EL (M) – J8

Elisson empêche la victoire de Nantes !

À deux journées du terme, le HBC Nantes a du lâcher un point suite au comeback incroyable de Lemgo (37-37).

Cette semaine, Nantes et Nîmes affrontaient à nouveau la seule équipe face à laquelle ils avaient perdu. Et pour l’un comme pour l’autre, l’exercice du match retour s’est fait dans la douleur. Si Nîmes peut être déçu d’avoir été dépassé en Grèce (34-30), on imagine une frustration au moins aussi importante du côté de Nantes qui, après avoir mené de 4 buts à 8 minutes du terme, a été contraint de partager les points. Dans les autres matchs, Toulouse s’est assuré de sa 3ème place en gagnant à Winterthur (27-30) tandis que la lourde défaite d’Aix (28-39) n’efface toujours pas les maigres espoirs de qualification.

Groupe A : Toulouse valide sa 3ème place

Danijel Andjelkovic le savait. Le succès tonitruant de Toulouse face à Berlin la semaine passée ne lui garantissait en rien une balade de santé en Suisse, face au Pfadi Winterthur. Dès le premier acte, les Hélvètes s’appuient sur leur homme fort du moment, l’arrière gauche algérien de 24 ans : Moustafa Hadj Sadok. Après 5 buts face à Berlin puis autant face à Plock la semaine suivante, l’arrière en plante déjà 7 sur le seul premier acte face au Fénix. Il se trouve ainsi être le grand artisan du renversement du premier acte, et remet les siens devant à alors que les Occitans menaient (8-10, 16′ ; 16-14, 28′).

Nemanja Ilic (FENIX Toulouse HB)

Heureusment, le second acte va permettre aux hommes de Danijel Andjelkovic de revenir dans le match. Avec un Erwin Feutchmann efficace et un Nemanja Ilic qui fait feu de tout bois (8 buts), le Fénix repasse devant dans le dernier quart d’heure et ne relâchera pas son avance. Le money time est maîtrisé, et les Français s’emparent d’une victoire déjà synonyme de 3ème place de ce groupe A (27-30).

Dans les deux autres rencontres, Plock et Berlin n’ont pas fait dans la demi-mesure face à leurs adversaires. En Slovaquie, le Wisla Plock a totalement étouffé le Tatran Presov. Un écart de 5 buts est posé à la pause, mais le second acte sera totalement à sens unique, et les partenaires d’un Olivier Rabek impuissant (3/12) observent leur défaite (15-29). À Berlin, même constat et Irun rentre en Espagne les valises pleines. Dejan Milosavljev aura été infranchissable (16/33, 48%) et, comme les Polonais, les Allemands ont largement plié le match dans le second acte. Dans la foulée d’un Milos Vujovic chirurgical (10/12), les Renards frappent un grand coup pour leur retour aux affaires (35-23).

Groupe B : Nantes ne rentre qu’avec le nul

En Allemagne, le HBC Nantes s’en va affronter la seule équipe qui l’a battu en Ligue Européenne cette saison : le TBV Lemgo. Contrairement au match aller, la soirée s’offre aux attaques. D’entrée de jeu, Rok Ovnicek, Thibault Briet et Linus Persson ne cachent pas leur envie d’en découdre et il en est de même pour leurs adversaires (7-8, 11′). Les partenaires de Jonathan Carlsbogard éprouvent tout de même plus de difficultés à trouver des solutions, et passent par des pénaltys ou leur base avant, avec un Simak efficace à l’intérieur et un Bjarki Mar Elisson parfait (6/6 en première période). Malgré un Emil Nielsen en difficulté, ce sont les Français qui créent le premier écart (8-10, 15′), et parviennent à l’agrandir suite au temps mort d’Alberto Entrerrios (16-19, 26′). L’entrée de Mickaël Robin fait du bien, et si Théo Monar manque le +4 en contre-attaque, Nantes rentre malgré tout aux vestiaires avec son plus gros écart du match (17-20, 30′).

