les locaux vont reprendre les rênes en supériorité numérique. En défense, la relation Mindegia-Toto fait beaucoup de mal au Fénix, qui encaisse les buts du pivot français, ou les pénaltys convertis par Daszek. Pour autant, les Français ne sont pas décrochés, tiennent bon grâce à des arrêts bien sentis d’Almeida et la technique de Jackobsen, qui fait un gros boulot à l’intérieur. Pourtant, ses partenaires ne convertissent pas les pénaltys qu’il obtient. Ilic d’abord puis, de manière bien plus frustrante, Borzas dans les dernières secondes. Alors que les Polonais, sous la menace du bras levé, manquent leurs shoots à quelques dizaines de secondes du terme (11-9, 29′), Vieira obtient le 7m et l’exclusion de Terzic sur la montée de balle. Uros Borzas a alors une superbe occasion de revenir à une longueur, mais manque son tir, et voit Mindegia scorer dans les 4 secondes qu’il lui restent… (MT : 12-9).

PIerre Soudry (Fenix Toulouse Handball)

Soudry et Giraudeau : les gauchers au charbon

Le retour des vestiaires est efficace, et le Fénix recolle à 1 but mais Mindegia score à 2 reprises pour reprendre le large. “On tente des trucs complètement indisciplinés, on a le temps, tonne Gardent sur son temps mort Restez dans le projet de jeu, à chaque fois qu’on a posé les choses ça a fonctionné. On se punit tous seuls !” (14-11, 34′). Et si la réaction du Fénix met du temps à venir, le déclencheur va paradoxalement être une double exclusion pour les visiteurs. Avec une superbe entrée de Pierre Soudry, auteurs de deux buts à l’aile puis en arrière, son équipe recolle (18-17, 41′).

Les Français resserrent les rangs en défense et montrent une énorme envie dans le dernier quart d’heure. Pourtant, à l’entrée du money time, Michal Daszek vient porter l’écart à 4 longueurs sur un temps fort de son équipe (24-20, 50′). Mais on sait les Toulousains capables de beaucoup de volonté dans les money time. Et ils n’ont pas déçu. Soudry marque et exclut Terzic, tandis qu’Almeida sort un arrêt sur Daszek. La dynamique est lancée, l’ex-dunkerquois y retourne, et les siens reprennent espoir (24-22, 53′). A 5 minutes du terme, Romain Giraudeau obtient l’exclusion de Mindegia, véritable poison en attaque, mais les siens n’en profitent que trop peu, et Lovro Mihic ramène le +4 (27-23, 56′).

De nouvelles opportunités manquées dans les derniers instants…

Cesar Almeida (Fenix Toulouse)

Mais là encore, la bataille n’était pas terminée. Vieira obtient un pénalty converti par Ilic, Abel Serdio est exclu pour deux minutes, puis c’est au tour de Giraudeau d’exclure Terzic pour la 3ème fois. Terzic est ainsi le deuxième polonais à quitter la salle après Stenmalm, sanctionné plus tôt d’un carton rouge direct. Avec plus que 2 longueurs de retard, les Français ont une occasion unique de réaliser le hold-up en double supériorité numérique sur la fin du match. La séquence commence bien, et les Français récupèrent le ballon. Mais cruellement, Sadou Ntanzi manque un deuxième shoot consécutif en montée de balle au lieu de servir ses deux gauchers. Sur l’action suivante, la défense toulousaine, bien qu’en double supériorié, est complètement chaotique et permet à Mindegia de provoquer un 7m. Almeida, portant les siens jusqu’au bout arrête Daszek mais le dernier ballon est encore gaspillé par les arrières de la ville rose… Mené au score toute la partie, les Toulousains s’inclinent logiquement, mais non sans déceptions (SF : 27-25).

Pour autant, cette déception nait de la très belle prestation des Français, qui étaient loin d’être garantis de rester dans le coup jusqu’au bout. On saluera enfin l’excellente performance de Romain Giraudeau, 20 ans qui a été impeccable en l’absence de Kempf. Meilleur buteur du match avec 6 buts en 7 tentatives, il a plusieurs exclusions cruciales obtenues et une belle implication défensive. Avec une victoire ce soir, on n’aurait pas été loins de comparer son match référence à celui qui avait révélé Edouard Kempf au grand public il y a 3 ans à Veszprem. Les hommes de Phillipe Gardent devront retenir les bons  éléments du soir pour recevoir la solide formation aixoise Vendredi.

Plock : Daszek (5/8, dont 2/3 pen.), Stenmalm, Ruiz (0/1), Fernandez (1/3), Serdio, Szita (1/5), Komarzewski (1/2), Krajewski (1/1), Terzic, Toto (5/5), Dutra Ferreira (2/4), Mihic (5/5), Czaplinski, Mindegia (6/10). Morawski (1/5, 20%), Stevanovic (9/30, dont 2/3 pen., 30%).

