LBE – J11

Nantes monte sur le podium, Paris encore stoppée

La 11è journée de LBE a vu les rencontres européennes intervenir dans la course au podium. Paris a encore été arrêté en championnat 28-25 à Besançon. Un nouveau faux-pas qui a profité aux Nantaises moins impacté dans le match contre le dernier participant à l’EHF EL : Fleury. Chambray remporte un match renversant quand Mérignac prend de l’air sur la zone rouge.

Les joutes internationales ont commencé à peser pour les clubs européens. Après une première journée pour cette année 2021, Metz, Brest, en Ligue des Champions et Paris, Nantes et Fleury en European League voient leur rythme de croisière s’intensifier avec un match tous les 3 jours. L’arrivée de cette 11è journée de Ligue Butagaz Energie n’arrange pas les choses. Les enjeux nationaux sont tout aussi important. Entre les Parisiennes, à Besançon, et Nantaises, justement dans le Loiret, pour la lutte au podium, chaque match compte. Les Lorraines face à Bourg-de-Péage et Bretonnes contre Dijon veulent maintenir le rythme en tête. Mais c’est tout aussi important derrière pour les autres clubs. Comme cette confrontation directe entre Mérignac et Plan de Cuques. Toulon et Nice veulent poursuivre 2021 sur la bonne voie, respectivement en déplacement à Chambray et à domicile contre St-Amand.

Paris n’avance plus

Si tout s’est bien passé en Hongrie, c’est plus compliqué en championnat. Après un nul arraché à Dijon, Paris 92 n’a pas réussi à se relancer dans le Doubs. Pourtant ça semblait bien parti. Les Parisiennes ont mis plus d’impact que Besançon. Derrière, Gabriel (10/32) était au même niveau pour arrêter les offensives, notamment avec un 3/3 à 7m. Les Bisontines malmenées se voyaient déjà derrière au tableau d’affichage quand Catherine Gabriel après les parades y allait de son but (3-7, 12′). Mais Lara Gonzalez (7/12) a mené la révolte. Sous l’impulsion de son Espagnole présente aux 4 coins du terrain, l’ESBF remonte la pente. Et après son homologue parisienne, c’est Roxanne Frank qui répond présent et Paris qui patine. Besançon revient au score à 10 minutes de la pause, par Lucie Granier (9-9, 20′). Sur une fin de période équilibrée, les deux équipes repartent dos à dos au vestiaire (13-13, MT).

Pour l’instant, on est bien, analysait Alice Mazens à la pause. Mais je vais parler que pour ces 30 premières minutes, on verra pour la suite.” Car la suite, c’est l’entrée en jeu d’Aissatou Kouyaté (5/9), précieusement conservée sur la banc par Raphaëlle Tervel. Et après Gonzalez, Kouyaté met à son tour le rythme pour les siennes. D’ailleurs grâce à un 7m provoqué par l’internationale française, Lara Gonzalez donne pour la première l’avantage au score (16-15, 32′). Mais Paris n’abdique pas et lâche ses dernières forces dans la bataille. Le duo Laura Flippes (6/7) – Nadia Offendal (8/12) tente de maintenir le club francilien à hauteur. A deux, elles remettent leur équipe devant (20,21, 47′). Malheureusement l’enchaînement des rencontres se fait ressentir. Besançon, avec plus d’impact et de fraîcheur, prend le dessus de manière définitive. “On est parti la chercher, c’était pas gagné face à l’une des meilleures défenses du championnat”, débriefait Kouyaté après avoir marqué le dernier 7m. Les Bisontines s’imposent 28-25. Une défaite “un peu difficile” pour Laura Flippes. “Mais on est cramé sur la fin, poursuit la n°20 parisienne. C’est comme ça, il faut faire avec ce qu’on a et se battre pour revenir.” Puisque le programme va s’enchaîner pour le club des Hauts-de-Seine qui recevra Herning ce week-end, mais perd sa 3è place au classement.

Le duel européen pour Nantes

Si Paris a du mal en championnat, mais réussit en Europe, Nantes fait l’inverse. Et les joueuses de Guillaume Saurina ne font pas dans la demi-mesure, Fleury peut en témoigner. Après seulement cinq minutes de jeu, c’est 6-0 que les Ligériennes ont infligé. Le match aurait pu tourner à sens unique. Mais les Fleuryssoises n’ont pas abdiqué. Après avoir laissé passer la tempête, Suzanne Wajoka (7/8) a ramené petit à petit son équipe dans la partie. Alors que Nantes pensait se rendre la tâche facile et économiser des forces, elle se voit rattrapée à la pause (13-16, MT). Mais grâce à un début de seconde période raté de son adversaire, les Nantaises ont repris leur avantage de 6 longueurs. Et cette fois, le mal était fait de manière définitive. Fleury, se battant avec ses armes, n’a rien pu faire. Après son large succès contre Besançon, Nantes réitère à Fleury et s’impose 24-36. Avec ce succès, c’est la 3è marche du podium qui vient récompenser le bon début d’année du NAHB.