Valero RIVERA (HBC Nantes)

Bjarki Mar Elisson n’est pas humain

Mais le retour aux terrains est pour les locaux. Un 3-0 en 3 minutes, avec des pralines de Jonathan Carlsbogard, et tout est à refaire. Pire, Lukas Zerbe met les siens devant, provoquant le temps mort du H (24-23, 38′). Mais au sortir du temps mort Nantais, les visiteurs retrouvent leur avance de 2 buts en quelques secondes par des contre-attaques propres. Comme en première période, c’est le capitaine Valero Rivera (11/12) qui va ramener les siens à +3 sur pénalty (29-32, 49′), et Minne enfonce le clou au début du money time (30-34, 52′).

Un match plié donc ? Bjarki Mar Elisson en a décidé autrement. Manifestement, les 7 buts qu’il avait marqué sans aucun échec durant les 50 premières minutes ne lui avaient pas suffi, et l’Islandais va décider de porter son équipe à lui seul dans la fin de match. Sur les 8 dernières minutes, l’ailier gauche va planter 8 buts pour recoller, et ramener les siens à hauteur jusqu’au bout (35-35, 56′ ; 37-37, 60′). Alors que le chateau de cartes nantais semble s’effondrer, on salue le répondant d’Aymeric Minne dans les dernières secondes qui permet aux siens de rester devant, avant que Lazarov n’échoue sur son dernier tir (37-37). Le H peut légitimement sortir frustré de ce match nul après avoir mené pendant la quasi totalité de la rencontre, mais le facteur Elisson (15/15) s’est avéré être un problème insoluble. Les Nantais pointent donc 2 points derrière les co-leaders : le Benfica et GOG.

Bjarki Mar Elisson (Islande / Iceland)

En Finlande, les Danois de GOG ont été intraitables et n’ont pas attendu le second acte pour plier la rencontre. Satisfaction toutefois pour les locaux : la partition impeccable du jeune demi-centre Piotr Rybski (9/12), qui confirme tous les espoirs placés en lui. Mais cela ne suffit pas aux Riihimäen Cocks pour rester dans le match à la pause, où Jerry Tollbring a déjà inscrit 7 buts en autant de tentatives (13-22, 30′). Le second acte n’arrangera rien, même si on note la très belle entrée du gardien roumain Adrian Tenghea, auteur de 12 arrêts à 50% (23-34). Côté danois, les pépites en lumière cette semaines sont Emil Laerke (7/9) et le pivot Lukas Jørgensen, 22 ans (9/9). Une semaine après avoir fait peur à ces mêmes danois, les Russes de Medvedi Chekhov ne sont pas parvenus à confirmer face au Benfica Lisbonne. Les partenaires d’un excellent Kiril Kotov (9/10) vont se faire dépasser dans le second acte, avec un retard qui se maintient autour des  5 longueurs, qui reste d’ailleurs dans le marbre après 60 minutes (27-32). Côté portugais, 4 joueurs auront tenu la marque avec 5 buts chacun : Lazar Kukic, Demis Grigoras, Rogerio Moraes et le jeune arrière gauche brésilien de 20 ans Jose Costa.

Groupe C : Pas l’ombre d’un miracle pour le PAUC

Dans un match déplacé à St Raphaël, Aix-en-Provence est passé totalement à côté de la réception de Magdeburg. Il n’y a tout bonnement pas eu match, et les spectateurs de la halle Jean-François Krakowski s’en sont très vite aperçu (2-9, 9′). Les Provençaux ne reviendront malheureusement jamais à moins de 6 longueurs, et s’inclinent lourdement (28-39).

Green Jannick (SC MAGDEBOURG)

Dans la course à la seconde place derrière les Allemands, les Suédois de Savehöf ont fait un grand pas en surclassant les Croates de Nexe. Le futur portier d’Erlangen, Bertram Obling, aura été infranchissable (16/39, 41%) tandis que l’éternel Elias Ellefsen a Skipagotu mitraillait toujours en attaque du haut de ses 19 ans (7 buts). Et si à cela on ajoute la nouvelle belle performance des ailiers Sebastian Karlsson (7/12) et Sebastian Spante (5/8), l’addition s’allourdit largement sur les 30 dernières minutes (33-23). Dans le dernier match de la soirée, Gorenje Velenje a rendu un fier service aux Aixois en venant à bout de Logrono. Pendant 60 minutes, aucune équipe ne s’échappe et l’écart dépasse rarement l’unité. Finalement, et malgré un carton rouge dans le money time, ce sont les Slovènes qui l’emportent par le 8ème but de Tilen Sokolic dans la dernière minute (32-31). À noter aussi les 7 buts de l’international jeune Domen Tajnik au poste de demi-centre. Ces pépites slovènes seront les prochains adversaires du PAUC. Velenje est la seule équipe que les Français sont parvenus à accrocher jusqu’ici et, en cas de succès et de défaite espagnole face à Nexe, les hommes de Thierry Anti pourraient rêver d’un 16ème de finale à l’Arena lors de la dernière journée.

