Recherche

Pas de résultat

Veuillez taper au moins 3 caractères...

STL

Montpellier, entre continuité et ambitions (14/16)

, par Flof

Erick MATHE (Montpellier HB)

Comme chaque été, HandNews fait le tour des 16 équipes de Starligue avant le début de la saison. Viser le titre, l’Europe ou chercher à tout prix le maintien : les ambitions divergent. Quatorzième arrêt dans l’Hérault, où Montpellier veut franchir un nouveau cap et retrouver la finale du championnat de France, avec l’ambition de détrôner le PSG.

Après deux saisons consécutives sur la troisième marche du podium, le Montpellier Handball aborde l’exercice 2026-2027 avec une ambition grandissante. Installé parmi les meilleures équipes de Starligue, le club héraultais a confirmé sa régularité lors des deux derniers exercices, avec deux troisièmes places et un bilan de 23 victoires, deux nuls et cinq défaites la saison dernière. Une régularité qui s’est également accompagnée de succès sur la scène nationale, avec deux Coupes de France remportées consécutivement. En Europe, le MHB a également continué à jouer les premiers rôles, atteignant la finale de l’European League en 2025 avant de retrouver le Final Four de la compétition la saison dernière.

Désormais, après deux saisons à la troisième place, Montpellier veut franchir un nouveau cap. Le nouveau format de la Starligue, avec des playoffs pour le titre, offre au club une nouvelle possibilité de jouer le championnat jusqu’au bout. Le MHB a d’ailleurs déjà disputé son premier rendez-vous officiel de la saison avec le Trophée des Champions, face au Paris Saint-Germain, avec une défaite à la clé pour les hommes d’Erick Mathé. Lors de la conférence de presse de rentrée organisée par le club, le président montpelliérain Julien Deljarry a d’ailleurs clairement fixé les objectifs : « Notre objectif est clair : d’abord faire partie de ces quatre premiers, ensuite gagner notre demi-finale pour accéder à la finale de la saison régulière. Ça, c’est l’objectif principal du club : être à la finale du championnat de France cette année. » Et l’ambition ne s’arrête pas là : « L’ambition du club, c’est d’arriver le plus armé possible, le plus frais possible à ce moment-là du championnat pour être le premier club à détrôner le Paris Saint-Germain depuis 14 ans à la tête du championnat. On a construit l’effectif en ce sens, on crée de la continuité en ce sens. » Le message est donc clair : après deux troisièmes places consécutives, Montpellier veut désormais jouer le titre jusqu’au bout.

Le mercato de Montpellier

Avec deux arrivées pour trois départs officiellement actés, Montpellier a connu un été relativement calme. Le club héraultais a choisi de miser sur la continuité, en conservant une grande partie de son ossature tout en ciblant quelques renforts pour compenser les départs. À commencer par celui de Diego Simonet, figure emblématique du club qui a décidé de mettre un terme à sa carrière, mais également celui de Lucas Pellas, qui quitte Montpellier après plusieurs saisons dans l’Hérault. Kylian Prat quitte lui aussi le MHB pour rejoindre Tremblay, où il retrouvera un club qu’il connaît bien après y avoir évolué dans les catégories jeunes. À l’inverse, le MHB accueille Drévy Paschal, arrivé de Saint-Raphaël, ainsi que Pol Valera, prêté par le FC Barcelone pour une saison.

Arrivées : Drévy Paschal (ALG, Saint-Raphaël) ; Pol Valera (DC, FC Barcelone).

Départs : Lucas Pellas (ALG, GOG Gudme) ; Diego Simonet (DC, retraite) ; Kylian Prat (ARG, Tremblay).

Pour remplacer Lucas Pellas sur l’aile gauche, le MHB a donc choisi de miser sur Drévy Paschal, qui arrive de Saint-Raphaël. Le jeune ailier français vient apporter un profil dynamique et s’inscrit dans la volonté du club de construire sur la durée. Sur la base arrière, Pol Valera vient renforcer le secteur des demi-centres. L’international espagnol arrive du FC Barcelone sous la forme d’un prêt d’une saison et apportera une solution supplémentaire derrière Kyllian Villeminot et Agustín Casado.

Le mercato montpelliérain reste toutefois marqué par une incertitude autour d’Hugo Pimenta. Recruté en mars pour quatre saisons en provenance de Chambéry, l’arrière droit s’est lourdement blessé au genou gauche au printemps, avec une rupture du ligament croisé antérieur et une fissure du ménisque. Alors que son arrivée avait été officiellement annoncée par le MHB, le club n’a à ce jour pas communiqué officiellement sur une éventuelle annulation de son contrat. La situation du joueur reste donc à suivre, alors que Montpellier avait initialement prévu de l’intégrer à son effectif pour la saison 2026-2027.

