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Le PAUC a-t-il encore faim d’Europe ? (8/16)

Comme chaque été, HandNews fait le tour des 16 équipes de Starligue avant le début de la saison. Viser le titre, l’Europe ou chercher à tout prix le maintien : les ambitions divergent. À Aix, Eduard Fernandez veut profiter de son retour en Provence pour façonner une nouvelle identité.
Après une saison terminée à la neuvième place, loin des ambitions européennes affichées en début d’exercice 2025-2026, le PAUC ouvre un nouveau chapitre, avec des ambitions similaires aux saisons précédentes. Pour succéder à Éric Forêts, le club aixois a choisi un visage connu de la maison : Eduard Fernandez, passé par Aix comme entraîneur adjoint de Jérôme Fernandez lors de la saison 2019-2020. Le technicien espagnol sort de quatre saisons sur le banc de Cherbourg. Un retour qui facilite forcément les premiers pas. « Je connaissais déjà la maison, donc l’intégration a été plus simple. Tout de suite, je me suis senti comme chez moi », sourit-il. Mais s’il connaît les lieux, Fernandez ne compte pas simplement poursuivre le travail de son prédécesseur. « On essaie de créer une identité à nous, avec notre façon de voir le handball. On aura besoin d’un peu de temps, mais on est sur la bonne voie. » Une philosophie tournée vers un jeu offensif « très tactique, avec de nombreuses combinaisons et variantes », mais aussi vers « une défense capable de provoquer des pertes de balle pour se projeter rapidement vers l’avant ». Une vision qu’Eduard Fernandez résume simplement : « Marquer le plus de buts faciles possible. »
L’apparition des play-offs a ouvert l’appétit de nombreux clubs, de Cesson à Nîmes. À cette grande table des ambitieux, Aix compte bien avoir les crocs et s’imposer comme l’ogre capable de s’installer juste derrière les cadors du championnat. « On va essayer de rentrer dans le top 6. On sait que c’est très compliqué », reconnaît Fernandez, qui ne cache pas l’ambition de retrouver les places européennes, que les Provençaux n’ont plus atteintes depuis la saison 2022-2023. Pour y parvenir, le PAUC devra notamment gommer l’irrégularité qui lui a coûté cher la saison dernière. Eduard Fernandez met également un point d’honneur à faire de l’Arena du Pays d’Aix une forteresse. « C’est important que chez nous, ce soit un chaudron, un endroit où il est compliqué de venir nous battre. À nous aussi d’enflammer notre public et de créer quelque chose avec lui. » Un public parfois absent des grands rendez-vous, dans une salle qui affiche pourtant une affluence moyenne avoisinant les 3 000 spectateurs. Nul doute que, si l’appétit vient en mangeant, celui du public aixois pourrait bien revenir en gagnant.