Statut quo en tête

En revanche, rien ne change pour les deux premières places, toujours occupées par Metz et Brest. Et aucune des deux formations n’a eu trop de mal à se défaire de son adversaire du soir. En Moselle, le Metz Handball a directement pris les commandes du match jusqu’à 8 buts d’avance (10-2, 16′). Manu Mayonnade a donc pu profité de cette avance pour faire tourner son effectif et rentrer tranquillement devant à la pause (10-16, MT). Le match aurait pu être sans accroc si Metz n’était pas retombé dans son pêché mignon : les débuts de seconde période. Bourg-de-Péage, privée de nombreuses joueuses, a continué de dérouler son jeu à la reprise, et a pu revenir jusqu’à 3 longueurs (18-15, 38′). Mais la différence de niveau était trop importante. Les Messines ont repris leur marche en avant et se sont largement imposées à domicile 31-22. Seule vraie ombre au tableau pour les Péageoises, la sortie sur blessure de sa gardienne Kristy Zimmerman à la suite d’un choc avec Laura Kanor.

Ça a mis plus de temps dans le Finistère où le BBH a longtemps vu la JDA s’accrocher. Après son nul contre Paris, Dijon se confrontait au mastodonte breton. Et les filles de Christophe Mazel ont rendu la rencontre compliquée pour Brest. Longtemps au même niveau, les Dijonnaises n’ont pas craqué quand Ana Gros (6/10) et ses coéquipières ont fait le premier écart. A la pause, les Bourguignonnes sont toujours dans le match (16-13, MT). Mais c’était avant la deuxième période. Les Rebelles ont fait l’effort de suite et n’ont jamais été rattrapées. Dijon n’a rien pu faire. Brest a fait imploser la JDA sur les 30 dernières minutes et remporte la rencontre 35-21.

Chambray à l’arrachée

Toulon pourra nourrir des regrets. La victoire tendait les bras aux Varoises. Pourtant, Chambray à domicile, n’a rien lâché pour vivre une fin de rencontre irrespirable. Les Toulonnaises, invaincues depuis le début de l’année, avaient bien décidé de poursuivre sa série. Après un round d’observation, elles ont accéléré pour faire un premier break (4-8, 11′). Avec une Anna Berger-Wierzba (6/7) à la mène, Toulon rentre au vestiaire après une première période accomplie (13-17, MT). Les Chambraysiennes sont malmenées et les Toulonnaises gardent la tête (20-24, 42′). Mais elles peuvent compter sur leur gardienne. Son équipe revient à son rythme au score. Mieux, Linda Pradel (10/32) n’encaisse plus aucun but pendant 13 minutes ! Mais en face, Amandine Balzec (10/37) fait aussi son match. C’est pourquoi les joueuses de Touraine ne prennent pas le large (26-24, 55′). Arrive alors une minute où les deux équipes marquent, Toulon revient à une unité après que Memana a marqué le 27è but (27-26, 56′).

Il reste 3 minutes 15 à jouer. Le score n’évoluera plus. Chambray loupe par 3 fois l’occasion de respirer. Blonbou ne cadre pas, avant de forcer le passage. Stoiljkovic rate même son 7m. La pression est présente sur les épaules des deux équipes. En face, Abdourahim loupe aussi les buts, pendant que Chloé Bulleux bute une nouvelle fois sur Linda Pradel. Marie-Paule Gnabouyou a la balle de l’égalisation, mais son tir échoue sur le poteau. Chambray peut souffler et arrache une victoire importante pour l’accession aux play-offs (27-26, SF).

Mérignac prend de l’air

Dans le choc de mal classé, c’est Mérignac qui a pris le dessus de manière autoritaire. La seconde période n’a été qu’une démonstration face à des Plan de Cuquoise débordées. Stine Svangaard (8/9) a étouffé son adversaire avec ses 8 buts. Cependant, c’est bien les Buccorhodaniennes qui avaient mieux démarré le match. Après un 3-0, elles ont pris jusqu’à 5 buts d’avance (1-6, 9′). Mais alors qu’elles pensaient être bien parties, les Girondines sont revenues au fur et à mesure au score. Svangaard ramène les deux équipes à hauteur à 5 min de la pause (9-9, 25′). Au buzzer, Mérignac a continué sa marche en avant et est rentré en tête à la pause (13-11, MT). La réaction de Plan du Cuque n’a jamais eu lieu. Elles ont continué de se faire distancer minute après minute pour compter jusqu’à 11 buts de retard (27-16, 54′). Les Mérignacaises s’imposent dans un match important pour le maintien 29-19 et s’éloigne de la dernière place occupée par son adversaire du soir.

Enfin, de son côté, Nice poursuit son chemin dans le championnat. Avec la réception de St-Amand, les Azuréennes ont confirmé leur succès prometteur contre Fleury. Et la défaite en Coupe de France n’a pas coupé la dynamique. Au contraire, les Niçoises ont démarré tambour battant. Menées par une Ehsan Abdelmalek (9/11) en feu, elles ont distancé rapidement une équipe nordiste débordée. A la pause l’écart est déjà bien creusé (19-13, MT). Si le SAH a tenté de réagir, Manuella Dos Reis (3/35) n’a rien pu faire pour aider son équipe avec seulement 3 parades. En face, il n’y avait plus qu’à gérer pour les filles de Marjan Kolev qui enchainent un deuxième succès de rang (33-27, SF).

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2 CommentairesPoster un commentaire

  1. lamirabel29 - le 14 janvier 2021 à 09h34

    Cool, toutes les rencontres étaient en live
    et pour le BBH, une première mondiale, pour un sport co, avec une caméra robotisée avec IA…….
    http://www.handlfh.org/actu/news-une-camera-a-int

  2. Imladrik - le 14 janvier 2021 à 10h05

    Match solide de Metz, agréable à voir, et beau courage des Péageoises.

    Content de voir les jeunes pousses (Julie Le Blévec et Daphne Gautschi), en attendant Krim ce week-end.

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