Du côté des départs, Kylian Prat rejoint donc Tremblay après une saison passée dans l’effectif professionnel montpelliérain. Formé à l’Académy de Montpellier, l’arrière gauche retrouvera ainsi le club francilien où il avait évolué dans les catégories jeunes. Un choix qui doit lui permettre de bénéficier de davantage de responsabilités et de poursuivre sa progression au plus haut niveau.

Enfin, le départ de Diego Simonet constitue évidemment la perte la plus symbolique de l’été. Figure majeure de l’histoire récente du MHB, l’Argentin a disputé sa dernière saison sous les couleurs montpelliéraines avant de raccrocher. Son départ laisse un vide important, aussi bien dans le vestiaire que sur le terrain, où son expérience et sa capacité à faire jouer ses partenaires auront longtemps été précieuses.

Avec une ossature largement conservée autour de Rémi Desbonnet, Valentin Porte, Kyllian Villeminot, Zvonimir Srna, Arthur Lenne, Rogerio Moraes ou encore David Balaguer, Montpellier conserve néanmoins de solides arguments. Dans un championnat où la concurrence sera une nouvelle fois importante, le MHB pourra compter sur la continuité de son groupe pour tenter de franchir ce fameux dernier cap et atteindre, comme l’a fixé Julien Deljarry, la finale du championnat de France.

Drevy PASCHAL [Saint-Raphaël Var Handball] - Crédit : Nicolas HERMITTE

Joueur à suivre : Drévy Paschal

Après huit saisons passées à Saint-Raphaël, son club formateur, Drévy Paschal a choisi cet été de franchir un nouveau cap en rejoignant le Montpellier Handball. Une décision forcément particulière pour l’ailier gauche de 24 ans, qui quitte pour la première fois le club varois depuis son arrivée dans les catégories jeunes. « C’était une décision difficile à prendre, mais en même temps assez simple. Difficile dans le sens où quitter son club formateur, ça fait huit ans que j’ai connu ce club. C’était un peu compliqué dans ce sens-là, mais dans un club comme Montpellier, ça devient plus facile. » Une page qui se tourne donc avec forcément un pincement au cœur, mais également avec l’excitation de découvrir un nouvel environnement. « C’était du 50-50, donc c’était un peu triste de partir, mais on est content de commencer une nouvelle aventure avec Montpellier. »

Et ses premières semaines dans l’Hérault semblent avoir rapidement confirmé son choix. Malgré le changement de club et de statut, Paschal assure avoir été très bien accueilli par ses nouveaux partenaires. « Franchement, l’adaptation est très simple, plus facile que je ne le pensais. Les mecs sont très accueillants, ils sont tous sympas, j’en connaissais déjà quelques-uns. » Une intégration facilitée également par son état d’esprit, lui qui ne souhaite pas changer sa manière d’être malgré le poids du maillot montpelliérain. « Je suis quelqu’un qui ne se prend pas la tête, donc je vais vivre comme j’ai l’habitude de le faire. C’est sûr que porter ce maillot, ça a un poids, mais je vais essayer de le faire comme je le faisais à Saint-Raphaël. » Avec Léo Plantin, qu’il connaissait déjà avant son arrivée, Paschal formera une doublette particulièrement jeune sur l’aile gauche. Une association qu’il juge complémentaire : « On a tous les deux nos qualités, qui sont différentes. On est utilisés de manière différente. Je pense qu’on est un duo assez complémentaire et on s’entend très bien. »

Mais au-delà du changement de club, cette arrivée à Montpellier doit surtout lui permettre de découvrir une nouvelle dimension. Pour la première fois de sa carrière, Paschal disputera notamment la Ligue des champions, avec l’occasion de se mesurer régulièrement à ce qui se fait de mieux en Europe. « Les objectifs personnels, déjà, ce serait une première pour moi : découvrir la Ligue des champions en essayant de faire de bonnes performances. C’est sûr que ce sera un autre niveau. » Une découverte qui faisait partie de ses motivations au moment de quitter Saint-Raphaël : « C’est pour ça aussi que je suis parti, pour découvrir cette ambiance-là. » Pour autant, l’ailier ne compte pas révolutionner son jeu et souhaite simplement poursuivre sur la dynamique des dernières saisons : « À titre personnel, ce serait de continuer sur ce que je fais depuis quelques saisons : jouer correctement et aider l’équipe. »

