Recherche

Pas de résultat

Veuillez taper au moins 3 caractères...

EL (F)

Sébastien Gardillou : "Dijon a tous les ingrédients pour réaliser un exploit"

, par Peter

Sébastien Gardillou - France (Crédit : FFHB)

Présent dans les travées du Palais des Sports de Dijon avant la finale de l’European League entre la JDA Dijon et Thüringer, Sébastien Gardillou a livré son regard sur l’affiche du soir. Entre l’expérience allemande, l’énergie dijonnaise et la montée en puissance du handball féminin français, le sélectionneur des Bleues voit dans ce Final Four un symbole fort pour tout un écosystème.

Dans une salle annoncée « en fusion », le technicien français s’attend d’abord à un combat intense face au tenant du titre allemand. Pour lui, Thüringer reste une équipe redoutable malgré une saison perturbée par les blessures. « Ils viennent de réintégrer quelques joueuses cadres », souligne-t-il, persuadé que la capacité à répéter les efforts après la demi-finale très énergivore disputée la veille pourrait peser lourd dans cette finale.

Sébastien Gardillou identifie rapidement les principaux dangers allemands : Johanna Reichert, Natsuki Aizawa et Nathalie Hendrikse, « trois joueuses à museler pour pouvoir véritablement mettre la main sur la rencontre ». Sans oublier la jeune gardienne allemande Laura Kuske, auteure d’une prestation remarquée en demi-finale.

L’enthousiasme dijonnais comme arme principale

Mais face à l’expérience de Thüringer, le sélectionneur voit aussi de nombreux arguments du côté bourguignon. Portée par un Palais des Sports incandescent et par l’euphorie d’une première finale européenne à domicile, la JDA possède selon lui « tous les ingrédients aujourd’hui pour pouvoir réaliser un exploit ».

Sébastien Gardillou insiste notamment sur l’impact du public dijonnais, déjà décisif la veille : « Le public a été excellent hier et porte un véritable plus à son équipe ». Il attend également beaucoup du secteur défensif de Dijon, de la capacité de Manuella Dos Reis à répondre présente dans les cages, mais aussi de l’activité de joueuses comme Nina Dury ou Maureen Gayet pour créer des récupérations de balle et alimenter le jeu rapide.

« Cette organisation crédibilise leur projet »

Au-delà du terrain, Sébastien Gardillou voit dans ce Final Four une étape importante dans la structuration de la JDA Dijon. Il salue la prise de risque des dirigeants bourguignons, qui ont choisi d’organiser l’événement en France après l’expérience acquise la saison passée à Graz. « Ça concrétise aussi et ça crédibilise leur projet », estime-t-il, impressionné par une salle comble et l’engouement populaire autour du club. Pour le sélectionneur, Dijon s’installe progressivement dans le paysage du handball français féminin aux côtés des locomotives que sont Brest et Metz, toutes deux qualifiées pour le Final Four de Ligue des Champions.

« Peut-être que l’année 2026 marquera un tournant dans le handball français féminin », avance-t-il même, convaincu que les clubs français « mobilisent énormément de force et d’énergie pour progresser ».

« Soit vous êtes champion d’Europe, soit vous ne l’êtes pas »

Avant de rejoindre les tribunes du Palais des Sports, Sébastien Gardillou adresse enfin un dernier message aux Dijonnaises : jouer cette finale avec audace et enthousiasme. « On ne retiendra pas une médaille d’argent sur un Final Four. Soit vous êtes champion d’Europe, soit vous ne l’êtes pas », lance-t-il avec franchise.

Un discours à l’image de l’événement qui attend la JDA : une opportunité historique, dans une salle pleine, pour tenter d’aller chercher le premier titre européen de son histoire.

Nos derniers articles

0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x