ALL

La Bundesliga reprend ses droits !

Landin Kiel

Le championnat allemand, autoproclamé « championnat le plus fort du monde », est de retour ce week-end avec notamment la revanche entre Rhein-Neckar Löwen et Magdebourg. Tour d’horizon des forces en présence pour cette saison.

Déjà sur le pont le week-end dernier pour le premier tour de la Coupe d’Allemagne, les clubs de Bundesliga effectuent leur rentrée en championnat ce week-end. Le championnat des médaillés de bronze aux derniers Jeux Olympiques s’annonce cette année très ouvert, et ce sur tous les tableaux. Mais on pourrait déjà considérer la saison comme bonne si elle s’évite un nouveau psychodrame comme elle l’a connue l’année dernière avec Hambourg. Criblé de dettes, le club s’était retiré à la mi-saison alors qu’il occupait la quatrième place. La direction de la Bundesliga a pris en compte cette disparition en ne reléguant que deux clubs en fin d’année, pour que l’on reste à dix-huit clubs cette saison.

Qui pour succéder à Rhein-Neckar Löwen ?

Crédit photo : Rhein-Neckar Löwen

Crédit photo : Rhein-Neckar Löwen

Pour le titre, comme depuis quatre ans, trois équipes sont ultra-favorites et devraient passer toute la saison à chercher à se départager. Rhein-Neckar Löwen, champion l’année dernière après un parcours exemplaire (28 victoires, 4 défaites), remet sa couronne en jeu et reste prétendant au titre. Le club a bien lancé sa saison en remportant la Supercoupe mercredi dernier. A voir comment les Lions vont digérer le départ d’Uwe Gensheimer, capitaine et âme du club depuis plusieurs années, parti renforcer Paris à l’intersaison. L’héritage de l’ancien n°3 de RNL est lourd, même pour un joueur aussi expérimenté que Gudjon Valur Sigurdsson (37 ans), qui revient à Rhein-Neckar après un passage à Barcelone et qui remplace Gensheimer sur l’aile gauche.

Nikolaj Jacobsen, le coach des Löwen, a d’ailleurs délégué la pression à ses concurrents : « Comme d’habitude, Kiel et Flensburg sont favoris », a-t-il déclaré au magazine allemand Handball Inside. On ne peut qu’aller dans son sens : Flensburg était davantage attendu que Rhein-Neckar déjà la saison dernière, Flensburg est à nouveau le favori cette saison. L’effectif de Ljubomir Vranjes est resté stable et aussi large que la saison dernière et semble taillé pour remporter le titre cette année. Avec un an de plus de vécu collectif et en attendant le retour de blessure de Rasmus Lauge, le club du Nord de l’Allemagne tentera de reconquérir un titre qui lui échappe depuis 2004. Son rival de toujours, Kiel, part un peu plus dans l’inconnu : avec l’arrivée d’Andreas Wolff dans les buts pour faire la paire avec Niklas Landin (photo de tête), le retour du vétéran Christian Zeitz et les renforts des jeunes Raul Santos, Nikola Bilyk et Lukas Nilsson dans un effectif sans départ majeur hormis ceux de Joan Cañellas de Dominik Klein, Alfred Gislasson a surtout tenté des paris pour redynamiser son équipe, qui n’a rien gagné la saison dernière (sauf la Supercoupe), ce qui n’était pas arrivé aux Zèbres depuis dix ans.

