LMS - J28
Paris insatiable, Nantes inconsolable : les réactions après la rencontre

Le PSG Handball a conservé son titre de champion de France en dominant le HBC Nantes 34-31 à Bercy, devant 11 000 spectateurs. Un 13e sacre dans l’histoire du club, le 12e consécutif, qui évite aux Parisiens une saison sans trophée
Quelques minutes, après la fin du match les larmes des Nantais contrastaient cruellement avec l’explosion de joie des Parisiens, qui célébraient dans les couloirs de l’Accor Arena. Tous les joueurs du PSG Handball avaient enfilé un t-shirt annonçant leur titre après avoir vaincu le HBC Nantes 34-31, devant 11 000 personnes. En face, pour la sixième fois de leur histoire, le "H" terminent dauphins, échouant encore dans leur quête du titre sacré. Aymeric Minne avait les larmes aux yeux en zone mixte, comme son coéquipier Thibaud Briet inconsolable,
Le match était intense, accroché. C’est dans le money-time que Paris a fait la différence, comme l’explique sobrement Stefan Madsen : "Ce ne sont pas les grandes actions qui ont décidé. Ce sont les petites choses les bons arrêts, les vraies décisions au bon moment."
Côté parisien, Elohim Prandi savour sans retenue : "Je le savoure, parce que j’avais la sensation que tous attendait qu’on cède ce trophée. On a été grands solides, soudés, mentalement forts. On a démarré en dedans, mais on a su redresser la barre en deuxième mi-temps et mettre l’intensité qu’il fallait."
En face, Grégory Cojean résume la défaite avec une image parlante : "Il nous a manqué de l’essence dans le moteur. Ivan a été excellent en première mi-temps, mais dans la durée, on n’était pas assez bien physiquement pour rivaliser. Ça se joue à quelques ballons, à cette capacité à maintenir l’intensité."
Aymeric Minne, qui quittera Nantes en fin de saison pour Flensburg en Bundesliga, avait du mal à cacher sa peine : "On travaille très dur depuis plusieurs années. On aurait mérité de prendre un titre. C’est une immense déception."
La régularité de Paris aura encore eu raison de tous, avec seulement un match nul à deux journées de la fin les Parisiens ont su assurer le nécessaire et continuer leur domination.