Collectivement, les ambitions sont évidemment encore plus élevées. Avec le nouveau format de la Starligue, qui verra les quatre premiers se disputer le titre lors des playoffs, Montpellier nourrit l’espoir de mettre fin à la domination du Paris Saint-Germain. Une perspective qui séduit particulièrement sa nouvelle recrue. « Collectivement, ce serait de remporter des titres. Je suis venu pour ça. » Et la nouvelle formule pourrait justement offrir une opportunité supplémentaire aux prétendants au titre : « Ça va redistribuer les cartes. C’est aussi une bonne adaptation. C’est quelque chose de nouveau. » Pour Paschal, l’objectif est donc simple : « Personnellement et collectivement, mon objectif, c’est de gagner le plus grand nombre de titres possible avec Montpellier. »

Son arrivée dans l’Hérault intervient également alors qu’il commence à s’installer dans le paysage de l’équipe de France. Appelé pour la première fois en novembre 2025, Paschal compte désormais franchir une nouvelle étape avec les Bleus sous les ordres de Talant Dujshebaev. Sans vouloir brûler les étapes, le Montpelliérain espère s’inscrire dans la durée et pourquoi pas découvrir prochainement une grande compétition internationale. « Quand on a la chance d’être appelé en équipe de France, je pense que l’objectif de tout le monde est de rester un maximum de temps. Mais je ne me prends pas la tête. J’essaie de faire ce que je sais faire de mieux. » Avec en ligne de mire le prochain championnat du monde : « J’espère être sélectionné pour le championnat du monde. Le championnat du monde, ce serait un grand honneur pour moi d’y participer. Mais en tout cas, je ferai tout pour y être. »

Pour celui qui décrit le maillot bleu comme « un rêve de gosse qui n’est pas encore réalisé, mais qui est en cours », cette saison pourrait donc constituer un tournant. Entre la découverte de la Ligue des champions, la quête de titres avec Montpellier et la volonté de s’installer durablement en équipe de France, Drévy Paschal s’apprête à vivre l’une des saisons les plus importantes de sa jeune carrière. Après huit années à Saint-Raphaël, l’ailier gauche dispose désormais d’un nouveau terrain de jeu pour franchir un nouveau cap.

Prochain match TV

Dinamo Bucuresti

18:45

Jeu. 10 Sep.

Montpellier HB

Voir le programme TV
0 0 votes
Évaluation de l'article
4 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
drauglin
drauglin
2 heures il y a

Le président de Montpellier a tout compris… être en forme en mai/juin et sur un match sec, ça peut le faire. Bref, on comprend pourquoi a été mis ces playoffs, ça récompense l’équipe en forme le jour J… Ce qui devrait être réservé à la coupe de France. Un championnat, c’est 30 matchs, où ils devraient être tous importants et le vainqueur final est le plus constant.

Montpellier avait la facheuse mauvaise habitude de perdre quelques plumes contre des « petits »… plus rien à foutre maintenant.

Mais bon, au rugby, ça marche comme ça, et j’avoue que je ne suis pas trop ce sport mais que je regarde la finale du rugby chaque année. Mais au rugby, il n’y a pas de coupe de France.

Jack44
Jack44
1 heure il y a
Répondre à  drauglin

Je suis anti-playoff et je serais mort de rire que Montpelier finisse 1er de la phase régulière et perde contre Limoges en 1/2 ! On verrait alors le discours e Deljary.
Entre parenthèse, c’est ce que je crains pour le H !

drauglin
drauglin
1 heure il y a
Répondre à  Jack44

On ne peut pas lutter contre le mercantilisme du sport, les joueurs veulent aussi de gros salaires donc ça passe par toujours plus de matchs, si possible à gros enjeux pour attirer les télés, vendre les places plus chères etc… J’imagine que PSG-Montpellier en demi finale de play off, ce n’est pas le même prix pour le spectateur lambda qu’un Montpellier-Dunkerque en 4eme journée de la phase de poule.

Bref, on ne peut pas lutter contre les enjeux économiques.

Jack44
Jack44
1 heure il y a
Répondre à  drauglin

Et les premiers « perdants » sont les abonnés fidèles depuis des années, qui devront payer la demie-finale (pas prévue dans l’abonnement) et se payer une finale plus une déplacement sur terrain neutre (Paris !!!) pour éventuellement ne même pas fêter un titre à la maison.

Nos derniers articles

4
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x