Berlin, Melsungen et Magdebourg en embuscade

DRUX Paul-Allemagne-240716-0315Si personne d’autre ne semble pouvoir véritablement se mêler à la course au titre, la quête de la quatrième place, européenne, a aussi de l’intérêt. Et justement, les équipes qualifiées cette année en Coupe EHF sont candidates à leur propre succession, si l’on peut dire. Melsungen, quatrième l’an passé en revenant même près de la troisième place en avril, a gardé un effectif stable (comme depuis quelques saisons) autour des frères Müller, et devrait continuer à jouer le haut de tableau, tout comme Berlin, cinquième l’année dernière. Les Renards gardent eux aussi un effectif stable, simplement renforcé par Steffen Fäth et Krezimir Kozina, qui remplace Jesper Nielsen, parti à Paris, au poste de pivot. La véritable recrue berlinoise pourrait cependant être Paul Drux (photo), blessé une grande partie de la saison dernière et qui est monté doucement en puissance tout au long de la deuxième partie de saison. Après une bonne campagne olympique, l’arrière de 21 ans semble être de nouveau à son meilleur niveau.

Magdebourg devrait aussi se mêler à la lutte. Après une saison 2015-2016 décevante (huitième) sauvée par la victoire en Coupe d’Allemagne, le SCM devra gagner en régularité cette saison. S’il y arrive, il pourrait bien aller très haut, parce que son effectif est plutôt séduisant, surtout depuis les arrivées du champion olympique Mads Christiansen et de la pépite norvégienne Christian O’Sullivan. Le mieux aperçu en fin de saison avec Bennet Wiegert aux manettes peut laisser présager le meilleur, mais la prudence s’impose après la déception de la saison dernière. Pourraient aussi se mêler à la lutte Göppingen, autre qualifié européen et vainqueur de la Coupe EHF, et pourquoi pas le VfL Gummersbach dont on suivra la saison avec intérêt. L’équipe progresse d’année en année, avec comme figure de proue le jeune Julius Kühn, champion d’Europe et médaillé olympique avec la Mannschaft à 23 ans.

Les incertitudes du milieu de tableau

Ces équipes peuvent aussi aller se mêler à la course à l’Europe, mais le doute plane davantage sur leur capacité à y parvenir. Parmi eux, il y a Hanovre. Souvent inconstant la saison dernière, le TSV a pourtant des arguments à faire valoir (comme un jeu agréable à voir, porté par Maït Patrail et Morten Olsen et dynamité par Kaï Häfner) et tentera de ne pas être qu’un simple poil à gratter de milieu de tableau cette saison.

Christian Prokop SC DHfK Leipzig vs TVB Stuttgart 5.3.16On ne sait trop quoi dire pour Wetzlar. Bien placé la saison passée et même un temps à la lutte pour l’Europe, le HSG a connu un profond renouvellement de son effectif cet été avec pas moins de sept nouveaux joueurs. Benjamin Buric aura la lourde tâche de faire oublier Andreas Wolff, tandis que la base arrière est renforcée par Stefan Kneer et par deux Philipp transfuges de Leipzig, les demi-centres Pöter et Weber. On attend de voir comment l’alchimie prendra pour le club de la Hesse. Quant à Leipzig justement, l’étonnant promu de la saison dernière, cette année sera l’occasion de confirmer les bonnes choses vues la saison dernière. Le recrutement de qualité (Niclas Pieczkowski, Andreas Rojewski) devrait permettre à Christian Prokop (photo), sacré entraîneur de la saison l’année dernière, de stabiliser l’équipe en milieu de tableau de Bundesliga. On peut aussi citer Lemgo dans cette catégorie, qui n’a jamais vraiment tremblé pour se maintenir l’année dernière et qui s’est plutôt bien renforcé.

Ils aspirent à se maintenir

La course au maintien s’est réglée à deux journées du terme la saison dernière. Les équipes de Balingen, Bergischer et Stuttgart ont décroché leur maintien au détriment de Lübbecke et d’Eisenach. Avec le retour à trois descentes cette saison (avant la mise en place d’un tour de barrage pour le premier relégable contre le troisième de 2. Bundesliga à partir de la saison 2017-2018), on pourrait retrouver à nouveau ces clubs en danger cette année. Balingen a par exemple perdu Olivier Nyokas, Fabian Böhm et son vétéran Alexandros Vasilakis, mais semble s’être bien renforcé, avec notamment l’expérimenté Matthias Flohr, et peut peut-être aspirer à mieux qu’une nouvelle course pour ne pas descendre. Bergischer, invité surprise du Final4 de la Coupe d’Allemagne l’année dernière, garde un effectif stable et peut aussi espérer une année plus apaisée. Bittenfeld-Stuttgart s’est aussi renforcé avec notamment l’ex-Göppinger Felix Lobedank, mais devra proposer autre chose que la saison passée pour se maintenir dans l’élite. A voir donc ce que propose son nouvel entraîneur, Markus Baur.