Toulouse : Leventoux (0/1), Marmier (0/1), Jackobsen (2/3), Gilbert (2/3), Borzas (1/3, dont 0/1 pen.), Soudry (3/4), Ilic (3/5, dont 1/3 pen.), Martins Vieira, Giraudeau (6/7), Tribillion (2/2), Abdi (2/5), Ntanzi (4/6). Lettens, Almeida (10/31, dont 0/1 pen., 32%).

Michael Guigou (USAM Nimes Gard)

Nîmes en patron pour le retour de Nyateu

On prend les mêmes et on recommence ? Après un beau succès au Portugal, l’USAM recevait le Sporting, avec le retour de Desbonnet et surtout d’Obrian Nyateu ! Les Verts prennent la tête d’entrée avec des buts d’Hesham et de Minel, et vont progressivement se créer un écart (9-6, 15′). En face, le cubain Valdez et l’ailier droit Tavares sont bien plus efficaces que la semaine passée, et posent des difficultés aux hommes de Franck Maurice (11-10 21′). Pourtant, grâce à une belle défense et aux arrêts de Teodor Paul, la Green Team fait siennes les dernières minutes du match pour rentrer aux vestiaires avec 4 longueurs d’avance (MT : 16-12).

La seconde période sera bien gérée par les partenaires de Mickaël Guigou (5 buts). Bien revenus avec une avance vite portée à 5 unités (19-14, 36′), les usamistes gèrent, et Nyateu s’illustre même au scoring avec 2 buts coup sur coup avant le money time (23-18, 50′). La fin de match est assurée face à des adversaires qui ne se seront jamais rapprochés à moins de 3 longueurs (SF : 27-24). Ce soir, on aura apprécié le gros duel de gardiens entre Paul, encore monstrueux ce soir (37%) et du slovène Matevz Skok, précieux pour les Portugais et s’offrant même 4 pénaltys arrêtés ! On notera aussi que dans le champ, la menace Frankis Marzo a été bien mieux muselée que la semaine passée, avec 6 buts à son actif mais sur 14 tentatives. Nîmes refait donc le plein de confiance après son non-match face à Aix, et devra enchaîner à domicile samedi, face à St Raphaël.

Nîmes : Desribourg, Gallego (3/3), Rebichon (2/2), Nyateu (2/4), Gibernon, Dupuy, Tesio (3/5, dont 2/3 pen.), Guigou (5/9, dont 2/4 pen.), Tobie (0/3), Acquevillo (3/6), Nieto (1/2), Minel (3/5), Hesham (3/5), Sanad (2/4, dont 0/1 pen.). Paul (14/38, dont 0/1 pen., 37%), Desbonnet.

Sporting : Valdez (5/7), Clarac (1/2), Marzo (6/14), Doroshchuk, Rocha (1/2), Tavares (4/6, dont 1/2 pen.), Salvador (3/6), Bingo (1/3), N.Silva (1/3), Djukic (2/3), Ribeiro. Skok (14/41, dont 4/8 pen., 34%), Cudic, Gaspar.

Antoine Piollat

6 CommentairesPoster un commentaire

  1. ted - le 8 décembre 2020 à 23h33

    Dommage cette fin de match ratée de Toulouse, il y avait la place pour accrocher un nul face à une équipe de Plock qui avait retrouvé un Nikos Mindegia intenable comme à ses plus belles heures sous le maillot chambérien avec lequel il avait mené l’équipe jusqu’à la victoire finale en coupe de France et la 3e place en championnat il y a tout juste moins de 2 ans…

  2. leFnake - le 9 décembre 2020 à 09h56

    Frustrants ces résultats pour Toulouse entre les 2 matchs nuls face à Léon et les deux courtes défaites face à Plock.

    Je ne sais pas si c'est un manque d'expérience en coupe d'Europe, mais il ne manque pas grand chose pour que les choses basculent du bon côté. La qualif reste encore possible, mais ça ne va pas être simple (domicile face aux Fivers et Tchekhov, extérieur au Metalurg et Tchekhov)

  3. Philippemhb - le 9 décembre 2020 à 10h35

    J'espère que les six buts de Villeminot signifieront un retour au premier plan pour lui après cette longue absence et cette blessure qui l'a éloigné du terrain….
    En tout cas content que les bons résultats s'enchainent et que la cohésion de l'équipe semble se dessiner….
    Bien qu'éternel optimiste je pense que, sans l'appui du public, ce sera un peu juste pour inquiéter le PSG actuel le 16 décembre.
    Je rêve de me tromper mais, paradoxalement vis à vis de certains forumeurs, je redoute d'avantage ce PSG 2020/2021 que celui de l'année précédente, surtout avec Luc Steins à la mène….

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