Groupe D : Nîmes connaît sa bête noire

Sans Luc Tobie, O’Brian Nyateu, Jean-Jacques Acquevillo sur la base arrière ni ses pivots Jakobsen, Gallego et Rémi Salou, l’USAM se déplace vers le piège grec d’Athènes, seule équipe à les avoir vaincus sur la scène européenne cette saison. Et le début de match n’est en effet pas lumineux pour la Green Team. Le pivot Ignacio Plaza Jimenez (6/6) est une nouvelle fois impeccable, de même que le surprenant arrière droit brésilien Patrick Toniazzo (8/12), sorti du chapeau alors qu’il avait été très discret le reste de la saison (8-3, 12′ ; 14-8, 20′). Heureusement, la défense française va se resserrer, et les dernières minutes seront vertes. Damien Gibernon enchaîne 3 buts en autant de minutes, Rémi Desbonnet fait le taff dans sa cage, et Nîmes assène un 7-0 à son adversaire pour repasser devant, et se rassurer à la pause (15-16, 30′).

Damien Gibernon, Nîmes (crédits : @fspezialephotographie)

Mais au retour des vestiaires, la défense 3-3 de l’AEK va beaucoup troubler les visiteurs et permet de gratter de nombreux ballons. La conséquence est directe : 5 buts subis en 3 minutes, et le temps mort de Franck Maurice (20-17, 33′). Ce retard, les Verts se le traîneront comme un boulet durant tout le second acte. Privés de Mathieu Salou après un quart d’heure de jeu, il ne reste guère que Quentin Minel (5/9) pour apporter du bras sur la base arrière. La vista de Kosuke et l’envie du capitaine Julien Rebichon, replacé arrière droit, ne conduisent malheureusement pas toujours au fond du but, et l’approche du money time n’arrangera rien. Usés par des décisions arbitrales discutables, on sent les Gardois subir un gros coup sur la tête alors que, en double infériorité numérique, le but de Rebichon est refusé et que Cristian Ugalde atteint le +5 (32-27, 53′). La Green Team s’incline amèrement mais logiquement et, si elle conserve sa première place, la voit fragilisée avant les deux derniers matchs (34-30). On retiendra toutefois la belle prestation des jeunes Gardois : avec un Damien Gibernon à 4/4 et Guéric Vincent à 5/5 sur le seul second acte.

Derrière, ce sont les Macédoniens d’Eurofarm Pelister qui se placent dans la course à la première place, en l’emportant face aux Kadetten Schaffhausen. En tête durant toute la rencontre, mais de peu, il a fallu attendre des derniers buts de Stipe Mandalinic (5/7) et Josip Peric (7/11) pour valider le succès dans les derniers instants, et le dernier but de Samuel Zehdner (6/7) ne sauvera pas les Suisses (27-26). Enfin, Tatabanya a quasi définitivement quitté la course en s’inclinant à Lisbonne face au Sporting. Les locaux ont accéléré au retour des vestiaires faisant respecter leur statut de favori, l’arrière droit de 17 ans Francisco Mota (6/7) assurant une nouvelle fois le rôle d’artilleur en chef pour mener les siens à la victoire (34-26).

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Antoine Piollat

17 CommentairesPoster un commentaire

  1. Jack3544 - le 22 février 2022 à 23h05

    Aix, ils font exprès ? Les 3 autres se depouillent, eux enchaînent. Une défaite soit, une raclée….

    • Joke - le 22 février 2022 à 23h58

      Aix n’a plus rien à jouer depuis belle lurette, pourquoi se fatiguer pour rien ?

      • Jack3544 - le 23 février 2022 à 08h52

        on verra si il finisse 2nd, si l'EHF verra cela comme cela…

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