Parmi les promus, seul Erlangen peut rêver à un destin à la Leipzig, c’est-à-dire jouer les trouble-fêtes et s’immiscer dans le milieu de tableau. Le recrutement de joueurs d’expérience (Nikolas Katsigiannis, Michael Haaß) et d’anciennes connaissances de LNH (Uros Bundalo, Isaias Guardiola), combiné au talent des jeunes Ole Rahmel et Nikolai Link pourrait donner un cocktail plutôt attirant. Le HSC Coburg, monté en Bundesliga en deux ans avec un entraîneur peu connu (Jan Gorr, 38 ans), a peu de joueurs d’expérience et sera la curiosité de cette année. Enfin, doté d’un effectif plus expérimenté, l’historique club de Minden retrouve ses anciennes amours de la Bundesliga et fera tout pour ne pas redescendre. Une véritable mission commando pour les coéquipiers de l’ancien dunkerquois Christopher Rambo.

Et les Français ?

MAHE Kentin-Flensburg-060316-3360Le contingent hexagonal a bien diminué cet été outre-Rhin : Olivier Nyokas (Balingen) est parti à Nantes, Igor Anic (Kiel) à Saran, Guillaume Joli (Wetzlar) à Dunkerque et Micke Brasseleur, très peu utilisé l’année passée à Coburg, a rejoint Ivry. Seulement deux Français évolueront donc en Bundesliga la saison prochaine. Kevynn Nyokas a quitté Göppingen cet été pour Gummersbach, où il espère mettre derrière lui ses problèmes physiques, alors qu’il n’a retrouvé les parquets qu’en mai de la saison dernière après une année blanche. Quant à Kentin Mahé (photo), il a plutôt convaincu pour sa première année à Flensburg. Ljubomir Vranjes l’utilise en doublure de Rasmus Lauge, et semble apprécier son engagement pour l’aligner en tête de sa défense 1-5. Lauge absent encore un mois, le vice-champion olympique aura un rôle prépondérant dans le sept du favori pour le titre en début de saison.

La première journée de championnat, week-end du 2 au 4 septembre :

Vendredi, 19h45 : HSG Wetzlar – Füchse Berlin

Samedi, 15h : SG Flensburg-Handewitt – HC Erlangen

Samedi, 15h : Rhein-Neckar Löwen – SC Magdebourg (diffusé sur beIN Sports 3)

Samedi, 19h : TBV Lemgo – TSV GWD Minden

Samedi, 19h : VfL Gummersbach – HBW Balingen-Weilstetten

Samedi, 20h15 : Frisch Auf! Göppingen – TSV Hanovre-Burgdorf

Dimanche, 15h : SC DHfK Leipzig – Bergischer HC

Dimanche, 17h15 : MT Melsungen – HSC 2000 Coburg

Dimanche, 19h15 : TVB 1898 Stuttgart – THW Kiel (diffusé sur beIN Sports 3)

Mickaël Georgeault

Pub Espace Pronos Allemagne

Laisser un commentaire

Champs requis *

En direct Voir toutes les brèves
HandNews utilise des cookies sur ce site. Avec votre consentement, nous les exploitons pour mesurer et analyser l'utilisation du site (cookies analytiques) et pour l'adapter à vos intérêts et usages (cookies de personnalisation en fonction de votre navigation et de votre navigateur).