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Les joueuses qui pourraient illuminer le week-end européen à Dijon

, par Peter

Léa Farago -Ezstergom KC (Crédit : Lucile Antigny)

À quelques heures du Final 4 de l’European League féminine organisé à Dijon, les regards se tourneront naturellement vers les stars déjà bien identifiées de la compétition. Impossible, évidemment, de ne pas citer Johanna Reichert, immense leader offensive de Thüringer avec ses 98 buts inscrits cette saison en European League. Mais derrière elle, d’autres joueuses pourraient bien peser très lourd dans la quête du trophée. Focus sur quatre éléments à suivre de très près ce week-end.

Stine Lonborg, le leadership dijonnais

Après quatre saisons passées sous les couleurs de la JDA Dijon, Stine Lonborg dispute probablement le rendez-vous européen le plus important de son aventure bourguignonne, après une première participation l'année passée. L’arrière danoise réalise l’une des meilleures saisons de sa carrière et a pris une nouvelle dimension dans le leadership de son équipe. En l’absence de Sarah Valero pendant une partie de la saison européenne, la néo-internationale danoise a assumé davantage de responsabilités, autant offensivement que défensivement. Un registre plus complet, notamment dans l’impact défensif, où elle a considérablement élevé son niveau de jeu.

Mais pour ce Final 4, un nouveau défi l’attend avec l’absence de Nadia Mielke-Offendal, véritable maître à jouer dijonnaise. Stine Lonborg devra continuer d'endosser encore plus de création sur la base arrière, tout en conservant son efficacité au tir et sur penalty. Avec 62 buts inscrits cette saison en European League, elle est la meilleure marqueuse de la JDA et une des principales armes offensives de Dijon.

Léa Farago, le cerveau d’Esztergom

Du haut de ses 21 ans, Léa Farago est déjà l’un des visages du projet ambitieux de MOL Esztergom. L’arrière gauche hongroise ne se contente pas d’être la meilleure buteuse de son équipe avec 55 réalisations dans la compétition. Son influence dépasse largement les statistiques. Capable de tirer en puissance comme de jouer en finesse, Léa Farago excelle surtout dans sa lecture du jeu et sa capacité à mettre ses partenaires dans les meilleures conditions. Les relations avec Borbala Ballai, Fanni Horvath ou encore Emma Jacques structurent une grande partie du jeu offensif hongrois. Dans une équipe encore novice sur la scène européenne, Léa Farago symbolise parfaitement cette génération sans complexe a qui le costume d’outsider devient désué.

Jana Mittun, la pépite féroïenne

Impossible aujourd’hui de parler du handball féroïen sans évoquer la famille Mittun. Jana Mittun appartient à cette génération dorée des îles Féroé. Sœur de Oli Mittun et cousine de Elias Ellefsen á Skipagøtu, la demi-centre s’est déjà fait un nom sur la scène internationale. C’est notamment elle qui avait scellé l’exploit historique des Féroé face à l’Espagne lors du Mondial 2025. Internationale depuis l’âge de 17 ans, Jana Mittun a franchi un nouveau cap depuis son arrivée à Viborg HK à l’été 2023. À 22 ans, elle semble désormais totalement installée dans le collectif danois. Rapide, intelligente dans ses déplacements et capable d’accélérer le jeu à tout moment, elle incarne parfaitement cette nouvelle vague féroïenne qui bouscule progressivement la hiérarchie européenne.

Aizawa Natsuki, l’atout imprévisible de Thüringer

Dans l’ombre de Johanna Reichert, Aizawa Natsuki joue pourtant un rôle essentiel dans le système offensif de Thüringer. La demi-centre japonaise de 27 ans, haute d’1m60, apporte une dimension particulièrement difficile à défendre. Explosive sur ses appuis, capable d’attaquer les intervalles avec une vitesse impressionnante, elle possède également une qualité de tir en appui capable de surprendre de loin malgré son petit gabarit. Troisième meilleure buteuse de son équipe dans la compétition derrière Johanna Reichert et Jana Scheib, Aizawa Natsuki excelle surtout dans sa faculté à désorganiser les défenses. Une joueuse imprévisible, capable de faire basculer une rencontre en quelques minutes.

Entre leaders confirmées, jeunes talents émergents et profils plus discrets mais essentiels à l’équilibre collectif, ce Final 4 promet aussi une opposition de styles et de personnalités. Ces quatre joueuses pourraient bien être celles qui feront basculer  une demi-finale ou même un titre européen au cours d’un week-end qui s’annonce particulièrement ouvert à Dijon.

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